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Participant

Bonjour @aros

Je viens apporter ma pierre à l’édifice de ces conseils, sur la base de mon expérience personnelle.

Ce que te dit CH313 est très intéressant, Le fait de se dire que l’on a pas de prostate, de se vivre femme, d’être femme, cela permet de se libérer de la pression d’avoir « quelque chose » et de le faire valoir. Faire valoir qu’on a quelque chose n’est pas nécessairement destiné aux autres. Le premier autre c’est nous-même, auquel nous nous adressons, et à qui nous rendons des comptes. Faire de cet autre non plus une instance juridique qui proclame des sentences, mais un ami qui renonce à faire de soi un superman, ou un super n’importe quoi, c’est déjà un premier pas. Cela a pour moi été l’occasion de laisser s’éveiller quelque chose que n’importe quel texte, n’importe quelle description, aussi précise soit-elle, aussi lyrique soit-elle, aussi belle soit-elle, ne pourra décrire tellement c’est une sensation personnelle.
Ca, c’est pour la partie philosophique. Pour ce qui est de l’aspect pratique, concret, il me semble important de faire une sorte de diagnostic. Quel est ton environnement de pratique ? Disposes tu d’espace et de temps pour te retrouver totalement seul, avec la possibilité de te concentrer sur ce que tu désires, en situation de solitude. Peux -tu te mettre en situation qui correspond à celle d’une méditation ? Il faut pouvoir être complétement débarrassé de toute source de dérangement, ou d’inquiétude. Il faut pouvoir se consacrer à 100% à ce moment. Et contrairement à ce qu’on pourrait penser de prime abord, pour certains, c’est loin d’être évident.
Enfin et j’en resterait là pour le moment, il faut être en situation de désir. Si tu as une vie sexuelle qui éteint, à grand coup de jet d’eau, le désir qui brule en toi, ça va être compliqué de ressentir quelque chose. Je ne dis pas impossible, mais très compliqué. L’abstinence éjaculatoire, a été pour moi un passage obligé, et le reste encore. Ne pas éjaculer pendant quelques jours permet de faire grandir le désir, et augmente le taux de réponse de ma prostate aux diverses sollicitations auxquelles je la soumet. Moi je ne regarde pas de vidéos c’est pas bon pour la concentration, je préfère les photos. Au plus elle sont suggestives, c’est-à-dire pas trop explicites dans ce qu’elles montrent (un peu comme celles du blog d’adam), au plus cela stimule mon imagination, au plus cela me détourne de vouloir ressentir quelque chose de la prostate, au plus je ferme les yeux, et me laisse partir gentiment dans les bras de mon désir et de mon plaisir. Je me caresse, de façon totalement aléatoire sans m’interdire aucune parties de mon corps (je dis bien aucune, à condition de ne pas éjaculer), je me dandine ce qui fait bouger le masseur à l’intérieur sans chercher à faire des contractions, j’ouvre et je ferme les jambes, je me lève, je me rallonge, ou m’assois, je bouge « comme une liane lascive » pour reprendre l’expression de @bzo. Avant de souhaiter un super orgasme ou je ne sais quoi, je profite de ces moments qui sont délicieux. Le reste viendra en son temps.

Je rappelle juste ce que tu disais sur ton premier message : « la « seule chose », c’est que je ressens comme des fourmis vers la prostate, quand je suis assis en journée. Rien d’autre »

Tout commence là !

Je te souhaite un bon cheminement @aros