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AndranerosAndraneros
Modérateur

Tu écris @matou8313 :

la recherche d’orgasme prostatique n’est ni domination ni soumission à proprement parler puisqu’aucun autre partenaire n’est en jeu

Nous sommes d’accord, mais je ne te suis pas quand tu ajoutes :

je trouve… que la recherche d’une autre façon de jouir, avec la prostate (… ) ressemble un peu… à une soumission à cette recherche, à une mise de côté de l’orgasme éjaculatoire

Je reformule ce que je comprends :
 » Quand on cherche à développer son aptitude à vivre des orgasmes prostatiques, on se met dans une situation de soumission parce qu’on renonce momentanément à l’orgasme associé à l’éjaculation  »
Je ne partage pas cette affirmation.
Elle tend à dire que l’orgasme avec éjaculation, caractéristique masculine, est un signe de domination. Ce peut être vrai pour les sociétés patriarcales qui ont dominé et dominent notre monde. C’est faux pour les quelque sociétés matriarcales qui ont existé et qui subsistent encore. C’est faux dans le cas d’une masturbation à deux qui conduit l’homme à jouir et à éjaculer sous le contrôle de sa compagne.

Est-ce qu’un pratiquant de l’électro-stimulation se met en situation de soumission sous prétexte qu’il cherche une autre façon de jouir ? Est-ce qu’un homme qui développe son aptitude à jouir par la seule stimulation de ses pointes de seins se met en situation de soumission parce qu’il découvre une autre façon de jouir ? Je pense que non.

S’efforcer de développer son aptitude à l’orgasme prostatique est une manière d’améliorer le contrôle de sa vie, comme le fait la pratique de toute discipline de développement personnel, méditation, yoga, culture physique, régime alimentaire, abstinence, etc. Quand on fait ce type d’effort se met-on pour autant dans une posture de domination par développement de ses aptitudes ou de soumission par acceptation d’une discipline ? Je pense que non.

Comme tu le dis la notion de soumission ne peut pas être dissociée de l’attachement à une maîtresse ou à un maître. Ce qui n’est généralement pas le cas de la pratique du massage prostatique. En renonçant, pendant mes sessions, à l’expression traditionnelle de la jouissance masculine je ne suis pas dans une attitude de soumission. Je ne réalise pas un fantasme de soumission. Je ne cherche pas non plus à devenir femme, même si je perçois cette forme de jouissance comme féminine par différence avec celle que je connais depuis mon adolescence.

Je n’associe pas cage de chasteté et pratique anérosienne, comme certains membres du forum officiel du fabricant. Si je me laisse aller à l’éjaculation beaucoup moins souvent qu’avant le début de mon cheminement vers l’orgasme prostatique, ce n’est pas par déni mais simplement parce que j’en ressens de moins en moins le besoin en vivant presque quotidiennement des orgasmes plus intenses, plus nombreux et plus longs que mes orgasmes « normaux ». J’exprime bien sûr, pendant et en dehors de mes sessions d’autres fantasmes. Mais je ne les classe pas dans la catégorie BDSM.

En conclusion le fantasme que je poursuis en tant qu’anéronaute n’est ni la soumission à une règle castratrice, ni le renoncement prolongé à la jouissance, mais au contraire celui d’une jouissance  » absolue  » accessible à volonté. Comme le dit une publicité télévisée « Je l’aurai un jour… ».

Je te laisse la parole ainsi qu’à tous nos amis, ceux qui sont encore en phase d’apprentissage et ceux qui vivent des sessions multi-orgasmiques à volonté.

Bon cheminement @matou8313.