#26496
AvatarCh313
Participant

Je suis maintenant un peu apaisé alors comme promis je vous le raconte.
C’était lundi
Ma compagne est à la clinique, je suis seul, libre.
J’ai décidé de me rendre dans un club (coquin bien sûr).
Ce désir, je l’ai depuis longtemps. Il y a cinq ans environ, en manque souhaitant élargir mon univers de sensations, j’ai voulu tester cette pratique.
Essai totalement raté : il ne s’est rien passé. J’ai essayé plus tard un autre club sans plus de résultat. Voie sans issue, totalement nulle.
Depuis mon cheminement m’ayant ouvert les sensations autogènes je vais dans un club gay. Avant je n’aurais jamais osé. Si je peux m’aimer moi avec moi, en moi, pourquoi cela ne pourrait-il pas m’arriver avec un autre bien réel ? Aucune hésitation. Je suis surpris de l’accueil chaleureux des uns pour les autres. Je me lance. Je me rapproche de l’un d’eux. Je le caresse comme si lui était moi. Je suis parti dans mon voyage. … Dans le délire de l’abandon il me suce, je jouis comme jamais cela ne m’étais jamais arrivé. Jouissance éjaculatoire même sans éjaculation (effet indésirable du médicament), ce n’est pas encore l’orgasme et toujours pas de prostate. Mais t’es où ? Pas là ! Pourtant je sais qu’elle est là, je la touche de mon doigt. Elle est plus petite qu’avant l’opération. Mais elle ne me renvoie aucune sensation.
Je me rejoins dans mon post que j’ai écrit sur le fil de « Anne et rosse » :
‘Comment activer ma prostate qui fait grève ‘. Je boucle sur mon intime homosexualité.

C’est mardi, le soir.
Si j’ai pu être cet homme pourquoi ne pourrais-je pas être aussi l’autre que je dis être dans ce post. J’en veux plus ! Je vais dans un autre club, ‘hétéro’ cette fois. Soirée ‘mixte’ thème ‘triolisme’. Le début n’est pas très facile, les mecs tournent un peu en rond. Ils attendent la ‘bonne personne ‘. Beaucoup tournent autour du « glory hole », je tente une approche « non merci ». Je fais le tour de la cloison. Aussitôt quelqu’un propose son sexe. Alors je le caresse, je le suce longuement avec tendresse. Il jouit dans ma bouche, je sens son sperme chaud couler. C’est la première fois pour moi, je lui trouve bon goût. J’avale pas, ça dégouline sur la serviette, il se retire et s’éloigne rapidement. Un autre se propose : je « remets le couvert ». Je trouve décevant de n’avoir pas pu câliner mes partenaires. Je vais voir ailleurs. Dans un coin câlin une femme est en jouissance avec plusieurs partenaires. Je me joins au groupe. Je m’approche, elle me caresse le sexe puis l’attire dans sa bouche, me suce délicieusement. Sa bouche trouve ma bouche : un patin d’enfer tel que je n’en ai encore jamais connu. Mes doigts caresse son sexe. Ma bouche vient les rejoindre. Je lèche son clitoris. Délire des sens. Un autre vient à ma place pour la pénétrer. Un autre, un proche sûrement, prend tout en photo. Je suis acteur de porno maintenant !.
Combien suis-je plein de nouvelles sensations ! Je suis dans un ‘moi’ nouveau. Vertiges extraordinaires ! . . .
Je suis encore en boucle sur mon cheminement. La réalité de mon être fusionne avec la profondeur de mon ‘moi’.
Je rentre à l’hôtel. Je m’endors un petit moment. Je me réveille, je tremble, des vagues me parcourent, au bout d’un moment je me dis « il faut que j’écrive ce qui se passe.
Je prends ma tablette. . . Vous avez déjà lu la suite…
Je me relis, je corrige la notion de temps : quand je parlais de plusieurs dizaines de secondes en fait c’était plusieurs minutes que j’aurais du écrire. Cette phase a duré plus de deux heures et demie.
Je n’ai eu besoin d’aucun accessoire. Je ne me suis même pas caressé.
Si pendant quelques temps le masseur a été un déclencheur, là je n’ai même pas eu envie de m’en servir.
Le matin j’inspecte les draps, j’avais l’impression de les avoir complètement trempés ruinés. Surprise : aucune tache. Pas de saignement non plus, ma prostate semble avoir très bien supporté cet épisode. Je ne m’en suis pourtant préoccupé à aucun moment.

Alors, pour Jieffe, retour plus en arrière sur mon voyage :

De Ia relaxation
Au début, j’essayais de suivre le traité de l’Anéros, respiration avec tentative de contraction. J’ai progressé un peu des plaisirs me sont apparus. La sensation de quelque chose en moi m’était agréable sans pouvoir cependant trouver des sensations de mouvement du masseur. J’éprouvais plus de plaisir dans l´éjaculation. Ayant lu sur le forum quelques expériences avec les sons, je me suis intéressé aux sons binauriculaires. J’en ai retiré une autre expérience de plaisirs : le « hands Free » jusqu’à l’éjaculation sans aucune action physique. Juste écouter et laisser faire. Plus tard je reviendrai au laisser faire.
Mais sans trouver ma prostate.
Tout se passait dans ma sphère génitale mais pas dans tout le corps, j’en prenais la mesure, la conscience ?.
Je me dis aujourd’hui que si dans l’orgasme tout le corps participe je n’avais encore jamais eu d’orgasme.

Aujourd’hui
Je m’installe dans mon fauteuil en position relax. En trente secondes je suis déjà sujet à des spasmes. Il a suffit que j’interrompe mes pensées, je « rentre » en moi. Je peux partir dans mon voyage intérieur.
Là, il faut que je relie cette faculté à mon passé.
Il y a quelques années j’ai pratiqué l’Eutonie. Et je pense que c’est cette pratique qui me permet de décoller aussi facilement.
Je la remets au goût du jour. Je m’étends sur le dos et je laisse aller.
>. C’est ce que j’ai fait en ayant trouvé cette proposition sur le forum <
Presqu’instantanément je suis dans l’exploration de mon intérieur.
Ma tête repose bien sur le dossier. Ma mâchoire se détend. Ma langue envahit ma bouche. C’est au tour de mes joues, une chaleur se développe dans mes pommettes. Mes paupières aussi se détendent, elles sont maintenant entrouvertes.
L’inspection continue par mon cou puis mes épaules, mes bras, mes mains. Mes paumes prennent de la consistance de la chaleur aussi. Mes doigts sont libres.
Je visualise, mentalise les appuis de mes bras puis de mon tronc. Je descends dans mon bassin puis mes cuisses. Une chaleur les envahit. Je vais ainsi jusqu’à mes pieds. Je détaille mes appuis. Je ne sais pas exactement ce que j’en fais mais je me sens maintenant comme en lévitation.
Ce parcours peut être très rapide comme une vague qui me submerge.
Dans cet état je peux faire beaucoup de choses.
À l’époque je l’utilisais même pour gérer mon quotidien professionnel.
Ce que j’ai fait aujourd’hui, ce qui est positif ou négatif, ce que je ferais demain.
Puis relâchement ultime je m’endors en quelques secondes

Je reviens ici et maintenant.

Les spasmes commencent, une contraction au niveau de l’abdomen puis deux puis trois enchaînées . Parfois une plus intense au niveau du diaphragme. Puis cela descend mon ventre. Des ondulations parcourent mon pubis.
C’est là qu’un jour je me suis dit : si je n’ai pas de prostate c’est que je suis femme et qu’un déferlement de sensations m’a submergé.
Je détaille mon pubis. Des fourmillements y naissent qui descendent dans mes cuisses. Sans y penser je sens qu’on m’effleure. Je ne pense pas au masseur que j’avais introduit avant de m’installer
Tes doigts caressent mes lèvres qui gonflent (ou sont-elles simplement plus sensibles ?). Tu passes tes doigts dans ma touffe. Mon ventre se contracte. Ta main remonte entre mes seins.

Aparté : je l’écris tel que cela est arrivé. Après je me suis étonné de cette sensation : avant je ressentais comme une barrière au niveau de mon diaphragme. Je ne sentais pas mes seins comme je croyais sentir mon sexe. Cela conforte aujourd’hui que je ne connaissais pas l’orgasme. Pour l’instant le Tu est un inconnu.
Retour dans le passé.
Je suis seul donc ces doigts ne peuvent être que les miens.
C’est à moi, je suis moi, je me découvre, je le peux, j’ai le droit.
Alors je me caresse. Ce ne sont pas mes doigts physiques.
Je veux savoir ce qu’il y a là, comment je suis foutue. Je presse ma chatte. Je suis trempée entre mes cuisses, je mouille comme une vraie salope , viens ! C’est à moi que je dis ça. Mes doigts glissent entre mes lèvres. Je me pénètre. Oui là c’est mon vagin. Il est chaud.
C’est fou, à l’ « autre » je lui parle. Quelqu’il (elle) soit, c’est un déferlement de paroles. J’aime ton gland qui glisse entre mes lèvres. Viens en moi. Baises-moi. . .
Même que je le (la) nome : « mon . . . » je t’aime . . .

J’ai bouclé une boucle que je ne mesure même pas.
Je définis mon ‘curseur’ sexuel. Je peux le placer où je veux sur mon terrain de jeu. Depuis la lesbienne avérée jusqu’à l’homo assumé, en quelques heures la réalité a croisé mon intimité la plus profonde.
Et pourtant sans connexion avec ma prostate. Ce sera peut être dans une ère nouvelle.
Pardonnez moi pour ce très long compte rendu à épisodes multiples
Cordialement