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aneveilaneveil
Participant

Andraneros Merci pour votre longue réponse, vos conseils pour adopter les jouets au sein du couple et votre très beau témoignage qui nous montre que ce que les médias appellent communément un « couple senior » n’est pas fatalement voué aux frustrations, aux renoncements progressif de la sexualité, ou à une relation pleine d’aigreur, de ronchonnement, de propos acariâtres et de stress mutuel… (c’est malheureusement le lot courant des couples de retraités que je connais)
Ce témoignage me montre au contraire l’inverse : l’age peut au contraire être mis au service d’une profonde connaissance de soi et d’un épanouissement du couple pouvant dépasser toutes nos attentes.
Pour y arriver cela implique sûrement beaucoup de qualité d’écoute et de dialogue au sein du couple et sûrement aussi pas mal de courage pour arriver à remettre en question les zones de confort établies et affronter ses monstres intérieurs et la peur de l’inconnu.

De mon côté j’ai encore un gros blocage psychologique qui freine considérablement ma progression vers le super O,
d’un autre côté je vis une renaissance de notre couple avec la découverte d’une nouvelle qualité de relation et de connexion plus profonde, mais ces blocages (critique intérieure) sont également un frein à cette nouvelle relation car la peur et l’inquiétude empêchent vraiment une vraie présence.
Ma compagne pense que je vise deux objectifs à la fois et que c’est peut être bien trop ambitieux et compliqué pour l’instant.
(notre intérêt commun pour la sexualité Tantrique et ma quête du plaisir prostatique)

Mon problème actuel est ce que l’on appelle un ancrage (négatif) en PNL, soit un état émotionnel inhibant, une peur qui peut se déclencher à chaque fois qu’une situation nouvelle peut rappeler et donc réactiver l’état émotionnel d’une situation désagréable passée.
J’ai « programmé » inconsciemment, ou plutôt une « critique intérieure » a programmée insidieusement en moi l’idée que l’exploration du plaisir anal était incompatible avec « une vie de couple normale » ou le fait que ce chemin impliquait forcément une perte de mon identité masculine et de ma virilité, faisant que je n’étais plus digne d’elle…
Je sais pertinemment que c’est faux, mais il est difficile de défaire soi même un tel ancrage.
Une piste d’audio-hypnose traitant de l’estime des soi et de la critique intérieure a partiellement améliorée les choses mais je sais que le travail n’est pas terminé…
Je connais un peu les principes de la PNL et je vais essayer de travailler là dessus, mais si je n’y arrive pas je ne tarderai pas à aller consulter un hypnothérapeute-PNL.

Comme le dit Jacques Ferber, un travail sur la sexualité nous confronte inévitablement à nos zones d’ombres dont nous nous étions accommodés et que nous avions enfouis, mais la progression de notre sexualité parallèlement à notre développement personnel nécessite le plus souvent de devoir affronter nos monstres intérieurs et d’ailleurs Andraneros votre témoignage le confirme en filigranes :

Mon cheminement m’a permis d’une part de découvrir les richesses cachées de ma sensualité et d’autre part de faire tomber les barrières invisibles qui existaient encore dans notre couple après tant d’années passées ensemble. Au fil des ans nous devenions de moins en moins amants, de plus en plus Mémé et Pépé.

Je ne sais combien d’années vous a-il fallu pour arriver à une telle liberté et une telle complicité au sein de votre couple ?

Convaincue par la transformation qu’elle voit en moi et rassurée sur les effets qu’elle a sur notre relation, ma femme a franchi cet été une barrière dont elle ne voulait même pas s’approcher. Elle a en effet décidé de découvrir ce que pouvait apporter la stimulation anale.

Pour ma compagne sa zone anale est pour l’instant une zone interdite, elle me dit que c’est pour elle sûrement un tabou qu’elle ne peut affronter et que son orifice vaginal lui suffit amplement. Je respecte totalement ce ressenti d’autant plus que la sodomie n’est plus pour moi une source de fantasmes ou une priorité à expérimenter.

Début décembre ma douce m’a fait le cadeau de son premier orgasme déclenché par stimulation anale… Depuis elle a appris (très vite) à faire exploser ma prostate.

Dans la mesure ou les femmes sont dépourvues de prostate, est il nécessaire d’avoir un objet (boule de geisha ou autre) enserré dans le vagin de manière à ce que le plaisir anal stimule le point G, ou la seule stimulation anale (sodomie ou gode anal) peut elle déclencher un tel orgasme ?
Quand à « faire exploser votre prostate » si ce n’est pas trop indiscret comment s’y prends-elle ? Avec un objet ou avec ses doigts ?
Cela m’intéresse beaucoup car depuis les débuts et les quelques jours d’excès (un peu fougueux) de stimulation de ma prostate par les doigts de ma compagne et l’impuissance temporaire mais tout de même relativement longue qui en a résultée, je me méfie un peu et à part un doigt qu’elle introduit parfois dans mon anus, nous n’avons pas osés renouvelé l’expérience…

Encore merci Andraneros pour ce véritable travail de coach que vous menez si généreusement sur ce forum.