#23124
SeverusSeverus
Participant

Malgré la perte de mon précédent message et que j’ai un peu la flemme de tout réécrire, je vais quand même refaire un post. Je pense que mes expériences de débutants peuvent être utiles et que mes ressentis peuvent trouver des échos, des conseils afin de progresser encore.

Mes dernières séances ont été d’importantes avancées sur la route de la carte au trésor. En effet, j’ai ressenti et validé différentes étapes importantes. Reste cependant à les confirmer.

Je m’étais arrêté ici sur des questionnements concernant la méthode. Je me suis donc particulièrement attaché à cela sur mes deux dernières séances que je vais relater avec précision, mais concision (toujours la flemme… 🙂 ).
Je me suis pas mal questionné sur la bonne utilisation de le lubrification. Je ne me sens pas encore ni d’essayer la méthode froide, si de prendre trop de temps à préparer mon masseur. Aussi, je retiens surtout l’idée d’une association de plusieurs lubrifiants. Je n’ai pas encore beaucoup investigué là-dessus, mais je suis parvenu à un compromis efficace. J’utilise un mélange de 50% Pjur Basic à Base de Silicone et de 50% de Just Glide Anal. Le mélange n’est pas très ragoutant (c’est blanchâtre, visqueux et avec un comportement au doigt un peu surprenant) mais c’est particulièrement satisfaisant : une bonne lubrification sur la longueur, une sensation de confort et pas de gêne avant et après. Seul point un peu problématique pour le moment : la texture n’assure pas une injection facile. Ce n’est pas compliqué, mais c’est moins aisé qu’avec les deux lubrifiants séparés. Le choix de les mélanger est un choix de facilité. Et comme cela fonctionne…

Ma première séance s’est axé sur le ressenti du masseur. Mes précédentes expériences ont été assez concluantes, mais j’ai surtout compris que le problème que j’avais était une relative incapacité à cibler exclusivement la sensation de l’Aneros, pour ensuite chercher à l’exploiter. C’est donc ce que j’ai fait dans un premier temps. Pour ce faire, j’ai cherché à trouver la bonne position. J’ai beaucoup tourné durant cette séance, passant d’une position allongée sur le dos à la position sur le côté, recommandée pour débuter. J’ai constaté quelles étaient les différences de sensations. La position allongée donne plus de maitrise de mon corps, tandis que sur le côté, je ressens plus rapidement un certain état d’excitation.
La recherche de la position idéale s’est accompagnée de la recherche des conditions optimales. J’ai rapidement constaté que ma prostate n’est pas franchement du matin. La session ou deux que j’ai tenté le matin ne fut pas concluante : un corps peu réceptif, une concentration difficile à tenir. Bref, des résultats fades. Je pense que je réagis mieux à la stimulation en fin de journée. J’ai testé après une journée de travail et après une journée d’oisiveté, les deux conditions semblent donner des résultats du même acabit. Dès que je mettais en place le masseur, une quantité significative de liquide pré-éjaculatoire faisait son apparition. A de moment, mon penis en crachait une bonne quantité. Ensuite, je suis arrivé à la constatation que je réussis à mieux tenir le cap en étant dans la pénombre ou l’obscurité. En fait, dès que j’ai de la lumière, elle me gêne un peu. Même si elle est indirecte, je ne peux alors m’empêcher de regarder autour de moi, et notamment mon penis, que j’utilise comme marqueur d’excitation (notamment la quantité de liquide qui en sort…). J’ajoute que la tentation est forte de le saisir. Et cela est prohibé ! Donc, dans la nuit, c’est plus adéquat, plus calme et plus relaxant.
Cette première séance, je l’ai fait avec l’idée de pousser activement à l’animation de mon corps entier. J’ai donc beaucoup bougé. Les résultats ne se firent pas attendre. Ils ne furent pas tous des succès, mais plutôt des informations. Déjà, la position allongée semble la plus performante pour moi. La position de côté montre de bons résultats sur les sensations, mais j’ai très rapidement chaud. C’est peut-être lié justement aux bons résultats, mais pour le moment, cela ne m’aide pas vraiment. Ensuite, j’ai beaucoup stimulé durant la séance, animant le masseur de mouvements sans cesse. Ce fut plaisant, mais pas trop relaxant finalement. J’ai été maitre de la stimulation sans trop justement prendre le temps de l’apprécier, et donc de laisser une porte ouverte à une dérive indépendante venant des mouvements du masseur.
J’ai eu des poussées de plaisir, à m’en arracher des râles. Les vagues furent courtes, j’ai eu la plus grandes des difficultés à les maintenir. C’est une remarque que je dois faire. J’ai encore assez peu de baisse de contrôle de moi-même. Lorsque je sens quelque chose de bon arriver, je ne baisse pas assez mes défenses pour le laisser déferler. Je pense que j’intellectualisais alors trop ma recherche du plaisir.
Mais j’ai tout de même à retirer de bonnes choses de cette séance. J’ai mis au clair les conditions favorables, restait alors à faire en sorte d’exprimer plus de laisser-aller.

La seconde séance, celle d’aujourd’hui, a eu pour but d’explorer la perte de contrôle et surtout à réviser mes mouvements. Lors de la séance précédente, j’activais de force mon masseur. A la lecture des différents témoignages, sur ce site et sur le forum Aneros, il est primordial que le masseur ait sa vie propre. Je me suis donc recentré sur une pratique de mouvements subtils et doux.
J’ai lu que les exercices de Kegel étaient une bonne approche. J’ai pratiqué ces exercices de temps à autres. Avant de faire cette séance, je me suis entrainé dessus. Les mouvements calmes, intérieurs, visant à activer les muscles du périnée, je pouvais les sentir facilement et les localiser. Mais avec l’Aneros en place, ce fut bien plus complexe.
J’ai passé plusieurs minutes, voire plus, à activer sélectivement des muscles et à les contracter. J’avais l’impression d’être fait d’un seul bloc au niveau du bas ventre : tout bougeait en même temps. Il m’a fallu du temps, du calme et une bonne dose de relaxation pour différentier les mouvements. Je parvins à séparer un mouvement abdominal d’un mouvement pelvien-dorsal. Le mouvement abdominal était comme celui qu’on fait pour se retenir d’uriner. Ce mouvement n’active pas du tout le masseur. Il se contente de suivre le mouvement, tout en étant je pense un peu coincé dans le rectum. Finalement, l’inefficacité de ce mouvement me rassure. Cela prouve que ma prostate est du bon côté, et pas dans mon abdomen !
Une fois le mouvement général trouvé, il fallut réussir à isoler celui spécifique du rectum et de l’anus. Je ne parviens pas à contracter l’anus doucement, aussi je pense que cela n’aide pas l’Aneros à bouger, il doit être coincé. Par contre, doucement, je suis parvenu à mettre en place le mouvement rectal. De lentes et diffuses oscillations. J’ai ressenti le même effet que lorsque je fais les exercices de Kegel. Sauf que là, j’avais le masseur le plus.
Immédiatement, je sentis l’effet. Le masseur bougeait en phase, mais librement. Aussi, il venait à chaque contraction frôler et taper la paroi séparant le rectum et la prostate. Ce fut déjà une grande victoire : pour la première fois, je sentais ma propre prostate autrement qu’avec un doigt. Je passais alors pas mal de temps encore à affiner mon mouvement, à trouver la bonne position et à me laisser aller. Je n’ai pas ressenti véritablement du plaisir, pas encore. Mais ce qui est certain, c’est que la sensation était agréable. Je ressentais du confort et de la satisfaction. Je pense d’ailleurs que la phase de « rewiring » est encore en court et nécessite encore du temps.
J’ai alterné deux positions : 1) de dos, un coussin sous le bas du dos, les jambes légèrement écartées et le bras tendus, loin du corps. 2) en position en chien de fusil, les genoux bien remontés vers le corps, les bras tendus devant moi. Comme je l’ai déjà dit, les deux positions me permettent de bonnes sensations, bien que la seconde soit de loin la plus explicite. Mais là encore, rapidement, j’avais chaud, et je revenais donc en position 1.
Je me suis alors abandonné. Mon corps a peu à peu stabilisé son rythme. Mes petites oscillations ne me demandaient pas d’effort. J’étais très bien, l’esprit serein. J’eus même vaguement l’envie de m’endormir.
Cela a duré… un certain temps…
J’ai été surpris par ma copine, alors qu’elle est rentrée du travail. Comme je l’ai dit avant, elle préfère me laisser expérimenter seul. Je préfère moi-même passer ces phases d’expérimentations seuls. Son retour aurait dû me faire arrêter. Mais j’étais trop bien, je ne pouvais m’y résoudre. Je suis donc resté sur le lit, à tranquillement osciller.
C’est à ce moment que je pris conscience que depuis quelques temps déjà, je pense, les oscillations du masseur ne suivaient plus exactement celles que je lui donnais. En effet, parfois, pour une vague, le masseur venait frapper 2 ou 3 fois la paroi contre la prostate. Ces prémices de contractions involontaires s’accompagner aussi de tremblements de mes membres : jambes, bras, bassin, tous se prenaient des spasmes courts. Le sentiment de confort devenait de la plénitude. Bien, et surtout conscient, je ressentais de petites choses me parcourir.
Lorsqu’il fut vraiment le temps d’arrêter la séance, ma femme ayant faim et nous avions des choses de prévu, elle me regarda un peu avant que je stoppe. Elle-même a constaté les tremblements et l’activité de l’Aneros dans mon anus. Bien que je ne sois pas du tout amateur de ce genre de choses, je regrette de ne pas avoir branché une webcam pour observer mon état. Je le ferai peut-être, je ne sais pas. Je suis quand même assez excité par voir l’effet du jouet sur moi.

Après une bonne douche, je suis revenu une première fois écrire un message…
Je le refais car il n’a pas été enregistré… :’(

Malgré tout, ce bilan n’est pas trop court, je suis motivé !
Je peux pour terminer dresser une petite liste de remarques :
– 1) La position est primordiale. Je pensais aller vers celle recommandée par le concepteur, mais il y a quelque chose que je maitrise mal, et j’ai rapidement chaud. En plus, j’ai l’impression de ne pas savoir quoi faire de mes bras.
– 2) Je ne détiens pas le secret d’un lubrifiant miracle, mais celui-ci marche bien. Je vais continuer à l’utiliser donc.
– 3) Certains exercices préliminaires peuvent être utile. Identifier ses muscles internes n’est pas simple, cela l’est encore moins avec l’Aneros en plus, je trouve.
– 4) J’ai mis du temps, mais j’ai trouvé un mouvement qui semble initier des choses. Par contre, j’ignore s’il est bon en définitive. Il donne à l’Aneros une vie propre et je ressens clairement ma prostate. Mais est-ce suffisant pour progresser ? Vos avis sont les bienvenus.
– 5) A la sortie de la séance, je n’ai envie que d’une chose : recommencer. Je vais résister à la tentation, pour repousser la prochaine séance après le WE. Je pense qu’il faut laisser la prostate reprendre une vie normale, afin de l’habituer sur des séances régulières, mais pas trop souvent. D’autant plus que celle-ci a duré longtemps (plus de deux heures en tout).
– 6) Je suis très confiant pour la suite. Plus que jamais, je ne regrette pas cette acquisition.

Je continuerai la chronique de mon voyage. Je n’ai pas eu le trésor cette fois, mais j’ai clairement trouvé quelques pièces d’or !