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Critique de « Déchus », Verset 1 & 2, d’Aurélien Guilbert

Aurélien Guilbert nous ouvre les portes d’un univers sombre, où les anges déchus font du trafic de drogue, tuent et profitent de la vie en baisant par ci par là. Cette série est prévue en trois tomes, pour le moment deux sont disponibles « Verset 1 – Cosmologie » et « Verset 2 – Eden, Ouvre moi tes portes ».

« Verset 1 – Cosmologie » nous permet d’entrer dans son univers avec une grand claque dans la gueule. Baaammmm ! Esthel, un ange est envoyée sur terre pour éliminer les anges déchus qui renient dieu et s’amusent avec les pires instincts humains. Mais elle est vite contaminée par les émotions humaines et se laisse aller à la débauche elle aussi.

Violence, baise, drogue et actions s’enchainent dans un monde noir où ces anges déchus surprennent par leur cynisme. Le dessin est noir mais expressif, l’histoire totalement non politiquement correcte avec la religion et fait exploser les codes sacrés ! J’adore quand on se permet de dynamiter comme ça les croyances ! Ce premier verset est un régal à lire.

« Verset 2 – Eden, ouvre-moi tes portes » est divisé en 12 mois de l’année dans lesquels la trame principale autour de la drogue appelée Eden est développée. Baise, orgie, meurtres et violence gratuite de la part des anges déchus sont au programme. On apprend d’où vient cette droque, on approfondit la relation entre les anges déchus et leurs objectifs. L’univers est largement enrichi avec un appendice qui explique la fondation Gabriel et certains personnages.

Là encore, je suis fan, le style, très noir, développe l’histoire qui est un délice d’amoralité dans un univers où la perversion et les vices sont la normalité, la morale et bien bienpensance un petit défaut dont il faut rapidement se débarrasser. Ce second Verset est aussi bon que le premier.

En conclusion, mais je pense que vous l’avez déjà compris, je suis fan du travail et style d’Aurélien Guilbert. Il nous plonge, ou plutôt nous balance du haut d’un immeuble de 40 étages, et nous régale d’une histoire passionnante pendant que l’on dégringole les étages un par un avant de s’éclater sur le sol.

Cette BD est  une vraie grande claque, j’adore, achetez là si vous aimez ce qui sort de l’ordinaire et que vous ne passez pas vos dimanches à la messe à prier un dieu qui a abandonné ses enfants. « Déchus » d’Aurélien Guilbert mérite donc un vrai bon 5 / 5 sans aucun problème.

Voici quelques pages pour illustrer le style :

Merci aux éditions Graph Zeppelin de m’avoir fourni gracieusement le Déchus, Verset 1 et 2 pour écrire cette critique!

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