#27888
Avatarnydor01
Participant

Bonjour à tous,

Je voudrais insister pour ma part sur la notion de temps en me référant à ma propre expérience.
Dans mon cas, le processus a duré des années. Entre le moment où j’ai connu les premiers spasmes (par le biais de l’hypnose) sans réel ressenti et les premières sensations, il s’est déroulé quatre ans. Quatre ans dans le brouillard en fait. Les réactions réflexes de mon corps me disaient que je vivais quelque chose, mais quoi précisément, j’avais du mal à l’appréhender. Et comme j’avais peu, voire pas de sensations, j’ai fini par me détourner de cette pratique. Puis, j’ai essayé l’Aneros, avec lequel j’ai tout de suite eu des spasmes identiques à ceux que j’avais eus précédemment, et là, j’ai fait un lien précis avec ma prostate. Ce lien était donc d’abord mental. Mon corps réagissait mécaniquement, mais mon esprit n’y associait que peu de plaisir, parce que j’étais conditionné par l’orgasme éjaculatoire, ses sensations et ses réflexes, avec cette suite logique, de montée du plaisir et de jouissance ultime mettant fin à la poursuite du plaisir. Concrètement, dans mon esprit, par habitude et par réflexe, le plaisir prostatique devait suivre le schéma du plaisir éjaculatoire.
Avant d’avoir de vraies sensations, avec Aneros, puis sans Aneros, il m’a fallu plusieurs mois (il y a de cela deux ans maintenant !) ; des mois de dissociation mentale d’avec mon pénis et de connexion mentale avec ma prostate. J’ai cessé d’associer recherche et sensation de plaisir par le pénis, et j’ai fait l’effort de connecter mon désir et mes sensations avec ma prostate. Je vous rassure tout de suite, il ne s’est pas agi de soustraction, mais d’addition, à savoir que j’ai toujours des érections et des relations sexuelles classiques, mais j’ai enrichi mes capacités sexuelles avec l’orgasme prostatique.
Je pense à la lumière de mon expérience qu’il y a – avec l’aspect technique (musculation du périnée, contraction, perception de la prostate, etc.) – un effort essentiel de reconnexion mentale.
Dans mon cas, ce travail mental fait qu’aujourd’hui, par la simple pensée, je peux parvenir à éveiller ma prostate. D’autre part, je n’attends pas le feu d’artifice final comme avec l’orgasme éjaculatoire, je laisse le plaisir me conduire où il veut bien me conduire. Et de ce côté-là le meilleur semble toujours à venir !