#23194
SeverusSeverus
Participant

Je reviens ici, pour poursuivre ma chronique à la recherche du trésor.

Depuis mon dernier message, je n’ai effectivement pas eu ni le temps et l’occasion de refaire des expériences sur moi-même et de poursuivre donc l’apprentissage de mon corps et du plaisir prostatique. Je sens bien que cette recherche ne peut être concluante qu’à la condition d’être entièrement disponible. C’est donc pour cela que je me suis un peu rattrapé ces derniers jours, bénéficiant d’un WE prolongé, relativement tranquille de surcroit.

Je suis parti là où je m’étais arrêté. En réfléchissant sur des points à améliorer, et en prenant en compte aussi les divers conseils et témoignages, j’ai pris la décision de changer trois choses.
Premièrement, je suis revenu à une position « plébiscitée » par les concepteurs de l’Aneros et sur les forums américains (et ici aussi). La position de coté, puisque c’est de cela qu’il s’agit, offre un grand avantage de confort et ouvre la porte à une relaxation plus rapide. Une fois la bonne position trouvée, c’est une respiration plus posée, une détente musculaire plus marquée et une perception des sensations que je trouve plus aiguë. La position, c’est un point très personnel. Ce qui fonctionne avec quelqu’un ne fonctionne pas autant avec un autre. Cependant, si mes expériences peuvent aider… Personnellement, donc, je me met sur le coté gauche, la jambe gauche ramenée vers moi, le genou formant un angle important (la jambe est donc presque pliée). L’autre jambe est un peu plus tendue et posée sur la gauche. Mon buste s’effondre un peu sur le coté et ma tête s’enfonce vers ma poitrine. Les bras sont posés vers l’avant, dans un état un peu mou. A plus d’un terme, cette position correspond facilement à une posture que je prend parfois pour m’endormir.
Deuxièmement, j’ai revu drastiquement la manière de démarrer. Je pose désormais ma respiration longuement, en utilisant la respiration abdominale, et en inspirant et expirant par le nez. Les bouffées sont longues, je les prolonge afin de bien faire circuler l’air. Cette méthode est celle requise dans les relaxations en yoga, par exemple. C’est une bonne méthode pour se calmer, d’ailleurs. Je fais donc ces exercices de respiration une fois l’Aneros en place. Je n’active aucun mouvement anal ou rectal, sauf involontaire. Le but est, comme il est dit sur le forum américain, de faire accepter le masseur par le corps. Je reconnais que je négligeais jusqu’à présent ce temps de relaxation, passant directement aux massages et aux contractions. Je ne pourrais au plus juste estimer l’avantage de temps préliminaire. Mais l’effet peut être ressenti, je trouve que mes séances sont depuis plus efficaces et moins perturbées. 5 ou 10 minutes suffisent, d’autant plus que rapidement, une respiration profonde fait bouger l’abdomen et entraine peu à peu le masseur avec. Pour aider à ma relaxation, j’ai aussi pris l’habitude de mettre une musique calme et paisible, pour habiter la pièce, et accessoirement éviter le bruit extérieur de me perturber.
Dernier point, crucial… J’ai remarqué à la fin de mes précédentes séances que la zone du périnée était très légèrement douloureuse et irritée. Des séances longues sollicitent durement cette partie du corps. Sans être trop inconfortable, cette gêne n’en restait pas moins une. J’ai donc sorti de sa boite l’Aneros Helix Syn que j’avais commandé mais jamais utilisé. En effet, la lecture du test peu engageant d’Adam sur ce site m’a fortement incité à me rabattre sur l’Helix historique. La différence entre ces deux modèles, outre le silicone qui recouvre l’un, est la plus grande flexibilité du bras qui porte le point chargé de masser le périnée. En l’occurrence, pour ce problème de gêne, c’est la réponse. La pression est moindre, mais elle s’active au fil des mouvements. Je pense que je reviendrai sur le modèle précédent, mais avant, mon apprentissage semble moins compliqué avec la version siliconée.

J’ai donc fait une séance par jour, de samedi à aujourd’hui.
La séance de samedi a débuté par un temps important de relaxation. Je devais en effet ressentir les effets du nouveau masseur et retrouver mes acquis. Retrouver les mouvements et le rythme ne fut pas trop complexe. Je passais plus de temps à expérimenter des mouvements, notamment à maintenir une pression légère, en la calquant sur ma respiration. Le but était alors de varier les sensations et les pressions. Durant cette séance, je fus sur la quasi totalité du temps dans un fort état d’excitation. J’en veux comme preuve la quantité de liquide pré-éjaculatoire que j’ai émis. En prenant du temps, je pus isoler quelques bribes de plaisir, puis retrouver la sensation que j’avais éprouvée avant. L’aneros redevenait autonome. J’eus à nouveau des spasmes et des tremblements. Mais retrouver ce que j’avais déjà connu n’était pas le seul but de ma séance. Certes, reproduire ses succès est indispensable, mais les dépasser est le but. En massant sélectivement, en augmentant la pression ou la liberté de l’aneros via des changements de position, j’éprouvai soudainement une immense, mais fugace, vague de plaisir. Ce plaisir me tordit, au sens propre, mon corps suivant des impulsions contradictoires. J’ai alors poursuivi ma quête, sans plus de succès. J’étais, comme je l’ai dit, toujours excité et assez confortable, mais je ne suis pas alors parvenu à renouer avec ce plaisir trop court. Une séance un peu longue, pas loin de deux heures, s’acheva. Je l’ai terminée avec une sorte de Super-T. Effectivement, l’orgasme éjaculatoire fut plus intense, mais pas particulièrement long. Cela a eu l’avantage de calmer mon excitation.
La séance de dimanche est l’exemple que les séances se suivent mais ne se ressemblent pas. Probablement que les conditions n’y étaient pas, ou alors est-ce la conséquence d’un assez gros repas le midi. Quoiqu’il en soit, je n’ai pas retrouvé ce que j’avais éprouvé la veille. Forte excitation, mais peu de satisfaction. J’ai fait durer le temps nécessaire pour constater que je n’arriverais à rien. Au bout d’une grosse heure et demi, je me suis stoppé. A la différence de la veille, je n’ai rien fait ensuite, je voulais tester l’avantage d’une courte abstinence éjaculatoire sur les séances à venir. J’ai cependant constaté, après la séance, un relatif inconfort anal. J’ai hésité à refaire l’expérience le lendemain, mais j’ai décidé de voir en temps voulu.
On en arrive à la séance d’aujourd’hui. Je l’ai donc faite, en veillant à bien lubrifier (plus que d’habitude) et surtout à tenir un temps maximum et à m’arrêter lorsque ce temps serait écoulé. Je suis revenu aux exactes conditions du samedi (lumière, musique d’ambiance, temps des préliminaires, etc.). Premier constat, mon corps réagit de plus ne plus vite. C’est à confirmer, c’est peut être trop tôt pour le dire, mais j’ai eu la nette impression que les contractions involontaires en phase arrivaient plus rapidement. J’ai travaillé sur le rythme encore, en ajoutant dès que possible des mouvements semi-conscients des jambes, du bassin ou du ventre. J’ai à nouveau ressenti une sorte d’immobilité à des moments, j’étais totalement incapable de contracter mon rectum ou mon anus. Je ne sais pas si vous avez déjà éprouvé cela. Durant plusieurs secondes, plus rien ne veut bouger, je suis bloqué. Les mouvements du corps ont eu comme effets d’amplifier la sensation de plaisir naissant et de limiter mon immobilisme. Il y avait donc toujours quelque chose qui bougeait. Au bout d’un peu de temps (30-40 minutes après le début de la séance), j’ai retrouvé à nouveau ce plaisir ressenti deux jours avant. Malheureusement, il fut encore très fugace. Mais il m’inonda le corps entier. Je libérai mon corps, dans des mouvements plus libres, plus autonomes. J’ai testé de nouvelles positions, alterné les cotés, la flexion de mes jambes. Bref, ça a bougé. Des fois, des vagues bouffées plaisantes me traversaient, tandis que ma respiration s’accélérait nettement (en fin de séance, j’en ai eu conscience que je ventilais fort !). J’ai entr’aperçu quelques pistes pour retrouver mon vif plaisir, mais les chemins n’aboutissaient pas. Au bout d’une heure au total, j’attends la limite que je m’étais imposé. J’ai donc quitté, sans trop de regrets, ma couche. Bilan de cette séance, encore un bel exploit personnel, je me suis amélioré. J’ai dû passer presque une heure avec une érection plus ou moins vive. Et j’ai encore lâché une importante quantité de pré-éjaculation, puisqu’à la fin de la séance, mon gland était bien poisseux. Et pour fêter cela, un renouvellement d’un Super-T !

Que retenir ? Je progresse, c’est le plus important. La lecture de mon corps est encore assez imparfaite, j’éprouve encore des difficultés à savoir accompagner le plaisir pour qu’il se développe.
Je pense que la phase de rewiring est bien entamée, j’accède facilement à un bon niveau de plaisir en fond et je crois que la bonne prise des contractions involontaires est une conséquence d’une adaptation de mon corps.
J’hésite à revenir sur l’Aneros helix classique de suite ou à poursuivre encore un peu avec le syn. C’est vrai que les sensations semblent moins prononcées avec, mais je pense que c’est un bon outil d’apprentissage, justement, pour expérimenter et découvrir. Mais je le répète, je comprend parfaitement la limite qu’il pose, il est résolument moins actif.

Dans un prochain épisode, j’espère raconter que je progresse encore.