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aneveilaneveil
Participant

Bonjour @fredd,
Merci d’aborder ce vaste sujet qui est beaucoup trop laissé de côté tant cela vient casser un unanimisme si répandu et sans aucune nuances au sujet du plaisir Prostatique.

Tout d’abord et pour en être passé par là, le lien entre la découverte du plaisir prostatique et vos problèmes d’érection me paraissent aujourd’hui assez évidents et je sais que cela peut être pour beaucoup une très grande source d’angoisse et de souffrance.

Les problèmes d’érections ont souvent des causes multiples et interdépendantes, mais même si il ne faut pas négliger l’effet désastreux de certains médicaments (antidépresseurs, anti-tension, et bien d’autres), je peux déjà détacher deux grandes causes, l’une « normale », plus ou moins passagère et liée au cheminement prostatique et l’autre d’ordre émotionnelle et psychologique.

1) Au début le plaisir prostatique peu sembler très « envahissant » au point d’occulter grandement le plaisir pénien. Le cerveau se concentre alors plus facilement sur la zone prostatique que sur le pénis et on peut avoir tendance à séparer les deux plaisirs comme deux sexualités différentes, après une cession prostatique on peut avoir le plus grand mal à obtenir une érection ce qui est normal mais peut très vite devenir assez stressant si on y accorde trop d’importances.
Ensuite, avec le temps, le cerveau apprends et l’on « switche » facilement de l’un à l’autre, on peut même ressentir des vagues de plaisir prostatique, voir un orgasme prostatique lors d’un coït, ce qui est absolument délicieux. Mais après une stimulation prostatique intense je peux encore avoir besoin d’une petite phase de détente et de calme afin de revenir sereinement aux sensations de mon sexe.

2) Le plaisir anal ou prostatique, (à partir aussi de ce que je viens d’évoquer précédemment) peut aussi devenir une source de critiques intérieures et d’états émotionnels extrêmement désagréables (culpabilité, peurs, dévalorisation de l’estime de soi, honte etc…) cela amène alors beaucoup de stress et le stress est vraiment le pire ennemi de l’érection. (Le stress génère du Cortisol qui est un « tueur » de testostérone)
Tout ces phénomènes psychologiques (puis physiologiques) puisent leur source dans notre passé, notre éducation et de ce que nous imaginons être les jugements de nos proches…
Les petites phrases entendues des dizaines de fois étant enfant de la bouche de sa mère ou de sa grand-mère comme « Ne touche pas tes fesses c’est sale » ou « si tu touche trop ton zizi, il va tomber » (ma mère et ma grand mère n’avaient malheureusement pas lues Françoise Dolto…) peuvent encore avoir un pouvoir de nuisances intact 45 ou 50ans après.
On peut donc être consciemment tout à fait en accord avec soi même pour vivre des expériences anales et prostatiques alors que tout un fond inconscient ne l’est pas du tout, il se produit alors un conflit intérieur générateur de stress.

Je pourrais en parler des heures, que ce soit des causes comme des différentes thérapies, mais je préfère attendre votre réponse pour cela et les questions d’ @Andraneros sont tout à fait pertinentes afin de mieux vous répondre.

Dans un premier temps il peut être assez utile de consulter un ou une sexologue qui maitrise si possible des thérapies brèves comme l’hypnose-PNL, l’EMDR & HTSMA, la CNV mais il y en a d’autres…
Et surtout se faire prescrire sans délai du Cialis (le 5mg est normalement suffisant) par un urologue ou un généraliste (mais les généralistes préfèrent souvent se défausser pour ce genre de problèmes)
Le Cialis (qui « ouvre les vannes » de irrigation sanguine du Pénis) dont les effets dépassent toutes les attentes, redonne très rapidement confiance et constitue un formidable « filet de secours » quand les problèmes de stress ou d’érection surviennent.
Pour ma part la dose de 5mg (prévue théoriquement en prise régulière et journalière) agit pendant une cinquantaine d’heures. (le problème c’est que les effets du Cialis sont tellement géniaux que je continue à en prendre une fois par semaine bien que mes problèmes de stress et d’érection aient disparus…)

Je parlerai plus tard des pratiques psycho-corporelles, des pratiques énergétiques et des activités qui unissent le corps et l’esprit comme le Yoga, le Tai-chi et bien d’autres encore
qui peuvent faire un bien fou dans ce type de problèmes.