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AndranerosAndraneros
Modérateur

@epicture vous nous dites le 16 juillet :

Je ne cherche pas spécialement à valider les étapes de la carte. Je faisais un petit point « météo »

Votre expérience confirme que la carte au trésor est comme un guide touristique. Elle nous dit ce que nous pouvons découvrir, quel trajet nous pouvons suivre pour le faire ; en bons touristes nous passons où nous voulons ou bien où nous pouvons et nous visitons dans l’ordre qui nous convient. L’important est de visiter et de savoir ce que l’on visite.

Non que je veuille absolument que cela arrive comme c’est décrit, mais toutes les fois où j’ai pensé que la carte se trompait pour moi, l’expérience m’a montré que c’est moi qui me trompait. 

C’est bien l’expérience que nous partageons au fur et à mesure que nous avançons dans notre cheminement. Les difficultés qu’à nos débuts nous imputons à la méthode ou à nos « particularités anatomiques » se révèlent le plus souvent être la conséquence d’un état d’esprit inadapté, d’un manque de patience, d’un manque de confiance, d’un manque de relaxation, d’un manque de concentration. Peu à peu les étincelles de plaisir jaillissent, peu à peu les flammes remplacent les étincelles et nous constatons que nous retrouvons les repères fournis par la carte.

Les témoignages d’autres pratiquants sont souvent sources d’enrichissement.

Je partage cette opinion. Soit ils nous rassurent en présentant une expérience qui confirme la nôtre, soit ils nous éclairent en nous aidant à comprendre ce qui nous échappe.

je suis d’accord avec toi qu’il arrive un moment, celui de la pratique, ou parler, se parler dans sa tête ne permet pas d’être pleinement à l’écoute. Il faut donc se taire, et laisser faire son corps.

C’est l’une des difficultés initiales, oublier les aspects techniques d’une expérience nouvelle pour se laisser aller quand la technique doit s’effacer derrière les sensations.

nous, êtres humains, avons tendance à accorder plus d’importance au bavardage qu’à la pratique. Il y a déséquilibre.

Je ne sais pas. En effet certains d’entre nous vivent très rapidement leurs premiers orgasmes prostatiques. D’autres ont besoin de plusieurs mois voire de plusieurs années de pratique avant de faire la même expérience. Est-ce que c’est une question de bavardage ou de lâcher prise ? Ceux qui ne savent pas lâcher prise spontanément, comme c’est mon cas, ont besoin de temps pour comprendre
• qu’ils ont un blocage,
• où est leur blocage,
• comment ils peuvent se débloquer.
Cela demande d’autant plus de temps que le blocage peut être psychologique ou culturel, deux situations dont on ne peut sortir qu’avec du « bavardage ».
Vous nous dites ce matin :

quand le désir est absent, mon corps ne réagit pas de la même façon. Il est comme en sommeil. Alors il m’arrive de faire quelques tentatives pour « allumer la mèche » mais si rien ne se passe, je n’insiste pas.

J’ai bien connu cette situation.

C’est ce qui m’a conduit à l’idée de faire des sessions « d’exercices » quand je sentais que ce n’était pas le jour ou pas le moment. Je n’avais rien à perdre à faire quelques respirations abdominales bien contrôlées, à faire des contractions volontaires avec ou sans masseur, à essayer de me détendre sans attente prostatique. Pratique, pratique, pratique.

C’est ce qui m’a conduit à comprendre l’importance de la confiance en ma capacité de progresser.
Bon cheminement @epicture.