#19488
AvatarLerris
Participant

Salut fidelio et bienvenu sur le forum !

Bien que tout le monde soit différent, j’ai retrouvé beaucoup de mes propres impressions dans ton message (tu es comme moi d’ailleurs, tu écris des gros pavés !).

Mais j’ai fini par m’apercevoir que ces tremblements m’empêchaient complètement de me relaxer car mon corps était tellement en tension que j’en arrivais presque à claquer des dents.

Dans mes premières sessions, j’ai eu beaucoup de tremblements aussi. Je pensais que c’était l’effet recherché, mais en fait je me suis rendu compte que ces tremblements parasitaient mon expérience et m’empêchaient de ressentir des sensations plus subtils, plus profondes.
Comme le disent les autres, il faut donc se relaxer considérablement pour éviter cela. Car, pour certains, ils semblent que les tremblements n’empêchent pas le bon déroulement de la séance, mais pour d’autres, cela devient un obstacle.

Andraneros le raconte très bien, plus tu sens les sensations arriver, plus il faut te détendre. Je dirais que ton corps, comme le mien et d’autres, a tendance à se crisper lorsqu’il ressens du plaisir. On est habitué à cela avec l’orgasme du pénis. Pour trouver l’orgasme prostatique, c’est tout le contraire qu’il faut faire, et ça demande un apprentissage. Personnellement, je me bats encore avec certains crispations qui se manifestent complètement inconsciemment, je sens le plaisir venir, monter, et d’un coup je me rends compte qu’en réalité j’ai commencé à me crisper, il faut donc que je me détende, etc.

C’est néanmoins au moment de commencer les contractions que les choses s’embrouillent pour moi. Je ne sais toujours pas bien les doser ; on vous répète tellement qu’il faut qu’elles soient touuuuutes petites petites que je ne ressens vraiment rien au début.

Comme tu le dis un peu plus loin, certains ne font strictement rien. Pas de contractions volontaires. Ça peut marcher. Dans certains cas, tu te rendras compte que ton corps agit très bien tout seul.
Dans d’autres cas, il faut effectivement faire de minuscules contractions. Dans mon cas, quand j’y ai eu recours dernièrement, c’était plus des « visualisation de contractions » plus que des vrais contractions. Je visualise une sorte de mini battement, sans faire l’effort de contracter vraiment.

Je l’ai guidé un peu avec des mouvements du bassin pour ne pas le perdre, c’est monté, monté, monté, et là… j’ai éjaculé.

Encore une fois, on a rencontre des problèmes similaires. A un certain niveau de progression, j’ai cru que j’avais trouvé le « truc », j’ai senti un plaisir arriver, je l’ai accompagné, et j’ai éjaculé. Je peux encore le faire, il suffit que j’accompagne le plaisir en contractant au niveau du périnée. Mais, ce n’est pas ce que je recherche, et toi non plus. Donc : détente. Laisse toi faire. Ou plutôt laisse ton corps faire.

Je sais que ce sont des conseils difficiles à appliquer car ils vont à l’encontre de la façon qu’a ton corps de réagir habituellement. Ça demande aussi de bonnes conditions. Et je sais aussi que, dans l’impatience et la frustration, c’est encore plus dur de se laisser vraiment aller. En plus, au début, comme on ressens des sensations assez faibles, on a forcément tendance à vouloir « appuyer plus fort », à contracter fortement donc, voire même à utiliser les mains pour guider l’Aneros. Mais, c’est une voie sans issue. Il faut prendre patience, accepter les sensations du moment dans la plus grande des décontractions. Et puis, peu à peu, on se rend compte que les sensations grandissent de séances en séances, voire entre les séances. On sent que la prostate titille alors qu’on ne la sentait pas du tout avant, etc.