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AndranerosAndraneros
Modérateur

Ma compagne pense que je vise deux objectifs à la fois et que c’est peut être bien trop ambitieux et compliqué pour l’instant (notre intérêt commun pour la sexualité Tantrique et ma quête du plaisir prostatique).

Elle a raison si votre quête du super O’ est la conséquence d’un besoin non maîtrisé de plaisir pour compenser un désamour profond, inspiré par votre inconscient, de ce que vous êtes.
Elle a tort si votre quête du plaisir prostatique est la conséquence d’une recherche pour améliorer par ce biais la perception de votre corps à un moment où l’âge commence à se faire sentir.

La pratique du massage prostatique avec un masseur non vibrant s’inscrit naturellement dans les principes présents dans le Tantra ou le Tao. Elle conduit à la découverte et à une forme de contrôle d’une énergie interne pour ceux qui vont au bout de leur cheminement. Elle permet à l’homme l’apprentissage d’un état d’esprit où il ouvre son être pour recevoir son plaisir, au lieu de le prendre. Elle lui permet de découvrir qu’il est masculin et féminin à la fois.

Si vous parvenez, avec l’aide de votre femme et si nécessaire celle d’un thérapeute, à accepter que ce cheminement ait, provisoirement à mon avis, quelques effets négatifs vous pouvez visez les deux objectifs. N’oubliez pas que la découverte du super O’ ne se fait ni dans l’effort ni dans la tension mais dans la pratique, la patience, le relâchement, l’écoute et l’acceptation.

Mon évolution et celle de ma relation avec ma femme s’est faite, et se fait encore, en gros depuis le début de mon cheminement et ma découverte du blog d’Adam et du Traité d’Aneros et mon inscription sur le forum.

Ma femme, comme moi avant, avait le même tabou. Elle a d’abord accepté que je joue avec mon anus, puis elle a commencé à manipuler timidement mon masseur pendant nos câlins, puis avec plus de naturel. Jusqu’à récemment elle n’avait pas dépassé le stade de la caresse externe. La règle était que je ne devais pas cacher mes explorations, que je devais lui en parler et que je ne devais rien lui imposer.

Ma femme a fait son apprentissage du plaisir anal sans stimulation vaginale simultanée (pour appliquer les mêmes règles que celles que nous suivons pour notre découverte du plaisir prostatique !). Son nouveau plaisir est donc vraiment anal. L’étape suivante, quand elle jugera sa nouvelle aptitude à jouir suffisamment maîtrisée, sera de combiner les stimulations vaginales, anales et clitoridiennes. Jusqu’à nouvel ordre seule l’alternance est au programme.

Cette expérience est très nouvelle pour elle et encore difficile à exprimer clairement. Elle dit sentir une forme de pression interne, comme un poids, centrée sur l’anus qui le fait trembler et peu à peu se contracter jusqu’à la perte de contrôle. Son premier orgasme anal, en dehors de ma présence, l’a tellement surprise qu’elle n’en a ressenti aucun plaisir. Elle dissocie cette forme d’orgasme de ceux qu’elle a au niveau du clitoris ou du vagin. Son plaisir est très différent pour chaque type d’orgasme. Pour l’instant l’orgasme anal lui apporte plutôt moins de satisfaction (moins fort ou moins bien ressenti ?.

Quant à l’efficacité des massages prostatiques qu’elle me fait, je pense qu’elle est autant, sinon plus, le résultat de ma nouvelle sensibilité et de mes nouvelles aptitudes à jouir que de sa technique à proprement parler. Au départ elle suivait mes indications, maintenant elle s’approprie peu à peu les mouvements qui deviennent aussi naturels pour elle que les autres caresses qu’elle sait prodiguer. La lubrification est toujours très abondante, tant dans mon rectum que sur ses doigts et ses ongles sont coupés très courts bien sûr.

Bon cheminement @aneveil.