#27515
bzobzo
Participant

Je pense que tu touches ici ce qui est compliqué pour la plupart d’entre nous et qui t’est facile parce que très certainement naturel, la concentration et l’abandon.

tu as tort, c’est beaucoup de travail, sur des mois et des mois, cela vient peu à peu, rien d’inné

et bien là c’est ce que tu as fait, tu as réfléchi, tu étais concentré sur ce que tu faisais, ouvrir et fermer tes yeux, et le plaisir n’est pas venu.

effectivement tu as bien compris la problématique

Dans ma manière de pratiquer, on se lâche complètement,
on laisse les instincts, le cerveau reptilien mener la danse,
garder dans sa tête une injonction d’ouvrir et de refermer les yeux,
parasitent les sensations, les tuent peu à peu

en tout cas pour l’instant, je n’ai pas encore trouvé la solution pour concilier tout cela

Je suis persuadé qu’en décidant d’abandonner, cela reviendra naturellement lors d’une prochaine séance, pendant laquelle tu alterneras les moments paupières closes et paupières ouvertes sans y penser, sans réfléchir, naturellement, parce que tu en as envie, et tu retrouveras tes sensations.

peut-être, peut-être pas, je ne vais plus m’en préoccuper pour l’instant

la technique qu’on acquiert peu à peu, c’est notre véhicule, au début c’est un véhicule poussif, lent,
toussotant, tombant souvent en panne
mais au fur et à mesure qu’on la perfectionne,
notre moyen de locomotion devient peu à peu une voiture de sport capable d’immenses performances,
de nous apporter des griseries enivrantes, uniques

il reste cependant la question du conducteur, elle est au moins aussi importante que le véhicule
car tant qu’on reste soi-même derrière le volant,
ce sera comme de mettre un bolide sans pareil entre les mains d’un conducteur du dimanche

non, il faut laisser monter notre cerveau reptilien, nos instincts, le féminin dans nos profondeurs,
c’est une voie étroite, fragile à établir avec les insondables abysses en nous,
qui demande beaucoup d’entraînement, c’est une véritable gymnastique mentale,
que de laisser le volant de cette belle mécanique qu’on a mise au point à tout cela
qu’on va inciter soir après soir, séance après séance,
à monter, à venir prendre les commandes

nous, on sera finalement quand tout cela sera au point, dans le siège passager,
on déguste la course, jouit du paysage, de tout ce qui se passe,
et de temps à autre, si le véhicule commence à faire n’importe quoi,
on reprend la direction des opérations, on donne un petit coup de volant en quelque sorte
pour remettre le bolide en piste
car personne ne le connait mieux que nous
puisqu’on l’a mis au point, construit de nos mains de A à Z pour ainsi dire