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Adam était à La Diagonale de l’Erosticratie

La Diagonale de L’Erosticratie … une soirée qui me faisait très envie depuis quelques semaines et à laquelle j’ai participé récemment. Une soirée totalement dingue, décalée et sexy, allez hop, suivez le guide, vous allez être surpris(es) ! 

Présentons l’Erosticratie et le concept de la Diagonale

Définir la richesse de l’Erosticratie est difficile, alors que je vais reprendre la manière dont ils se décrivent sur leur site, ce sera beaucoup plus fidèle à ce qu’ils veulent représenter:

L’Erosticratie est un projet artistique et politique qui interroge et reconstruit l’Eros dans la cité. Autour du noyau des Erosticrates, nous associons les talents au gré des projets développés […]Notre objectif est également de transcender les genres, de réunir les communautés sexuelles, de parler sexualité grâce au vecteur très puissant de l’Art sous toutes ses formes. Notre approche est viscéralement hédoniste et ludique. Nous ne cherchons pas à modéliser «la sexualité», mais à travailler sur «les sexualités» et «les genres». L’Erosticratie aborde ainsi ouvertement et de façon positive les pratiques érotiques.

De même, le concept de soirée diagonale est connu, c’est à mi-chemin entre la soirée verticale (où tout le monde reste sage et debout) et la soirée horizontale (où la position horizontale est largement répandue, devinez pour quoi faire;-) ). Une soirée diagonale est une soirée où tout peut se passer et qui oscille entre le vertical et l’horizontal suivant les envies et les heures. Allez, là aussi laissons la définition de la soirée La Diagonale à L’Erosticratie :

L’Erosticratie présente sa nouvelle invention festive, coquine et artistique, la Diagonale, une soirée qui n’est, ni orgiaque ni sage, ni horizontale ni verticale, mais diagonale ! Une soirée oblique donc, ouverte aux vanilles et aux chocolats, entre art et pratiques érotiques ! “La Diagonale”, c’est une soirée créative et déviante, kinky et inspirante, entre le fou, la tour et le cavalier, sans échec possible. Avec vos fantaisies, envies, délires, et accessoires, réinventons nos pratiques et notre art du jeu érotique dans un cadre chargé d’histoire, berceau des amours de Jean Cocteau et Jean Marais. Venez partager une première partie de soirée CULture pour stimuler votre imaginaire puis, en deuxième partie de soirée, faites vos jeux, rien ne va plus, donc tout va bien ! Sur fond musical et en bonne compagnie, exprimez-vous et créez vos diagonales uniques… Tous les Erosticrates se parent de leurs plus beaux atours et vous entraînent dans leurs jeux !

Et croyez-moi, la définition est juste parfaite.

Et cela se passait où ?

La Diagonale de l’Erosticratie se passait à Cris et Chuchotement, LE donjon BDSM de Paris, situé vers le quartier de Pigalle. Première expérience pour moi dans cet endroit que l’on m’avait déjà largement commenté dans mon réseau.

Entrée très discrète, accueilli par le patron, on passe par un petit accueil/vestiaire où tout le monde se change. On nous donne une fiche de consommation (ce qui permet de ne pas avoir besoin de payer pendant la soirée, il faut tout régler à la sortie) et on est invité à descendre l’escalier.

Une salle principale voutée très chouette, doté d’un bar. Sur le coté un petit couloir part vers un espace contenant des pièces très BDSM, chevalet, colt, … De quoi s’occuper d’un(e) soumis(e) de la plus belle des manières. Dans le passage, sur le côté, un petit renfoncement doté d’une grille pour pouvoir y enfermer un ou plusieurs personnes.

Retour dans la salle principale, au fond se trouve un escalier qui monte au premier étage. A droite se trouve une grande pièce dotée là encore d’une croix d’attache, d’un sublime plateau vertical où l’on peut attacher quelqu’un et le faire tourner à la verticale, une petite pièce dotée d’un lit.

De l’autre côté, deux petites pièces, une de type boudoir littéraire, l’autre toute petite plutôt versatile (il y aura un studio photo en début de soirée). Enfin au même niveau se trouve une salle de bain.

L’ensemble est très typé BDSM, dans toutes les pièces on trouve des anneaux, et de quoi attacher, suspendre, etc… L’ambiance est vraiment excellente, le sous-sol est une cave voutée, cela fait très donjon.

Quelques photos de Cris et Chuchotements, le club BDSM Parisien

Si je devais faire une remarque ce serait surement la propreté qui n’est pas au top, la salle de bain est plutôt dévastée et simpliste, et les toiles d’araignées et poussière au plafond sont légion. A croire que les adeptes de BDSM ne font pas souvent le ménage, c’est dommage. Passons, l’objectif de la soirée n’était pas de passer l’inspection chez Cris et Chuchotement.

Et il s’y passait quoi ?

Oh là là, où commencer ? Et bien au début. Hop retour à notre arrivée dans la salle principale vers 22h30…

Accueil fort sympathique par une charmante membre de l’Erosticratie qui nous édicte les règles de la soirée. Classique, respect en premier lieu, amusez-vous, discutez, dansez, soyez fou, participez mais demandez toujours l’autorisation au préalable, … rien de surprenant.

Les invités arrivent petit à petit et la sale devient comble, la musique est excellente a en phase avec le thème qui était FFF (Festival du film de fesse). La salle était d’ailleurs décorée avec des pellicules de 35 mm de films érotiques (oui j’ai regardé).

Chanceux, j’ai retrouvé deux connaissances sur place, je n’étais pas seul et nous avons pu discuter, prendre un verre et allez faire un tour au stand photo. Après quelques contorsions car le stand était vraiment petit, nous voilà immortalisés et contents de nous.

La dessinatrice WASP (vous pouvez voir son travail ici) est en train de croquer une jeune personne dans la salle principale, le résultat est top, du coup, nous décidons nous aussi de nous faire croquer. Assis à deux sur le canapé, elle nous met en position, nous déshabille en partie et nous demande de tenir la pose. C’est tout simplement très marrant de servir de modèle. Je suis torse nu avec une amie en corset allongée à mes côtés. Le résultat est vraiment sublime.

Voici un exemple du travail de WASP durant la soirée

La salle est alors bondée et la soirée commence, un discours d’introduction qui nous dit que toute la nuit sera cadencée par des ateliers & spectacles. J’avoue que je ne me rappelle plus de tout car la soirée fut longue. La première animation fut l’écriture sur fesse, une possibilité d’écrire un texte sur une feuille en ayant comme support les fesses d’une sublime membre de l’Erosticratie.

Certains m’ont particulièrement marqué par leur beauté, notamment deux spectacles de peinture sur corps. Une animatrice de l’erosticratie, peignant le corps d’une sublime femme à l’encre de chine. La seconde fois, la femme était attachée sur le plateau vertical tournant. Que c’était poétique, beau et érotique.

Un autre était chaud, un spectacle barré où une femme en latex et une sorte de déguisement de peluche géante commentait en se balançant sur une corde une scène de Shibari sublime réalisé par Benoït Descordes avec Armony Kinbaku comme modèle et complétée par une scène de domination lesbienne très chaude le tout accompagné au violoncelle. C’était magnifique.

La soirée fut excellente, déambulation dans cet espace clôt entre spectacles, discussions, animations, bar, le tout dans une ambiance décadente, érotique, sensuelle, décalée mais toujours très respectueuse et ludique. J’ai franchement adoré.

Crédit : WASP

Une soirée très oblique, qui oscillait entre des sublimes spectacles sensuels et quelques couples qui se laissait aller à des baisés et caresses, voire un peu plus en toute fin de soirée. Une suspension dans le temps dans un lieu d’exception où tous les participants avaient fait un effort certain de choisir une tenue exceptionnelle (latex, wetlook, robes de bal, corsets, chaines, chapeaux haut de forme, steampunk). C’était sublime à voir.

Alors, est-ce que je reviendrais ? Oh oui, la soirée a été un délice, j’ai adoré cette ambiance totalement surréaliste et sensuelle. Quelque chose me dit que la prochaine, une bonne partie de mon réseau hédonisto-libertin va s’y retrouver…

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