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Ensemble …

Ensemble. Un joli mot qui ne me correspondait pas. Il y avait toujours l’Autre et Moi. Ensemble me semblait idéalisé ou trop fusionnel.
Avec l’homme pour qui j’écris aujourd’hui Ensemble existe, il est sublime. Il ne détruit pas le Toi et le Moi, il les grandit.

Il est des rencontres qui bouleversent une vie. Celle-ci en fait partie, belle lecture.

Ensemble.

Je t’écris puisque tu es parti loin te ressourcer, te libérer des fantômes du passé, ne plus appréhender ceux du futur.
La distance qui nous sépare n’est pas un obstacle car je te sens connecté, près de moi.
Il n’a pas fallu bien longtemps pour savoir que j’allais devenir ton indispensable comme toi le mien.
Un regard, des doigts qui glissent vers une cuisse, des mains dans mes cheveux. Tes yeux.
Ton regard brillant, tes lèvres qui s’ouvrent, ce bouc dont la couleur évoque le froid de la neige mais qui me brûle tant…Nos discussions interminables des jours durant.
Fais-moi goûter à ces mets délicats, toi qui a le don de cuisiner à merveille. Prenons le temps de jouer la danse des amants. Une danse très lente, un slow probablement….

Ensemble.
Ta bouche qui m’avale, enrobe cette dent cassée de souris que tu apprécies tant. Ta langue qui me surprend: enveloppante, piquante, ensorcelante. Personne n’embrasse ainsi, continue tu es parfait.
Corps contre corps nos habits nous protègent un instant des assauts de notre libido. Désir-Plaisir-Désir: que tournent nos sens ici et là, hic et nunc.

Tes mains qui retirent mon haut puis le tien. Se respirer, coller nos torses, attendre, vibrer. Dans un monde où tenir en place plus de trente minutes est un exploit, qu’il est doux de sentir la chaleur de ta peau, l’ondulé de tes poils que j’apprécie tant, le désir qui coule à flot mais reste encore contenu en nous.

Ensemble.
Et puis les corps hurlent aux loups cette envie de goûter, lécher, mordre et faire jouir l’autre, l’aimé, l’adoré.
Ta bouche croque mes seins, en récupère le doux miel. Toi seul sait comment les étirer longuement du bas vers le haut, de l’intérieur vers l’extérieur.
Je jouis chaque fois que ce flot de tendresse me submerge. Ma poitrine s’offre au plaisir et c’est bon! Que j’aime ces frissons qui me fendent en deux à chaque fois que tes dents tirent sur mes bouts de sein.
Tu ris, fier d’avoir compris comment ils fonctionnent. Satisfait de savoir me procurer ce plaisir. Heureux d’entendre ma voix murmurer combien j’aime les caresses que tu me prodigues.

 

Ensemble.
A présent c’est ton sexe que je prends en bouche. Je le déguste. On ne devrait jamais précipiter une première fellation. Tu me guides, me laisses te picorer, t’enduire de ma salive, découvrir ton gland… Tu attrapes ma tête et insuffle un nouveau rythme à ce moment. Je suis le jouet de tes plaisirs et mon envie de toi augmente chaque fois que ta verge cogne tout au bout de ma petite bouche.
Je veux ton sperme sur moi, que tu gicles ta semence sur mes seins. Je palpite en attendant ton précieux liquide. Mon doigt s’immisce au plus profond de toi, tu te dilates, tes yeux se ferment un peu. Tu arrives au bout de ta jouissance, des spasmes traversent ton anus et tu exploses en jet épais et brûlant sur mes seins et mon cou. Tu es si beau quand tu jouis mon Capitaine. Mon doigt attend patiemment la fin de tes contractions autour de lui pour se retirer.
Ton regard est celui d’un fauve, il m’envoute dans cette semi-obscurité. Ta main s’enduit de ta semence que tu fais couler dans ma bouche goutte à goutte. Ton sperme est salé et parfumé. Je l’aime déjà, il m’en faudra plus. Tu en reprends et me fourre tes doigts dégoulinant dans ma gueule de louve. Je te bois le regard lubrique, indécente femme couverte de sperme et s’en délectant.
A présent il est temps de m’ouvrir pour accueillir ta main. Notre contrat du jour nous interdit une pénétration sexe-sexe mais n’exclue aucune autre invasion divine. Ta main me baise doucement. Je respire, t’observe. Tu es attentif à chacun de mes gestes. Mon sexe s’enduit d’une cyprine épaisse et bienfaitrice. Il t’invite à me pénétrer plus encore. Deux doigts, trois, quatre puis cinq. Je me sens pleine, dilatée, vulnérable , offerte. Mes râles s’enchainent au fur et à mesure que tu me pénètres. Tes va-et-vient se font plus rapides, je me cambre, hurle. Ma main branle frénétiquement mon clitoris pour jouir encore plus fort et te laisser me pénétrer plus loin encore. Délicieuse sensation de brûlure, d’ouverture.

Ensemble.
Je retire ta main, invite ta langue à parcourir mon antre dégoulinant des plaisirs prodigués. Tu as une bouche divine quelques soient les lèvres que tu parcoures. Des spasmes projettent en moi leur violence délicieuse. Je suis au bord de l’orgasme, j’hurle encore et encore. Ton sexe rebande en me voyant défaillir.
Ta bouche ne laisse aucun espace sans succion. Mon sexe est assailli de toute part, je ne lutte plus, je m’abandonne à ta bouche dont la langue me maitrise. Le monde disparait, ne reste que mes cris.
Il faudra écrire un article sur mes jouissances multiples, mes orgasmes et mes fontaines. L’illustrer de mes clameurs un peu aussi tant elles savent varier en tessitures et intensités…

Ensemble. Toi, Moi, Nous. Ensemble.
Tu es parti loin de moi mais je sais que je vibre encore en toi. Jour et nuit je rêve de tes lèvres, de ton corps sur moi et de cette cabane improvisée entre quatre coussins et un drap. Je tremble en nous revivant nus dans cette chambre asiatique. Je souris quand je vois une guitare et un simple médiator. Je palpite quand je compte les jours qui me séparent de nos retrouvailles. Merci d’être entré dans ma vie.
Il va nous en falloir encore des journées d’amour, de rires et de projets. Des journées de balades, de danse et de chants aussi.Des repas délicats à déguster du bout des doigts.
Le bonheur n’est pas au bout du chemin. Le bonheur est le chemin.
Hic et nunc….
Mon sexe à la toison si douce attend le tien à ton retour. Mes courbes sont à toi, mon âme et mon cœur aussi.
Ta Manganinnie

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