#14766
HyménéeHyménée
Participant

Bonsoir Hector,

Je me retrouve beaucoup dans ce que vous écrivez. A croire que c’est mon double qui écrit mais quelques années auparavant. Une sorte de translation temporelle 😀

J’ai un peu de temps ce soir, alors j’en prends pour vous répondre. Et puis hier soir, j’ai clairement passé le cap que je visais depuis quelque temps. Cela a été assez furieux, et j’en suis d’autant apaisé 🙂

Bon …

Cela n’est pas pour moi la fin d’un cycle comme l’éjaculation, et c’est pour cela que je comparais avec les orgasmes de mon ex qui après avoir exploser (ou succomber au plaisir) ne s’arrêtait pas la et repartait.
Il y a comme un gout de non achever dans ce que je vis actuellement. Et même les fois ou une éjaculation se déclenche de l’intérieur, même si c’est extrêmement bon, j’ai cette sensation qu’il y a mieux, plus intense, plus « dévastateur » qui attend pas loin mais que je n’atteint pas. C’est ce canal qui j’espère va finir par s’ouvrir.

C’est exactement ça ! Vous y êtes : vous avez le désir en vous d’un quelque chose que vous n’avez jamais vécu, mais que vous avez vu et qui résonne encore en vous. Vous savez que ça existe, vous souhaitez le vivre et sans le reconnaitre réellement,vous êtes persuadé que c’est possible. On y est.

A l’adolescence, j’ai trouvé profondément injuste que les femmes me soient présentées comme pouvant jouir plusieurs fois d’affilé, et, rajoutait-on : « contrairement à vous les mecs ». Une vraie injustice.

Aujourd’hui, à l’époque où le porno est à portée de toutes les souris, chacun peut prendre le temps d’intérioriser ce phénomène multi-orgasmique et désirer le vivre à l’identique. Un peu comme on a envie de jouer aussi bien que tel guitariste, ou danser aussi bien que telle star.

Après, je suis preneur de tout conseil permettant d’avancer. Et si j’ai bien compris un de vos autres posts, le fait de se visualiser femme, d’accueillir à bras ouvert sa partie féminine facilite la chose.

C’est-à-dire que c’est mon fantasme et ma façon de le raconter, et j’ai l’impression que c’est le votre aussi. Après avoir vécu ce fantasme, j’en ai eu d’autres. Cela émerge une fois que les précédents sont épuisés.

De ce dont je puis me souvenir, j’ai eu plusieurs phases :

J’ai par exemple été fasciné par les orgasmes anales sans que la fille ne se touche le clito ou la vulve. Cela a été longtemps pour moi la « preuve », qu’il y avait quelque chose à aller chercher. Et puis, je l’ai trouvé.

Ensuite, les orgasmes multiples.

Il y a eu aussi le mystère des filles qui peuvent jouir en public, sans être bloquées par la caméra ou la présence de l’inconnu. Pour me guérir, je suis allé m’abandonner aux mains et au regard de multiples masseuses. C’était très excitant et très dangereux subjectivement : je poussai mes limites et les limites de l’acceptable. L’apogée de cette époque a été de pratiquer le Vice avec l’une d’elle … qui a été très surprise, pas du tout choquée (car pro ?) et plutôt ravie de l’expérience. Ca l’a changé de son ordinaire et lui a ouvert des horizons.

Aujourd’hui, mon fantasme, c’est la série Blacked. J’ai tout de suite été saisi par l’esthétique, et l’envie d’être toutes ces femmes sublimes en même temps, est née sans même le vouloir … Il y a une telle sensualité dans cette série, cette langueur, ce côté assumé, maîtrisé. Une vraie maturité. Et les orgasmes sont tellement pleins. Ils sont cherchés et préparés tellement lentement. Le rythme corporel aussi me correspond. Les postures. Les embrassades goulues. Les gestes tendres, pleins.

Voilà : le fantasme que je commence tout juste à vivre en ce moment, c’est d’être rempli entièrement comme ces filles voluptueuses. Ma fixation n’est plus anale, mais vaginale. Alors, je me « reprogramme » (rewiring ?) pour me sentir ainsi.

Ca a marché hier nuit. Une transe incroyable. Je tacherai de vous en parler bientôt. La question épineuse : « Comment se sentir plein ? »

Pour revenir à votre questionnement, je crois qu’il suffit de chouchouter les fantasmes que l’on projete dans les autres. Les repérer, les reconnaitre, les accepter, les travailler, les désirer, les aimer, les transformer en fournaise au point où le cerveau, les nerfs, les chaires saturent et finissent par passer à l’acte. Qu’est-ce que c’est bon d’être homme de Joie ! 😀

Il faut aussi avoir envie de se toucher vraiment, à pleines mains ou un effleurement, explorer son corps, le seul corps que l’on ait, reconnaitre qu’il a des défaillances, le reconnaitre aussi dans les corps sublimes des femmes que l’on aime.

Ah! J’oubliais une étape, que je situerai vaguement entre les orgasmes multiples et les orgasmes en public (dévoilés) : les femmes fontaines. Alors, ça ! C’est pas rien à vivre ! Cela se produit quand votre orgasme prostatique emporte avec lui votre envie d’uriner, en plus de l’envie d’éjaculer.

Une vraie victoire sur l’ego et la maitrise de soi, car l’épicentre orgasmique s’étend d’autant : de l’anus aux muscles de la vessie (approximativement). Quand l’orgasme explose, il parcourt d’autant de zones du corps qui restaient auparavant hermétiques. Oui : les orgasmes qui partent du bassin se propagent comme ils peuvent partout dans le corps.

Ils se propagent tant qu’ils ne sont pas arrêtés par la crispation : colonne vertébrale, genoux, machoires, pieds, épaules, doigts, oreilles, … yeux

Le conseil est celui-ci, Hector, et vous savez qu’il ne vient pas de moi : « Follow the white rabbit ». 😉

Vous nous raconterez ? 🙂

Bonne nuit