#29469
bzobzo
Participant

délicieuse séance d’une demie heure au lit en aneroless

c’est pour des moments comme cela que j’expérimente, que je teste toutes sortes de choses,
des moments comme cela où le corps est en roue libre,
où tout est permis, aucune zone du corps interdite, tout participe à mon plaisir
et c’est une danse rituelle, une danse d’amour à l’horizontale

seule constante bien sûr, c’est de faire vibrer la prostate,
seule ainsi la magie peut opérer
mais ce n’est pas bien difficile à obtenir,
elle est devenue tellement réceptive, tellement prête à tous les jeux

désormais j’ai aussi mon sexe d’homme qui participe à mes ébats,
recyclé, il n’est plus au chômage, il s’en contentera
mais il joue le jeu, il ne durcit quasiment jamais
malgré que je le malaxe, que je le triture, que je le frotte, que je le cajole,
avec les mains, avec les genoux aussi beaucoup,
tucké derrière mes cuisses, il n’y a plus rien à faire, il est comme sous pilote automatique,
les contractions qui activent ma prostate, le soumettent à toutes sortes de pressions

mes parties génitales, avec mes cuisses désormais ont trouvé un interlocuteur ,
cela libère les mains, elles peuvent aller en duo caresser
ou ma main droite peut aller dans mon anus-pussy,
jouer au petit serpent qui s’égare dans l’allée
ou bien alors le bout de mes doigts
aux petites souris d’amour qui courent dans tous les sens joyeusement

ce plaisir est tellement plein, tellement riche,
beaucoup moins d’orgasmes
mais quand j’en ai un, tellement tellurique, tellement m’emplissant d’une félicité indescriptible

là il y a quelques minutes donc au lit,
j’avais vraiment décollé,
comment peut-on tout seul avoir l’impression si fortement
d’être engagé dans un acte sexuel?
c’est magique

sur les bancs de l’école, je suis retourné sur les bancs de l’école,
le plaisir m’en apprend tous les jours,
jour après le plaisir tourne en bourrique toutes mes certitudes techniques

je suis en train de devenir un omnivore qui s’autorise tout,
qui fait feu de tout bois,
enivrant de se rendre compte que de tous les côtés,
il y a tellement de marges de manœuvre,
une telle richesse sans limites pour les audacieux, les curieux intrépides