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nicolas775nicolas775
Participant

 » Débutants laborieux  » …

En ce qui me concerne, seul le second terme me correspond puisque j’en suis à ma 17ème session. Comme certainement d’autres l’ont déjà fait , je tiens une sorte de journal de ma progression sur le chemin solitaire de l’anerosien.

j’ai traversé ce que j’ai ressenti comme étant une période de tagnation. Les sensations étaient chaque fois quasi éphémères et j’avais le sentiment de me perdre dans de nombreuses
impasses, (déconcentration, dérangements divers au cours des séances, frustrations, découragement, …) Pourtant, avec un peu de recul, je me rends compte que j’ai progressé
chaque fois dans un domaine particulier : la relaxation, la respiration abdominale, la con-
centration sur les moindres sensations de plaisir. Au fil de mes recherches de témoignages et de conseils sur différents sites et forums (en anglais), j’ai été attentif à trois points qui ont été essentiels pour moi.

1 La respiration abdominale provoque un blocage du diaphragme qui en se relâchant lors de l’expiration, sollicite certaines zones sensibles et génèrent des sensations de plaisir; Je me suis donc appliqué à harmoniser la relaxation et la respiration abdominale tout au long de mes dernières sessions et effectivement, j’ai connu chaque fois des frétillements internes et cela a fini, chaque fois, par favoriser les contraction internes involontaires.

2 la nécessité de répondre aux réactions involontaires et aux sensations agréables en trouvant les positions, les mouvements et l’intensité des contractions qui maintiennent et amplifient ces sensations agréables. C’est sur ce point que tous s’accordent à dire que chacun doit dentifier ce qui lui convient.

3 l’état d’esprit avec lequel aborder les sessions : ne rien attendre d’autre que de jouir des sensations les plus minimes, les plus faibles et de s’en satisfaire comme autant de petits « cadeaux ».

C’est ainsi que j’ai mené ma dernière session, avec en bonus dans les oreilles une musique qui a pour moi une résonnance érotique. Très rapidement, au bout de 15 minutes j’ai ressenti le frétillement interne de la prostate qui s’est accompagné de contractions involontaires.
Je suis parvenu à les relancer par des mouvements et resserrages des plus subtils autour de l’aneros. Hyménée parlait du corps comme un ensemble d’instruments de musique, et cette image s’est plusieurs fois présentée à mon esprit au cours de cette session. Progressivement, mes
propres contractions se sont transformées en ce que j’ai ressenti comme une sorte d’échange par écho entre les contractions de ma prostate et l’aneros qui lui répondait. J’avais l’impression d’être un tiers dans cet  » échange  » dont les effets ont fini par me submerger. Cela
s’est intensifié jusqu’à ce que survienne un très forte érection et une suite ininterrompue
de spasmes et de vagues. J’avais l’impression que cela ne s’arrêterait pas. J’ai expérimenté le « dry O  » et ce, à deux reprises au cours de cette session qui m’a comblé, (et même ému) car je n’en attendais pas tant.

Je conseille à tous les apprentis de persévérer et de parvenir à ce stade. Pour être un peu moins poétique que Hyménée en matière d’analogies, (les  » laborieux  » sont en phase d’apprentissage) ce serait un peu comme apprendre à conduire non pas une voiture, mais son corps et se familiariser avec les commandes de son fonctionnement interne.