#18508
AndranerosAndraneros
Modérateur

Je ne me suis pas vraiment posé ces questions très anatomiques ou médicales. L’acte de reproduction associe chez l’homme plusieurs actions :
-1) l’érection qui permet le dépôt du sperme au fond du vagin,
-2) le regroupement de tous les composants du sperme expulsés de leur glande génératrice vers la base de la prostate sous l’effet de contractions des glandes et ou des tissus qui les entourent,
-3) l’éjaculation qui expulse le sperme de la base de la prostate vers l’extrémité du pénis avec les contractions périnéales,
-4) la montée d’un plaisir très intense accompagné d’un état de satisfaction profonde.

Ces actions sont associées pour la réussite biologique de l’acte mais sont indépendantes et résultent de l’activation de circuits différents. C’est le cerveau qui gère hors du champ conscient la coordination de ces réflexes. La dégradation de l’état de santé peut briser cet enchaînement ; l’apprentissage permet aussi de décomposer cet enchaînement pour amplifier et répéter les orgasmes.

Dans ce dernier cas l’érection n’est pas nécessaire pour le déclenchement du réflexe oprgasmique. Elle peut se produire ou ne pas se produire. L’éjaculation est encore moins nécessaire dans la mesure où l’on va chercher à l’éviter complètement pour permettre la répétition des orgasmes. Par contre le cerveau peut garder toutes les formes de contractions non éjaculatoires qui participent à la sensation du plaisir en ouvrant ainsi la voie aux orgasmes secs (« dry O’s »).

Ce qui me paraît important, en revanche, c’est le maintien de la sensibilité de la prostate et de la zone périnéale, anale et rectale. Cette sensibilité est liée à l’état des nerfs et des tissus concernés et à la capacité du cerveau à amplifier les signaux qu’il reçoit de cette zone. Si une intervention chirurgicale ne respecte pas l’intégrité des nerfs et des capteurs ou modifie la structure des tissus, la conséquence est la perte de tout ou partie de la capacité de jouissance du malade. Je regrette avec vous que jamais à ma connaissance les chirurgiens ne vous informent explicitement et clairement des conséquences de leur intervention sur ce point. Il ne reste qu’à travailler pour aider le cerveau à mieux amplifier les signaux qui restent et à ouvrir d’autres voies pour déclencher le réflexe orgasmique, comme vous le faites.

Bon cheminement @matou8313.