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Bondage au cellophane : l’expérience de l’attacheuse

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J’ai tellement aimé, je veux lui faire ce bondage au cellophane (voir cet article). Il aime le bondage, il a une collection d’objets farfelus qui m’excitent. Le plaisir qu’il a à prévoir toutes les exubérances qu’il va me faire subir, et le ton qu’il emploie pour me parler de ses fantasmes m’excitent encore plus.

Nous sommes switch, je lui dis: “cette fois-ci, c’est moi qui vous attache. Et je sais avec quoi le faire.” Il est intrigué et je ne peux m’empêcher de lui dire: avec de la cellophane. J’apprécie son étonnement, son doute. Un objet si banal. Mais il est d’accord.

Cet homme est un passionné, il compulse plein de documentation sur le bondage au film alimentaire, il achète trois rouleaux de taille industrielle… (ma fibre écologique pleure 😅). Je regrette un peu de lui en avoir parlé. Ce qu’il lit me met la pression, mon expérience est modeste, je ne sais pas si mes talents seront à la hauteur. Et j’aimerais tant qu’il prenne au moins autant plaisir que moi.

Je me dis que l’essentiel est là. Et je vais tout miser sur la confiance que je mets en ma créativité, envers le désir que j’ai de le ravir. Et aussi sur la confiance qu’il me donne, la qualité de notre lien, notre complicité.

Je prépare une cuillère, une fourchette, un couteau peu pointu, en métal. Nous avons rendez-vous à l’hôtel, il a réservé. J’espère qu’il y a un petit réfrigérateur pour refroidir les couverts, une bouilloire pour les rendre brûlants. Il y aura le premier, pas la seconde. Je prends de l’huile de massage. J’ai toujours sur moi ma langue agile, mes doigts audacieux et mon sexe humide.

Nous nous retrouvons, goûtons au plaisir des retrouvailles, nous sommes heureux.

Il m’a vu glisser des choses dans le frigo, il est intrigué. Je déplore l’absence de bouilloire, il est rassuré ! J’observe les rouleaux, ok.  L’expérience peut commencer.

Le bondage au cellophane

Il se moque légèrement de moi devant ma maladresse à entourer ses mollets. Il ne rira pas longtemps. Puis je finis par trouver le bon mouvement. Basculer son corps, d’un côté comme de l’autre afin d’enrouler son corps allongé est un exercice qui me demandera au final plus de sens du rythme et d’agilité que de force. Tant mieux pour la brindille que je suis à côté de lui. Et j’aime sentir entre mes mains ce corps massif qui accepte et accueil la contrainte que je lui donne. Il se confie à moi.

Une fois enveloppé jusqu’aux épaules, je bande ses yeux et caresse son front. Je prends ma voix grave et impérieuse pour lui dire qu’il n’a plus le choix que d’accepter d’être mon jouet. Que son plaisir sera le mien.

Comme dans toutes nos expériences, un seul mot convenu invite à la prudence, un autre à l’arrêt immédiat. En dehors de ces mots, aucune supplication ne sera entendue, il est à mon entière merci. Je vais tellement aimer me jouer de lui et le voir prendre plaisir à s’abandonner au vice, à mes vices et originalités.

Son corps est compacté bien raide. Son sexe en érection plaqué sur son ventre, le frein de son gland facilement accessible à travers le film.

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J’ai mis à tremper dans le lavabo rempli d’eau chaude une bouteille d’huile de coco. Elle est bien liquide et bien chaude. Consciente du long temps d’attente, privé de tout moyen, j’abrege cette torture en laissant tomber quelques gouttes sur son corps plastifié. Je le sens réagir. Il est à l’écoute.

Je fais tomber de grosses gouttes d’huile chaudes sur son corps, parfois je glisse ma main pour l’étaler, parfois non. Je fais tomber des goûtes selon un trajet prévisible, de bas en haut sur sa cuisse, puis parfois le surprend. Le film est tout graissé alors je m’allonge dessus. Je glisse. La sensation est agréable pour moi. Il ne peut plus bouger et je peux l’enserrer entre mes cuisses, frotter mon sexe partout sur lui. Notamment sur ses saillances osseuses où je me frotte, je me masturbe sur son corps rendu docile. Je vais même promener mon sexe huileux sur son visage. Il tend les lèvres, en veux plus, mais c’est moi qui décide. 

Après avoir joué avec le chaud, et des touchers enveloppant. Je m’amuse à me dire que le froid d’un couvert métallique glacé offrira un heureux contraste. Je pars chercher la cuillère, la fourchette et le couteau réfrigéré, consciente de la torture de l’attente quand je quitte le contact de son corps.

Je pose la cuillère sur sa cheville, il sursaute légèrement. Je trace de froids trajets sur son corps. Je joue à lui faire goûter la morsure du froid sur sa cuisse, sur son torse, sur la pointe de son téton. Je fais tinter la lame du couteau pour le faire frémir. J’utilise la pointe de la fourchette en imaginant qu’il l’a prendra pour un couteau. Je le sens hyper vigilant. Je me sens forte, puissante, je ne me lasse pas. Les couverts se réchauffent, il faut changer.

La table de nuit déborde de sex toys, mon dévolu se jette sur un  objet doté d’une pointe très fine et vibrante. Je l’allume, je sais que le son va envahir ses oreilles. Je le place sur son genou, d’abord des parties du corps peu sensibles, puis de plus en plus sensible. Les cuisses, les tétons, la plante des pieds. Je manie l’excitation, l’attente, la torture de la stimulation et celle du vide.

Je retourne dans la salle de bain, je veux rejouer avec les liquides. Je remplis 2 verres, un avec de l’eau très chaude, un avec un verre d’eau froide. Je reviens et toujours silencieusement, je me poste au dessus de lui. Je suis debout sur le matelas, un pied de chaque côté de son corps immobilisé et impuissant. Il est à mes pieds. Je le contemple de ma hauteur. Ses lèvres sont entrouvertes, il semble complètement absorbé par la moindre sensation.

La scène suivante que je prends plaisir à lui proposer est celle de la force de la gravité, le poids de ces goûtes d’eaux qui tomberont sur lui. Lourdes, parfois chaudes, parfois froides. Je laisse quelques gouttes tomber, un petit plic plic sur le plastique. Il gémit de surprise. Du froid, puis du chaud, sur son torse, ses cuisses, sur son sexe aussi. J’approche le verre de ses lèvres pour mieux viser, que l’eau glisse sur son menton, je ne veux pas qu’il s’étrangle. J’aime cette sensation, de prendre soin de lui, de sa sécurité, tout autant que de son plaisir. Je vide lentement ces deux verres d’eau partout sur son corps.

Je pars alors chercher une serviette, je suis ravie de la sensation rêche que j’imagine qu’elle procure. Je prends plaisir à trouver l’artistique dans ces enchaînements de contrastes sensoriels. J’essuie son corps de plastique, d’abord rapidement, puis en pressant, en glissant puis en frottant, j’effleure, je caresse. Je joue avec l’air déplacé par la serviette. 

Je m’apprête à la ranger, et mon regard se pose sur le lavabo plein d’eau chaude. Inspirée, j’y plonge la serviette. Je l’essore à peine. Je reviens auprès de lui. Je l’entends respirer, il est toujours au aguets. D’un geste rapide je lance la serviette lourde parce que mouillée de manière à ce qu’elle se plaque sur son torse. Un bruit sourd accompagne le choc que j’imagine chaud, enveloppant mais aussi lourd.

Il émet un son encourageant, un râle. Il aime, je l’imagine se sentir écrasé de chaleur, alors je l’en prive. D’un geste presque aussi rapide je reprend la serviette qui lâche de petites gouttelettes, vaporisant ainsi son visage. Et presque immédiatement je balance et replaque la serviette sur son torse. Elle enveloppe tout son torse des épaules au sexe, j’entends à son soupir que c’est juste parfait. Je réitère l’expérience quelques fois, jusqu’à ce que la serviette me semble trop froide.

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Alors au lieu du poids de la serviette c’est celui de mon corps que je pose sur lui. Je le serre dans mes bras, l’entoure de mes cuisses et de ma tendresse. J’embrasse ses lèvres, il semble en transe, dans le bonheur.

C’est si facile, de jouer à le surprendre. De me surprendre moi même. Il est si réceptif au plaisir. Je l’adore.

Je m’assois sur lui, et déchire la celophanne qui couvre ses tétons. Ainsi libérés, je retrouve leur contact, sa peau. Je caresse du bout des doigts, je pince légèrement. Il gémit. Il aime ça. Je le connais par coeur.

Je me déplace pour voir son sexe. Je le vois gonflé sous la pellicule. Du bout du doigt je touche précisément son frein. Je vais libérer sa verge, comme pour ses tétons en déchirant le film. Son sexe vient se lover entre mes mains. Je masturbe doucement en enveloppant sa verge de mes paumes enduites d’huile chaude. Je sens le plaisir pulser dans son membre. Je prends mon temps, joue avec cette partie de son corps qui s’agite quand le reste de son corps est réduit à l’immobilité horizontale.

Je sens le sang battre, mes doigts entourent la couronne de son gland, tapotent doucement son frein avant de ressaisir à pleine main amoureusement ce sexe heureux. Encore quelques gestes, puis une petite accélération et je sens le plaisir irrémédiable déferler. Un bel et long orgasme se manifeste par une fulgurance de sécrétions. De long jets de sperme crémeux jaillit et se déposent en filaments sur la surface brillante de celophanne.

Je continue de caresser le sexe huileux qui finit à peine de tressauter, avec plus de douceur, de tendresse, puis je le repose. J’étale la semence sur le torse plastifié, puis je m’allonge, glissant dans le foutre et me vautrant dans le plaisir partagé. Je respire avec lui. Son souffle est rapide.

Je lui rend la vue en ôtant le bandeau. Il entrouvre à peine les yeux, encore à son plaisir. Je le contemple, gracieux dans son oubli de lui et du monde. Puis, il se ressaisit dans mon regard et me sourit. 

Je saisis les ciseaux restés à portée de main tout du long et libère son corps en découpant cette gangue. Sa peau libérée appelle mes caresses et je le serre dans mes bras de longues minutes qu’il semble réclamer. Il reprend possession de son corps et de ses capacités de mouvement et il a besoin de ma présence pour accompagner ce retour.

Je sens de l’appaisement, de la gratitude, de la sérénité en lui. Je sens de la fierté et de l’amour en moi. Nous nous câlinons silencieusement, reprenant tous les deux nos esprits.

Plus tard les mots viendront. Il me parlera de sa surprise, de son lâcher prise dans l’abandon, du plaisir intense, du vécu de transe sensorielle. Je lui parlerai de mon plaisir à improviser sur son corps et sa sensibilité.

Nous nous remercions mutuellement. Nous nous remettons de ces émotions avant de replonger dans d’autres. Nous sommes infatigables.

Je ressors de cette soirée radieuse. J’ai dominé mon maître, mon professeur. Je lui ai donné beaucoup de plaisir et j’en ai pris autant à le voir vivre l’intensité de l’expérience. Je me sens forte, puissante. Je suis heureuse pour lui et pour moi. 

Quelques jours plus tard, il modifie sa kink liste et au film alimentaire initialement mentionné comme “ok”, succédera la mention “kink absolu”. 

Un hommage à ma performance, un hommage à son plaisir. 

Nous recommencerons, c’est promis.

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