#30917
bzobzo
Participant

on est saisi par cette puissance tellement douce mais tellement douce,
ou dans l’autre sens,
cette douceur tellement puissante mais tellement puissante

difficile d’imaginer sans doute pour une personne
habituée aux sensations vives, tourbillonnantes, flamboyantes, brèves, d’un sexe en érection,
ce flot continu d’onctueux, ces sensations langoureuses, calmes, apaisantes, nourrissantes
que nos parties génitales peuvent déverser vers l’intérieur vers ce féminin en nous
en conjugaison avec les vibrations issues de la prostate

ces ondes sexuelles mâles comme si notre sexe était dressé vers l’intérieur,
tendu vers ce féminin éveillé en nous
qui va s’en régaler de ce miel maison, de ce bon miel maison

caresse feutrée de toutes mes cellules à la fois,
de tout mon être, pas une cellule qui soit oubliée,
pas un recoin de mon cerveau, pas un recoin de mon esprit,
tout y passe,
le velours , le duvet, m’emplissent,
bougent lentement comme une houle de fond,
pas juste quelques vaguelettes, non une houle de fond,
une houle motorisée par le grand océan,
d’où la sensation de puissance à chaque instant, si irrésistible

dire que ma chair en est friande, serait faible
elle en est totalement accroc,
dès les premiers frissons de cette sublime fourrure m’envahissant,
me pénétrant de tous côtés, m’emplissant de tous côtés,
effleurant divinement jusqu’au plus profond de mon être,
n’oubliant rien, pas un cheveu, pas un ongle, pas un doigt de pied,
c’est une sensation d’extase qui directement rend folle de bonheur ma chair

plus tard, à peine plus tard,
cela va devenir mouvant, de plus en plus caressant,
cela doit être en fait de la jouissance à peu près constamment,
je me rends compte
mais une jouissance calme, houle longue , régulière, puissante
comme on en trouve au large, dès qu’on s’est éloigné des côtes

il n’y a qu’à se laisser aller,
sentir cette houle feutrée passer dans sa chair,
il n’y a pas besoin de plus,
un sentiment de plénitude m’envahit,
se sentir bien à ce point heureux de vivre,
heureux dans cette chair épanouie,
ce plaisir mûrit jour après jour en moi
et moi avec, je rayonne de plus en plus