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Elle s’appelait Valérie. Non, en fait…Emma…

Valerie

Je me souviens parfaitement de Valérie, rencontrée chez des amis un après-midi d’été. Rousse au visage posé, elle dégageait une féminité qui transpirait de son regard, s’étendait le long de ses sourcils pour poursuivre son chemin le long de sa chevelure. Sa présence certaine m’avait attirée ce jour-là, et au cours des heures passées ensemble, des atomes sensuels se dessinaient petit à petit entre nous. Lorsque le moment arriva de quitter nos hôtes, je l’invitai naturellement à poursuivre la soirée dans ma maison de campagne. Personne n’était dupe, ni de nous deux ni de nos amis communs…

Ma demeure était typiquement celle d’un célibataire venant se ressourcer dans ce lieu quelque peu éloigné, fait à mon image, relativement vide mais suffisant. La nature était proche, les meubles et les objets présents pour se sentir chez soi et apprécier le silence. Nos verres qui s’entrechoquaient laissaient réfléchir la lumière et faire écho aux mets dégustés quelques heures plus tôt. Nos mains se rapprochaient, telle la conclusion évidente d’un après-midi tissé de repères séducteurs, bien compris d’elle et de moi.

Très à l’aise, Valérie disparu un instant vers ma chambre. Je me sentais bien, détendu et libre. Les mots étaient inutiles à vrai dire, nous savions que nous étions là pour apprécier l’instant présent. Elle réapparu quelques minutes plus tard, dénudée et s’offrant à mon regard quelque peu surpris. Ses seins avaient la grâce d’un galbe arrondi et généreux, et ses mains soulignaient la courbure de son corps. Elle avait emprunté de mon lit à baldaquin un voile qui masquait ses hanches et son sexe, pour mieux me laisser imaginer la suite…

Je fermai mes yeux pour apprécier l’instant et humer l’ambiance, …

…lorsque je sentis soudainement le contact de l’eau sur mon corps, et un souffle chaud plonger sur ma verge durcie. En fait, elle ne s’appelait pas Valérie, mais Emma… étrange sensation que de se trouver ainsi transporté… Interloqué je clignais des yeux, mais il ne faisait aucun doute que ses cheveux étaient devenus plus courts et son approche plus sauvage.

Cette femme-là avait su mettre à profit un instant de détente pour me rejoindre dans mon bain et glisser sa poitrine contre mon torse. L’eau hérissait ses tétons, amplifiant leur sensibilité. Emma savait s’occuper de mon membre, et l’empoignait à merveille tout en soutenant ma nuque. C’était divin, sa bouche ouverte plongeait pour gober mon sexe, ajoutant à la chaleur de l’eau le contact suave de sa bouche. Sa main entamait une masturbation qui m’invitait à profiter pleinement de cette détente. J’adorai ressentir cette caresse envelopper ma verge, tout comme l’animalité de son désir. Je plongeai ma tête en arrière en ressentant mon sperme s’impatienter, ne voulant pas venir tout de suite.

Cette tentative de contrôle fût perturbée par une curieuse odeur de cigarette. Surpris, je relevai la tête pour sentir le ventre chaud…

…d’Isabelle…, dessinée de bas en haut comme le miroir féminin de moi-même. Curieux voyage entre ces rencontres… je restai pourtant bien le même, accompagné par ces complices si différentes, m’offrant leur singularité tout comme je donnais la mienne.

L’osmose avec Isabelle dépassait celle des rencontres charnelles. Nos vies étaient faites des mêmes teintes, et notre sexualité de par ce fait nous engageait tant physiquement qu’idéologiquement. Nos expériences restaient toujours entières, pleines, intenses. La vie se devait d’être fulgurante, enflammée et puissante ensemble. J’aimais le corps d’Isabelle, comme on se délecte d’une peinture ou d’un bout d’âme exprimé sur chaque parcelle de peau, de bijou, de vêtement. Son sexe était vivant, puissant, expressif, et dansait autour du mien au cours de nos étreintes. Isabelle n’était jamais passive, et ma muse tenait bien sa place !

C’est ce qui me perturba d’ailleurs ce soir où son antre m’accueillit avec une réceptivité plus dans l’attente que la participation, dans la douceur que l’action. Ses mains griffantes s’étaient transformées en caresses sensuelles…

…et ce n’est que lorsque je me surpris à l’appeler « Sandrine » que je compris enfin que mon étonnant parcours se poursuivait.

Son sexe était humide, très humide, et sa force avait laissé place à une douceur et une tendresse délicate, forme d’enveloppe chaleureuse et infinie. Sandrine appelait ma virilité à s’exprimer, dans une forme de combinatoire du féminin et du masculin toute naturelle. Plus soumise qu’active, j’aimais la douceur de ses jambes, son visage laissant échapper des soupirs légers lorsque mes reins plongeaient entre ses cuisses, et sa manière de s’offrir ainsi à moi.

Chaque étreinte avec elle était un instant nourrissant et ressourçant, dans un unisson très particulier, coloré de docilité et de fusion. Mon membre se délectait de cette sensation d’ouvrir sa vulve, d’y laisser entrer le gland pour ressentir chaque millimètre de son vagin gonflé, dans un mouvement long et régulier. Ses mots doux prononcés à mes oreilles renforçait l’harmonie de notre duo, et profiter de ces sons donnait une couleur encore différente à nos jeux.

C’est d’ailleurs par le son que mon corps rejoint mon esprit perturbé, transporté par cette voix masculine venue de je ne sais où…

Ici c’est mon ami Raphaël qui m’offrait sa femme dans une double pénétration extrêmement excitante, fruit d’une soirée pleine de surprises. Venu chez eux pour m’épancher sur ma rupture récente, ce couple que j’aimais tant m’avait réconforté et le sujet de l’épanouissement amoureux et sexuel était venu sur la table progressivement. Ce soir-là j’appris leur orientation libertine, et Clotilde me confia un peu intimidée que je lui plaisais depuis pas mal d’années. J’avais déjà eu des expériences dans ce milieu, mais jamais avec des amis « verticaux ». Notre conversation s’orienta assez naturellement vers un rapprochement des corps, dans un respect et une attirance mutuels. Clotilde et Raphaël constituaient un couple à l’élégance rare, et nous purent entamer une danse sensuelle et érotique.

Quel décalage que d’observer mon amie s’agenouiller entre nous deux pour déboutonner mon pantalon et prendre nos deux sexes dans sa bouche ! Sensation indescriptible… Je sentais que ma présence était complémentaire à leurs jeux, et la soirée se poursuivie guidée par leurs envies. Tantôt Clotilde se remplissait de son homme, tantôt Raphaël m’offrait sa chère et tendre à prendre pendant qu’elle avalait son sexe. La nuit avançant, ils finirent par m’avouer un de leur fantasme encore jamais réalisé : une double pénétration en trio…ils avaient déjà eus d’autres occasions mais Clotilde craignait d’avoir mal avec un inconnu. Leur confiance en moi permis d’aborder le sujet, et de tenter la chose. Mon ami parti chercher du lubrifiant pendant que je préparais Clotilde en fouillant son vagin avec mes doigts, ma langue…qui furent rejoints par les mains de Raphaël, caressant et s’introduisant dans son petit cul pour ouvrir la route et enduire son orifice. Clotilde devenait folle, au bout d’un temps assez court elle poussa son homme pour venir s’empaler dessus, m’invitant à la rejoindre par derrière.

Ses fesses étaient diablement offertes, ouvertes, dans l’enfilade de ses bas dont la finesse contrastait avec ce côté sauvage de nos désirs. Mes doigts puis mon gland s’annoncèrent à l’entrée de sa rondelle, pour entrer dans une progressivité attentive aux sensations de notre partenaire. Le passage difficile fût rapide, et je sentis mon amie devenir soudainement sauvage lorsque ces deux membres bien durs la remplirent ainsi.

C’est en tombant à la renverse que mon menton cogna le pubis…

…d’Anne-Lise, et que le souffle de Catherine rejoint le mien pour humer le sexe odorant de notre complice. Décidément, j’adorais de, plus en plus ces rebondissements ! La petitesse du trou de Clotilde avait fait place aux parois vaginales glissantes de cette jolie blonde qui m’enfourchait, dans un trio on ne peut plus excitant. Anne-Lise était là, courbée, pendant que nos langues visitaient son clitoris gonflé, sa vulve et sa petite rosace en se délectant de son jus. Embrasser tant le sexe du dessus que la bouche de ma cavalière me donnait des sensations inédites, pendant que j’empoignais les fesses de Catherine, qui demandait ardemment mon chibre bien tendu. Notre trio émettait de jolis gémissements, dans une partition sexuelle et animale improvisée.

Le temps paraissait infini, voguant de scènes en scènes sans logique apparente, dans une débauche imaginaire et corporelle sans limite. Je ne savais plus si j’étais dans mes fantasmes, si je revivais mes expériences passées, ou si – sous l’emprise d’une drogue quelconque – ma réalité se transformait… J’avoue avoir été un peu perdu, mais dans un endroit où l’on désirerait ardemment rester…

Au bout d’un certain temps, l’espace se rétrécit, les bruits s’atténuèrent, et mes visions ne purent percevoir qu’un coin de la pièce, pour sentir une main délicate se poser sur mon sexe bandé…


Je sentais les doigts glisser sur ma peau, flirter autour de mes testicules dont les chairs se mouvaient sous l’effet de l’excitation, les phalanges se déployer pour parcourir chaque recoin de ma verge, dessiner le gland et ses contours, comme une femme attentionnée l’aurait fait de son homme.

Cette fois la voix se fit plus proche, plus réelle. Je prenais conscience progressivement de chaque partie de mon corps, bien au-delà de cette verge qui m’avait servie de repère fixe tout au long de ce parcours. Mon cerveau, véritable gouvernail de ce voyage étrange, commençait à capter désormais des repères connus. Ce souffle qui se posait sur mon ventre me rappelait quelqu’un, la lumière commençait à percer au travers de mes paupières, et le touché de ces mains ramenait de ma mémoire des expériences passées.

Ce corps s’éloigna, et la voix légèrement plus lointaine me sortit de ma torpeur matinale : « vivement ce soir, chéri ! ». C’était Celeste, levée du lit pour rejoindre notre salle de bains.

Ma conscience rejoignit alors la terre ferme brutalement, me rappelant qu’il était l’heure de se lever pour partir au travail, dans un mélange de désir et de frustration…

Ne me restait plus qu’à emporter les visions brumeuses de ma nuit, de Valérie, Emma, Isabelle, Sandrine, Raphaël, Clotilde, Anne-Lise et Catherine pour patienter jusqu’au soir, dans l’espoir que mon désir ardent s’assouvisse enfin avec ma belle…

…dans la réalité cette fois.

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