#28531
bzobzo
Participant

ma journée a recommencé sur les chapeaux de roue

je sors d’une délicieuse séance d’une vingtaine de minutes
(ce qui est particulièrement long pour moi en a-less),
j’étais sur mon fauteuil repose-pieds,
je vais l’utiliser plus souvent celui-là,
j’ai remarqué que j’avais toujours d’excellentes séances quand je l’utilisais,
que je prenais la peine de quitter mon bureau

je suis resté la plupart du temps les yeux fermés
sauf quand je me concentrais exclusivement sur les caresses ,
alors j’adore ouvrir les yeux, voir mes mains parcourir mon corps,
je les suis du regard, je suis là avec elles sur la peau,
une sensation d’épanouissement dans toutes ces courbes que j’effectue sur ma peau,
je sens les formes du féminin sous mes doigts,
comme elle exulte, comme elle se cambre sous les caresses qui l’enflamme,
sous les caresses qui soulignent ses formes délicieuses
dansant sous les doigts, ondulant de plaisir

le corps est dans l’océan, les vagues arrivent, je m’éloigne du rivage,
quelle puissance qui m’envahit, elle vient de toutes les parts du globe,
elle a fait le tour de l’univers depuis la nuit des temps
cette force qui m’a envahi, qui me submerge

de la sensation de sexe ouvert entre mes jambes jusqu’à ma bouche,
je sens une allée bienheureuse, une allée surpeuplée de sensations,
qui quand elles arrivent dans ma bouche,
s’envolent une à une en gémissements, en râles, en longs cris plaintifs,
et j’ai pensé un instant à toi là, Naomi,
car tu as évoqué ce genre d’image il y a pas longtemps dans un de tes textes

flux exalté, flux mélodieux,
tantôt torrent déchaîné, tantôt fleuve large, fleuve majestueux
établi en moi
qui se termine en sons chauds, en sons d’entrailles heureuses,
en sons de chair enivrée

j’ai bien senti les doigts enfoncé dans mon fondement,
à quel point ils faisaient partie de la contraction,
ne formaient plus qu’une masse pénétrante, remonte, fouillante, remuante,
installée en moi pour générer des perturbations sans cesse

cela me rend dingue de sentir ce pal de chair dans mes entrailles,
cela n’arrête pas d’être insupportablement bon, insupportablement flamboyant,
on a envie qu’il monte jusqu’à la bouche,
qu’il continue, qu’il monte jusqu’au ciel, jusqu’aux étoiles

et puis quand je saisis mon sexe et mes couilles, que je mets la main dessus,
serrant plus ou moins fort, osant quelques changements de position même
pour changer le flux de sensations se dégageant d’eux,
là aussi je sens à quel point elles sont intégrées au flux principal émanant des contractions,
ils ne forment qu’une masse, renforcée délicieusement ainsi,
je me sens là aussi pénétré irrésistiblement,
quel va et vient, cela frotte,comme cela frotte divinement, cela enflamme
il va et vient comme un maître-queue, il manie son gourdin comme un dieu,
il me rend fou de plaisir, je suis en roue libre,
je dévale des pentes sur une collines verdoyantes au loin, sous un ciel ensoleillé

je rouvre les yeux, je caresse lentement ma poitrine,
comme elle est gonflée, comme elle vient à la rencontre de mes doigts,
je déguste ses rondeurs, toutes ces courbes de mon corps,
toute cette houle sous mes doigts que je perçois,
océan, cher océan, merci

je vous embrasse