#27844
bzobzo
Participant

belle séance de près d’une heure au lit ce matin

à un moment donné, en pleine action, totalement engagé, fortement excité,
une impression m’a envahi et j’ai été sidéré, cela m’arrêté net une seconde ou deux,
celle d’être un monstre de foire en train de faire son numéro

pendant quelques instants, je me suis vu sur mon lit, nu comme un ver,
tout seul, en train de me caresser lascivement,
de me tordre, de me tortiller dans tous les sens,
en train de gémir, de râler comme si je faisais l’amour

surtout que cette vision a été renforcée par les sensations dont j’étais submergé,
ressentant en même temps en moi
certains gestes et mouvements d’un homme en train de faire l’amour
et en même temps
les gestes et les mouvements d’une femme aussi engagée dans un acte sexuel
et tout cela interagissant en moi,
je les sentais bouger en moi, je les sentais se mouvoir en moi avec ardeur et passion,
une harmonie sauvage de chairs en train de se frotter les unes aux autres,
festoyant, copulant

je sentais en moi un sexe dur, glissant comme une torpille,
un sexe délicieusement dur, gorgé de sang se frayant un passage parmi mes chairs,
enflammant tout sur son passage,
je le sentais en moi comme un ascenseur au déplacement feutré,
allant et venant entre les étages,
je sentais sa dureté écartant des chairs tendres, des chairs frémissantes,
des chairs avides, des chairs explosant sur son passage,
des chairs libérant des vagues de frissons et de chaleur,
des chairs couverts un instant de fleurs

je sentais une houle dans mon bassin, comme elle semblait venir de loin,
un rythme de grand large,
irrésistible danse sensuelle, tous mes organes, tous mes membres
semblaient se presser les uns avec les autres,
se plaquer voluptueusement les uns contre les autres,
se frotter avidement les uns contre les autres

je me caressais de plus en plus vite,
je n’en pouvais plus de déplacer mes mains sur mon corps,
et à chaque nouvelle contraction, j’avais envie de hurler,
le cerveau empli de feux d’artifice,
le cerveau grouillant de sapins de noël illuminés

je frémissais, je tremblais,
de plus en plus pantin désarticulé,
toutes les portes en moi étaient en train de s’ouvrir,
une infinité de couloirs avec des portes en train de s’ouvrir
et de s’emplir d’ondes de chaleur et de vagues de frissons