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Cellophane : Une expérience de bondage intense

Il me raconte une expérience qu’il a faite dans un stage sexpo, être enveloppé de cellophane. Il a aimé être enveloppé, il me propose de me le faire. Je lui fais confiance, j’aime les expériences, je lui dis oui.

Il se renseigne sur les risques, peu de compression possible, le principal risque semble être la déshydratation, écarté du fait du temps relativement court d’enveloppement. Je sais qu’il entendra mes limites si on les atteint. Je suis en sécurité.

J’aime beaucoup nos explorations ensemble, j’aime sa manière de me toucher, de me parler, d’aimer prendre soin de moi et de mon plaisir.

Il m’explique : “je vais t’envelopper, puis tu seras mon objet sexuel et je pourrais t’utiliser. -D’accord.”

La session

Je suis nue, lui aussi. Un simple rouleau de film alimentaire dans les mains. Je m’assois au bord du lit, les jambes jointes. Il enveloppe mes pieds, pas trop serré, le rouleau tourne autours de mes jambes, de mes cuisses, je recule sur le lit et le film enserre mon bassin ma taille, ma poitrine, puis le rouleau prend mes bras qui se trouvent plaqués sur mon torse, mes mains sur mes cuisses, le rouleau redescend pour couvrir mes avants bras et mes mains, puis remontent pour couvrir mes épaules. (La hauteur était préalablement convenue.)

Je suis allongée, immobilisée, comme momifiée. Je suis impuissante et silencieuse, je suis à sa merci, complètement dépendante de ses gestes et son attention. Il me bande alors les yeux et je ne peux être que dans l’attente silencieuse de ce qui va advenir. 

Mon corps est à l’écoute, mes oreilles aux aguets. Ma peau au contact de la cellophane est maintenue au chaud, je sens qu’elle s’humidifie légèrement. Je me sens bien. Je goûte l’excitation de l’attente. 

Je sens un objet froid sur moi. La sensation est étrange, j’ai comme l’impression que la peau de plastique s’ouvre pour laisser passer le contact de l’objet et se referme immédiatement après son passage. L’objet parcours ma jambe, ma cuisse, passe sur mon bras, redescend sur mon ventre, remonte sur ma poitrine, s’attarde sur la pointe de mon sein, remonte encore et atteint mes lèvres, alors je reconnais le dos d’une cuillère fraiche. Une hypervigilance m’enchaine à la progression de l’objet.

Puis je sens du chaud, un liquide huileux vient couler sur mon tibia. La chaleur me brûle un peu, crispe ma peau puis le liquide se diffuse en glissant contre mon mollet entre ma peau et la cellophane. Sur mon ventre, la même sensation. Je suis aux aguets, l’attente d’une troisième coulure me torture d’impatience. Elle se pose sur ma poitrine.
Une autre brûlure, celle du froid, à la pointe de mon téton, je reconnais un glaçon. Il s’attarde avant de glisser sur mon ventre sur mon pubis où il fond rapidement !

Je sens alors un objet froid sur ma cuisse, je crois reconnaître une lame. La fine peau du film plastique me semble bien mince, je frémis. Je crois reconnaître une lame de ciseau. Il n’a jamais utilisé d’objets comme celui-là. Il n’a jamais utilisé ma peur comme mode érotique. Je lui ai déjà parlé de ça, de comme j’ai souvent érotisé l’effroi. Je reste silencieuse, mais il doit percevoir la crispation de mon corps. 

Je ne bouge pas comme par fierté, comme par courage et défi. Mais aussi parce que le jeu me semble être de minimiser l’expression de mon plaisir pour faire exprimer son désir à lui, ses fantasmes. Je suis seulement son objet… J

e sens ses mains déchirer le film plastique sur mes seins, il les libère, l’air froid laisse frémir ma peau rendue moite. Il me pince les tétons, j’aime, puis il me fait un peu mal, je ne dis rien. Je suis seulement son objet.

Je sais qu’à tout moment je peux dire stop et qu’il l’entendra alors je me permets d’éprouver ma limite, voir si je suporterai la douleur, la passivité.

Mais alors il me crache au visage. Après la peur, je ressens une forme d”humiliation. Il peut vraiment faire ce qu’il veut de moi. Il salit mon visage, je ne suis qu’une poupée. Parfois les gosses torturent leurs jouets. Je suis surprise de la tournure des évènements, voilà une facette que je ne lui connaissais pas. Mais j’aime qu’il repousse ses propres limites en même temps que les miennes.

J’aime qu’il se lâche, qu’il libère une forme de sadisme et être l’instrument de son lâcher prise. Il est si élégant, si sophistiqué, relâcher la bête sexuelle en lui m’excite.

Et me sentir petite, fragile, en proie, réaliser cette forme de fantasmes sous son regard bienveillant sous ses mains agiles est un plaisir. Et je peux tout endurer car je sais qu’après il me fera jouir.

Il déchire la cellophane au niveau de mon sexe, il replie mes jambes et effleure mon sexe. L’attente est une torture.
Il m’utilise encore, il présente son sexe à ma bouche, que j’accueille et, en bon jouet docile, je m’efforce de lui faire plaisir. Il semble satisfait. Il va me récompenser.

Ses doigts retrouvent mon sexe, s’y enfoncent généreusement accueilli par mes entrailles humides et gorgées d’excitation. Mon corps est tellement offert, mes sens tellement vigilants, mes chairs tellement réceptives, et mon esprit tellement désirant que mon orgasme est d’une fulgurance et d’une intensité particulière, et les suivants d’une puissance remarquable. Après de longues minutes d’extases dont la propagation sonore est contenue par sa deuxième main, mon corps est atone et épuisé. Alors il déchire le reste de la cellophane et me prend immédiatement dans ses bras. Je somnole de contentement ainsi câlinée, heureuse, amoureuse et épanouie.

Cette soirée s’est ensuite poursuivie avec d’autres caresses et tendresses, et nous nous sommes quittés sur un doux baiser. 

Les étonnantes perceptions

Ce n’est que plusieurs jours plus tard, que je demande à reparler de l’expérience. Elle était si forte pour moi. Et je reste malgré tout troublé d’avoir perçu du sadisme dans sa manière de m’objectiser, de me brutaliser légèrement. 

Sa surprise est grande, il me remercie de lui en parler. Jamais il n’a eu cette ambition de m’objectiser. Jamais il n’a vu d’humiliation ou de peur. Son scénario était très différent, pendant toute l’expérience: il avait eu l’impression de prendre soin de moi, de m’avoir fait jouer avec mes sensations. Il ne m’as pas craché au visage: il a joué avec sa salive comme plus tôt avec de l’huile chaude. La lame était une fourchette passée au frigo pour me surprendre de sa fraîcheur.

Sans paroles, sans accordage, en me privant de lui faire, au fur et à mesure, un retour verbal sur ce que je ressentais je me suis enfoncée dans un autre jeu que le sien. Nous étions ensemble, nos corps en lien, mais nos imaginaires très dissociés.

C’est une expérience troublante. J’ai aimé ces sensations, cette expérience. Je suis restée, malgré ma passivité imposée par ce jeu, tout à fait consentante. Mais je suis surprise de la force de mes fantasmes qui m’ont entraîné si loin. 

La cellophane est un bondage au risque minime physiquement, mais comme tout bondage il peut avoir un impact psychologique fort qui nécessite prudence et maturité. 

La communication a permis de se réaccorder. Et elle a renforcé notre lien.

J’ai envie de réessayer. Je connais l’homme parfait pour cette expérience, celui que je vais pouvoir soumettre à mes exhubérances, à ma douce perversité. J’ai hâte d’être de l’autre côté de la cellophane… 

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