#26315
AvatarCh313
Participant

Prostate absente
Bonjour
Je profite d’une période d’abstinence car je viens de me faire opérer de la prostate.
Moi non plus je ne trouve pas de plaisir avec cette glande.
Pourtant je la sens quand je la cherche avec mon index, mais elle ne sent mas mon doigt !
Je l’ai même bien vue (par l’intérieur) pendant l’opération. Le chirurgien m’a montré comment il agrandissait le canal urinaire devenu trop étroit.

Voilà mon parcours dans la sexualité anale.
Dans mon adolescence j’ai eu une relation anale.
Au sortir de la douche, un copain de classe ma sodomisé.
Je n’ai pas senti de douleur, pas de difficultés, je ne le sentais pratiquement pas.
Je n’ai pas ressenti de plaisir particulier ; juste quand il a joui en moi ai-je ressenti
la chaleur de son sperme s’écouler en moi.
Peut être que ce fut trop rapide. Quelques caresses préliminaires,
quelques câlins d’accompagnement auraient peut-être pu m’ouvrir à cette sexualité.
Cette absence de sensation a fait que je ne me suis jamais préoccupé de cette forme de sexualité.
Par la suite, aucune de mes relations ne m’a éveillé à cet univers.
Sauf une fois où elle a introduit un doigt dans mon anus. Je l’ai senti.
Mais j’étais trop absorbé par la fellation qu’elle était entrain de me faire que
je n’ai pas ressenti de plaisir de ce fait. Cela a peut-être participé à ma jouissance.
J’ai joui dans sa bouche, et j’ai encore du plaisir à me remémorer ce merveilleux moment.
Cela ne m’a cependant pas enclin à chercher un plaisir anal.
Depuis quelques temps ma compagne ne veut plus de relations sexuelles.
Elle concède très exceptionnellement à me masturber.
Alors pour changer un peu de mes pratiques auto satisfaisantes,
je me suis interrogé sur le plaisir anal. Il fallait bien essayer.
J’ai donc essayé divers objets sans résultats ; à peine quelques plaisir accompagnant mon éjaculation. J’ai même augmenté la pression jusqu’à me faire saigner.
Mais pas jouissance par ce chemin.
Comme j’avais quelques plaisirs à sentir quelque chose en moi, j’ai cherché des objets plus sexuels. J’ai acheté quelques des ‘balls’ et des plugs aux formes plus adaptées que je pouvais porter plus facilement et discrètement. Le plaisir que j’en retirais étais la sensation d’être ‘rempli’. Je me suis alors rendu compte que j’étais contracté. Avec les ‘balls’ notamment je me suis mis à essayer de me décontracter pour mieux sentir les vibrations. Mais guère de progrès.
En cherchant sur internet des jouets, j’ai trouvé l’Anéros.
J’ai trouvé la description de ses formes, agrémentées de connotations médicales, intéressantes. Le livre ‘le Traité d’Aneros’ aussi m’a inspiré : je devrais trouver moi aussi félicité. J’ai donc acheté un Hélix version douce en silicone (souvenir des objets trop durs).
Et j’ai commencé les exercices. Sans grands succès, tout au plus des éjaculations plus importantes ou incontrôlées. C’était il y a presque un an et demi.
En lisant les messages sur NXPL concernant le plaisir prostatique, j’ai trouvé l’option du
‘laisser faire’ intéressante. Je me suis donc lancé dans cette voie. J’ai mis à l’écart le traité et ses exercices.
J’ai aussi trouvé des indications sur l’aide que pouvait apporter l’écoute de sons binauraux.
Cela m’a apporté une jouissance plus profonde, un plaisir éjaculatoire plus intense.
Mais ma prostate n’est jours pas là !
Mes plaisirs étant plus intenses, je persévère : il faut que j’en profite.
Et un matin le monde bascule.
Je me lève (j’ai besoin d’aller aux toillettes) il n’est pas cinq heures
N’ayant plus sommeil, je m’installe dans le fauteuil, je me détends.
J’en ai envie. J’introduis le masseur. J’attends. Il est dans mon rectum
à peine si je le sens.
Mais c’est mon pubis qui fourmille ! Que se passe-t-il ? Je n’ai jamais eu cette sensation.
C’est inattendu, je me laisse aller.
Mais quelle idée ? Tu caresses mes poils. C’est tendre et délicieux.
Je ne sais pas quelle envie monte en moi, jusqu’à mes seins, caresses les !
C’est bon, mais je suis déjà toute mouillée entre mes cuisses.
Je sens tes doigts sur mes lèvres, elle sont encore plus trempées.
Je mouille comme une vraie (s… j’ose pas dire ici le mot qui m’échappe) femme.
Ton doigt glisse en moi. C’est mon vagin que je découvre !
Mais il est déjà huit heures. J’ai pourtant l’impression que je n’ai joui qu’une demi-heure.
Il faut que je retire le masseur. Tiens je l’avais oublié celui-là. Pour revenir à la réalité je déjeune.
Une heure plus tard je sors promener le chien. Une balade d’une heure.
Je repense à ce que je viens de vivre. Je me sens encore femme. Je vois mes seins dans mon soutif. Pas si gros que ça finalement. Je suis brune. Je m’explore et des sensations reviennent. J’ai envie encore. Je sens ma culotte trempée de désir. Je joui encore.
Heureusement qu’il y a le chien, c’est lui qui me ramène car je me retrouve au milieu de la route.
Retour à la conscience. Qu’est-ce qui m’est arrivé ? Comment débrifer ?
Ai-je fait un rêve éveillé ? Ai-je fait un parcours auto hypnotique ? Ou peut-être une forme de transfert, le masseur sur ma prostate devenu mes doigts sur mon point G ? C’était il y a un peu moins d’un an.
J’ai renouvelé facilement cette expérience, je l’ai approfondie, j’en suis devenue accroc. Même sans masseur. Je me suis prise à être lesbienne. Jusqu’à être deux, elle et moi, vertigineux. Un 69 d’enfer, jusqu’à des crises de larmes. De vraies larmes ont inondé mes joues. Et j’en passe.
Complètement oubliée la prostate ! Follement amoureuse de moi-même, accro à recommencer tous les matins.
Mais l’aventure continue
Retour à la réalité : je dois me faire opérer. En début d’année, des infections urinaires à répétition me pourrissent la vie. rendez-vous est pris.
Et oui je suis mec. Mais alors pourquoi ne pas en profiter ? Une nouvelle réflexion s’impose à moi.
Je fais court.
Quand tu me pénètres, c’est aussi moi qui te pénètre. Me voilà parti dans un autre univers. Je suis elle et lui, à la fois, tantôt elle, tantôt lui, vertige fabuleux. Je pousse encore un peu plus loin mes désirs. Comme j’ai pu être elle en double je veux m’aimer comme lui peut m’aimer. Délires fascinants, j’aime être pénétré comme je me pénètre, des plaisirs buccaux m’inondent.
Il est avec moi sous la douche, ses doigts me caressent. Je le sens en moi. Le savon rend ma peau glissante. Ses paumes pressent mes seins, mon ventre. Il palpe mes testicules, il me masturbe. Je délire. Il joui en moi. Je jouis dans ses doigts dans mes doigts, j’ai un réel orgasme éjaculatoire.
Mais pas de sensation de prostate. Voilà je reboucle sur mon expérience que j’ai décrite au début de mon post.
Je vous ai décrit mon parcours de ces deux dernières années.
Je ne sais si l’écrire est une thérapie. Mais cela me bouleverse. Des larmes me sont venues. Et aussi des sensations dans mon bas ventre, des envies qui ont sûrement titillé ma prostate. Au point de provoquer quelques saignements (cela peut durer trois semaines voire plus, je suis prévenu). Elle est donc bien là. Il faut que j’arrête de la provoquer pour qu’elle cicatrise bien. Dur de me mettre au repos.
Sera-t-elle un jour toute à moi ? Je n’en sais rien et pour l’instant je ne le recherche pas vraiment. Le laisser faire qui m’a tant apporté m’apportera-t-il un jour ce plaisir ultime ou complémentaire ? Mais j’ai l’impression d’avoir encore beaucoup de chemin (cheminS ?) devant moi, d’avoir encore tant à découvrir.
Voilà, je voulais juste partager mon cheminement et souhaiter à tous bonheur et félicité.