#27514
bzobzo
Participant

je m’excuse @Epicture, ce matin j’ai répondu un peu rapidement et platement,
je n’avais pas lu assez attentivement ce que tu écrivais, j’étais plutôt pressé

je ne peux m’empêcher de relier l’exploration prostatique à la vie en général

Il faut bien sûr, notre discipline fait partie intégrante de la vie,
elle concerne la sexualité et celle-ci est un de nos moteurs

il y a quelques activités qui donnent du sens à ma vie,
la littérature, l’art, le cinéma et aussi mon activité prostatique,
chacun dans son domaine,
m’apporte de l’épanouissement, des émotions, des sensations, du plaisir,
des possibilités de m’enrichir et de me dépasser
et enfin, de toucher à du mystère, à du sublime

Il ne faut pas entendre le terme défrichement comme la transformation d’une jungle luxuriante en champ de patates biens rangées. Notre terre doit rester luxuriante. Nous devons juste apprendre à en connaitre les méandres, à nous nourrir de ses fruits, et revenir là où la vie y est la plus propice à notre épanouissement. Mais que serait notre épanouissement sans le respect que nous lui devons ? La machette ne sert pas à tailler cette jungle qui gène ma progression, mais à découper en petits morceaux, la croyance selon laquelle elle va me prendre dans sa gueule pour m’avaler. Non, elle me prend dans sa gueule comme moi je me confie à elle pour que s’accomplisse notre joie de vivre.
Finalement, tu n’as plus besoin de rien ni de personne. Je veux dire : il n’y plus que toi… et toi. De cette union, nait la confiance et l’apaisement.

quand on commence à prendre mesure de ce qu’on a en face,
on a l’impression d’être aux pieds des arbres immenses en lisière de la forêt amazonienne,
on devine qu’on est en face d’une immensité quasi insondable de richesses, de luxuriance, de mystère,
de vie sauvage, de vie animale

commencer à l’explorer, c’est aller au-delà de nos limites, c’est grandir

essayer de transformer cela en champ de patates bien rassurant?
je crois que c’est impossible, à moins de rester en lisière
et de se contenter d’un tout petit bout de territoire qu’on défriche et qu’on va cultiver,
peut-être au début est-ce rassurant de procéder ainsi,
on a peur de l’inconnu, on a peur de tout ce qui est réveillé,
du féminin en nous, de l’animal en nous, de nos instincts quand ils se déchaînent

Finalement, tu n’as plus besoin de rien ni de personne. Je veux dire : il n’y plus que toi… et toi. De cette union, nait la confiance et l’apaisement.

on est seul face à cette Amazone en nous, une extraordinaire aventure individuelle,
il rest si peu d’aventure individuelle en ce 21ème siècle,
tous les continents ont été explorés,
les peuples sauvages civilisées, formatés à peu près, plus ou moins, sur le modèle occidental
les dernières terra incognita se trouvent en nous,
c’est individuellement, dans notre monde intérieur que se situent les dernières grandes aventures à mener

mais cette Amazone à explorer est aussi une amazone à éveiller,
donc moi et moi, moi et moie plutôt, un couple d’une ardeur qui peut se révéler peu à peu sans limites
pour faire l’amour, pour se faire l’amour