#29897
bzobzo
Participant

Je sais ce que vous allez dire : que je me prends la tête sur des details

je crois effectivement,
j’aime bien aussi me poser des questions mais j’aime aussi m’arrêter de me poser des questions,
et m’élancer sans plus réfléchir, avec toute ma passion, avec toute ma soif
et toute mon envie d’avoir des réponses directement dans ma chair

l’important dans cette histoire, c’est de laisser faire le corps autant que possible,
le reste, comme je l’analyse, tel que je le ressens
c’est un espace où il y a d’habitude tel que tu le décris très bien:

dune part l’esprit, le mental, la part rationnelle de notre être qui sappuie sur le langage, les mots pour se figurer les choses, les sensations,etc.. on pourra inclure dans cette partie ce que l’on nomme la conscience.

et où il s’agit de se laisser envahir autant que possible par toutes les sensations qui montent,
c’est fou que cet espace peut devenir immense
une fois que nos pensées , et tout ce que charrie notre conscience, notre intellect
ont été en grande partie, voire totalement dégagés,
espace gigantesque que peuvent venir peupler les sensations montant de nos abysses,
du plus profond de notre sang

enfin pour être plus précis, cela se fait tout seul,
car c’est bien cela le truc, c’est de ne rien faire pour, de ne rien faire contre,
juste être là dans l’instant, avec le corps qui bouge,
les signaux vont monter, la place pour les accueillir est prête
et si des pensées ou autres impressions négatives viennent,
ne jamais oublier qu’il ne faut pas essayer de les combattre,
enfin la seule façon de les combattre efficacement, c’est de ne rien faire

plus d’attention, plus rien, juste se laisser aller,
ne pas combattre, ne pas résister, ne résister à rien,
c’est cela la grande ouverture, plus de volonté, plus de défenses, plus de réactions conscientes

laisser notre corps s’emparer du focus, laisser le corps réfléchir pour nous,
il est notre esprit pour l’instant, il impose sa volonté dirigée vers un seul but,
l’extase de la chair, l’ivresse de la chair,
toi tu seras aux premières loges

1 : En suspension, pour moi ca veut dire que l’esprit est là toujours comme planant au dessus du corps comme pour le surveiller. Il faut donc que l’action de mon corps soit conforme a l’idée que mon esprit s’en fait pour qu’il nous laisse tranquille. Toute survenue de quelque chose non conforme stoppe les sensations.

2 : En decallage, c’est que le corps parviens à a générer des sensations dont l’importance, ou la quantité, ou la vitesse depasse la capacité de l’esprit à les formuler, a les intégrer dans sa construction mentale. En gros il est largué par le corps. Mais si le corps ralenti, immédiatement l’esprit reprend le contrôle.

essentiellement en suspension, par moments quand cela va très bien, je m’oublie complètement,
j’oublie complètement que j’existe, il n’y a plus qu’un corps en communion,
une chair emplie d’ivresse, le ciel est tout près dans ces moments-là, à portée de main,
l’animal en nous est tout près du ciel en fait, il s’agit juste de le laisser s’exprimer

en suspension car même si mon esprit est inactif ,
même s’il m’envoie toutes sortes de messages que je m’évertue à annihiler en les ignorant royalement,
le moi conscient se rend compte à peu près tout le temps de ce qui se passe
et pourrait reprendre les rennes à tout moment
sauf comme je l’ai dit , j’ai comme cela des périodes parfois de plusieurs minutes
où là , je ne suis plus du tout là,
pas forcément des orgasmes, j’en ai assez peu pour l’instant,
en fait j’en sais rien, ce sont peut-être des orgasmes,
cela m’est assez égal,
le plaisir est devenu d’une telle intensité et d’une telle qualité la plupart du temps
que je me pose plus du tout la question si j’ai des orgasmes ou pas,
je n’y fais plus attention du tout, sans doute j’en ai

s tu identifié l’origine de cette inquiétude?

je crois que c’est une inquiétude face à ce qui peut s’éveiller,
parce que ce sont des choses qu’on ne contrôle pas,
qu’on peut à tout moment, certes, arrêter
mais quand elles ont cours, notre esprit n’a aucune prise dessus
et ne peut rien faire pour les influencer sinon stopper le processus

il faut accepter la part sauvage, la part animale qu’il y a en nous,
il faut l’embrasser, la remercier, c’est une ouverture incroyable,
une chance incroyable
de vivre des moments fabuleux, des moments aux confins de nous-même,
d’explorer les abysses en nous

et si en plus on éveille progressivement le féminin en nous,
qu’on se laisse emplir et guider par lui lors de la séance,
alors là, alors là , cela prend encore une toute autre dimension