#19827
fideliofidelio
Participant

Lors de mes 2 dernières sessions j’ai expérimenté ce que c’était que de vraies puissantes contractions involontaires avec un plaisir très marqué et des vagues agressives, et tout ça SANS Aneros.
Le lendemain fut une vraie journée calvaire dans le sens où je me suis cru dans la peau de l’héroïne du Déclic, la BD de Manara : ma prostate me titillait tellement que je devais constamment la tenir à l’arrière de ma conscience, et si jamais je lui laissais de la place au premier plan, le plaisir et les contractions involontaires arrivaient en un claquement de doigts, quelque soit l’endroit où je me trouvais, comme si quelqu’un appuyait sur un bouton pour me mettre à l’envers ! Flippant. Le sur-lendemain ça allait un peu mieux, mon esprit était moins attiré par la suggestion et je pouvais vaquer normalement à mes occupations, mais toujours en restant sur mes gardes. Ça m’a permis de relire les dernières interventions de @andraneros, qui répétait inlassablement qu’il fallait absolument se détendre, rester calme et patient. Du coup pour la session d’aujourd’hui je me suis donné comme objectif de rester constamment focalisé sur mon souffle le plus lent et calme possible, sachant que je serais assailli par les contractions involontaires de toute manière.

Donc j’ai expérimenté ça. Dès le début, j’ai compris que le rythme lent et profond de ma respiration renvoyait les contractions en arrière et donc le plaisir qui y était associé. J’étais content de voir que je n’étais plus esclave de ma prostate, mais aussi insatisfait de constater que le plaisir n’était pas vraiment au rendez-vous. Partant de cette constatation je me suis mis à jouer avec ma respiration et mes contractions pour voir si je pouvais trouver un point d’équilibre. Le corps fonctionne comme ça, plus on respire lentement, plus les battements de cœur se calment et moins on est sexuellement excité. En revanche, plus on est excité plus le cœur bat vite, plus les muscles se contractent.

Le traité d’Aneros précise en permanence d’y aller piano sur les contractions, c’est ce que j’ai fait. En a résulté au bout d’1/2 heure une séance plus douce pour mon cœur (bon point), un plaisir plus diffusé mais pas moins grand, et surtout des contractions plus longues en durée, moins agressives, à l’intensité contenue. J’étais assez content du résultat, j’avais moins l’impression de me faire violer par ma prostate ! 😀 J’ai commencé à vocaliser un peu (ce qui ne m’était jamais arrivé auparavant) et j’ai conscience de m’être encore un peu plus abandonné que toutes les autres fois.
Je pense que mon rewiring se fait tranquillement, par paliers successifs, à mesure que je laisse les barrières mentales s’ouvrir l’une après l’autre. Je suis persuadé que ce lâcher-prise que certains d’entre-nous avons tellement de mal à expérimenter vient de ce que l’on refuse au fond de se laisser prendre par le plaisir. J’utilise le mot « prendre » à dessein, ce n’est pas pour rien que la prostate est accessible par l’anus. Pendant la séance je me suis délibérément imaginé dans la peau d’une femme qui se fait prendre, dans ce but précis.

Je suis arrivé à ce résultat sans mon helix (que je commence à trouver un peu trop direct), après une demi-heure de relaxation en auto-hypnose. Je pense que je vais essayer le Eupho maintenant car j’ai besoin éventuellement d’un truc plus subtil pour cultiver ces contractions plus douces et plus ciblées.