#27386
bzobzo
Participant

mercredi, jour de congé pour le grand enfant que je suis,
mercredi jour de plaisir,
vous me trouverez dans mon bac à sable favori,
ma chair qui abrite une fièvre inextinguible,
ma chair habitée par un couple, un couple torride et infatigable

ma première séance a été courte mais d’une intensité lumineuse,
j’étais en train de manger à la cuisine sur mon haut tabouret, rêvassant,
mâchant mécaniquement ma pitance quand mu par une soudaine impulsion,
j’ai déposé mon morceau de pain et mon bout de fromage,
j’ai porté la main vers ma poitrine, j’ai fermé les yeux,
le contact des doigts sur ma peau m’a immédiatement embrasé

comme un feu de garrigue s’éveillait au passage de mes doigts se déplaçant lentement,
ma peau brûlait, ma peau s’enflammait,
un festival de petites flammes joyeuses qui se répandaient
et mon bassin comme animée déjà par une houle irrésistible,
effectuait de petits mouvements d’avant en arrière rythmiquement,
répondant au manège de mes mains à distance
celles-ci à présent s’accrochaient solidement à mes hanches,
installés dans la courbe de chaque côté avant les reins
comme pour soupeser la houle dans mon bassin,
comme pour peser sur la houle dans mon bassin

entre mes fesses écrasées, bien écartées sur le tabouret de bois,
cela démangeait, comme cela démangeait,
j’avais envie de le sentir s’enfoncer en moi, se planter en moi, se frayer un chemin en moi,
explorateur, viens planter le drapeau du plaisir tout au fond de moi
sur cette terre encore vierge aujourd’hui,
sois le premier à me consommer, sois le premier à me consumer

j’ouvre les yeux, je veux voir, je veux sentir le plaisir se déverser par mes yeux,
inonder le monde inerte autour de moi,
je veux sentir les objets comme éclaboussés par mon plaisir
tandis que ma chair s’affole, tandis que ma chair est pénétrée,
tandis que je bascule vers l’orgasme tout le corps emporté par une houle délicieuse,
je referme les yeux, de longs râles sortent maintenant par ma bouche
ponctue chaque mouvement de pénétration entre mes reins,
comme cela balance, comme cela balance, comme cela chavire, comme cela chavire
je suis ivre, ivre, ivre de bon matin, c’est pas bien cela, être ivre de bon matin,
si, si c’est très bien,
mes mains inlassablement parcourent ma peau
répondent au va et vient royal deluxe entre mes reins,
j’explose par deux fois, mon cerveau en mille morceaux se répand au plafond,
je reprends mon petit déjeuner