#10805
HyménéeHyménée
Participant

Bonsoir,

Ce sujet va peut-être finir en monologue, mais c’est un risque à prendre et je le prends. 😀

J’ai lancé deux sujets début mars, qui traitent en fait de la même chose : celui-ci sur l’orgasme du coccyx, et un autre sur la transe, les états modifiés de conscience et les couples multi-orgasmiques :
http://www.nouveauxplaisirs.fr/forums/topic/sexualite-sacree-transe-et-couple-multi-orgasmique

La différence est qu’ici, le plaisir est solitaire, en préparation du partage, dont il est question dans l’autre sujet.

Je poursuis en ce moment mes investigations sur l’orgasme du coccyx, que j’avais un peu mis en suspens sans même m’en rendre compte. J’ai fait une séance ce soir assez intéressante.

Alors déjà, deux nouveautés : pour la première fois l’utilisation en interne du lubrifiant Aneros Marksman, dont je n’ai pas encore identifié les apports, et également l’utilisation en externe de la version bio du lubrifiant Toko (très très bien, même mieux que la version non bio). Je vous recommande vivement ce dernier. http://www.espaceplaisir.fr/487-1095-thickbox/lubrifiant-biologique-eau-toko-shunga.jpg

Cela doit vous arriver souvent : des séances assez frustrantes mais pourtant pleines de plaisirs.

Cela arrive quand on est habité par le désir de passer un niveau, qu’on a entre-aperçu de la lumière à l’étage supérieur, et qu’on ne se satisfait pas de l’orgasme au présent pourtant très bon.

C’était mon cas ce soir, obnubilé par la détection d’un état modifié de conscience et d’un orgasme hors norme. Je n’ai pas réussi à me satisfaire de l’incroyable plaisir, tout simplement parce que je me devais d’observer ce qui se passe, plutôt que de me fondre dedans.

J’ai néanmoins pu observer 😀 et donc relater :

Plus de présence au corps, moins de fanfreluches, l’esprit vagabonde moins, les mouvements sont très lascifs. Je me suis surpris à accepter que les vibrations prennent entièrement le contrôle de ces chairs sensibles entre l’anus et les bourses. cela a eu pour effet d’embraser la peau, des testicules jusqu’au coccyx (disons après l’anus en partant de l’avant). Ca, c’est extra et nouveau : souvent, on cherche et on trouve l’orgasme en sous-marin. Là, il s’agit de la peau qui s’est abandonnée aux délices.

Cela a eu pour effet de déclencher des contractions involontaires à s’en mordre les mains, et une danse particulièrement excitante du bassin, massant par la-même le coccyx.

Intérieurement, on vit cela telle une femme au corps glorieux s’empalant en chandelle, ondulant des fesses lentement et surtout tendrement, cherchant le point de non-retour.

Pour être plus précis, l’Aneros allait masser le coccyx, grâce au relâchement du bassin, et aux reins cambrés. Comme je l’espérai, un orgasme discret, diffus, absolument pas localisé, a trouvé racine et s’est précisé en se propageant le long de la colonne vertébrale, atteignant la mâchoire et plus généralement la tête, pour redescendre sur les épaules, puis les coudes.

Mais c’est là où se trouve la vraie frustration : trop content d’observer le phénomène, je ne pouvais me défaire de la position de l’observateur, même si j’en avais très envie. Impossible de lâcher prise.

Les orgasmes se sont reproduits plusieurs fois, au fur et à mesure où j’augmentai la puissance de vibration.

J’attends donc les prochaines séances avec bouillonnement. Le printemps va peut-être aider à ce que la sève monte à la tête, au point où je vais fleurir pour de bon 😀

Pour cela, je crois qu’il faut une vraie préparation « en bas ». Il faut vraiment attiser le feu, mettre le couvercle pour accentuer la pression sur la marmite, oublier tout désir de non-retour, donner un maximum de liberté au coccyx pour qu’il explose d’un battement de queue.

En première approche, il me semble qu’il faut réussir à ce que l’orgasme termine sa boucle dans le corps, redescende au bassin, plutôt que de finir en feu d’artifice dans la partie haute du corps, telle une éjaculation terminale spectaculaire, contentant l’observateur jouisseur, mais interdisant la fleuraison sur toute la durée de la saison.

Bonne nuit