#31776
AndranerosAndraneros
Modérateur

Tu dis @bzo :

arf, j’aurai pas dû écrire ce message

Je ne suis pas d’accord avec toi. Tu as très bien fait de l’écrire. Tu nous y expliques ce que ceux, qui te lisent entièrement sans sauter une ligne, savent déjà, à savoir que, bien qu’ayant commencé ton cheminement en bénéficiant d’une certaine facilité à plonger dans l’orgasme, tu ne cesses de chercher à améliorer ta pratique au fil de tes sessions quotidiennes et tu as en permanence une attitude d’apprentissage.

Tu nous fais comprendre que l’expérience répétée des orgasmes prostatiques, des super O’s ne supprime pas l’utilité d’être à l’écoute de ses sensations, de les analyser et de les développer. Tu nous fais comprendre que même à ton niveau expert tu continues à progresser. Tu nous fais comprendre que l’expérience du plaisir prostatique ne dépend pas d’un seul « truc » à appliquer mécaniquement mais d’un état d’esprit.

je trouve qu’il n’y a aucune opposition ici et que c’est un faux débat (… )
ne pas comprendre en quoi cela consiste, ne pas travailler sur cet aspect de la pratique, explique sans doute pourquoi un certain nombre de pratiquants n’y arrivent jamais ou bien après seulement bien des années (… )
ce n’est absolument pas un processus physique, du genre rester détendu, relax sur son lit,
rien à voir, c’est un processus mental, entièrement mental qui une fois qu’on le maîtrise bien, nous permet de mettre notre moi pensant en veilleuse et en quelque sorte voyager dans notre corps, faire corps avec notre corps et vivre les sensations en temps réel totalement dans notre chair. (… )
une fois qu’on commence à comprendre ce mécanisme dans notre tête, c’est une façon de se laisser aller mentalement, de lever toutes nos défenses, de se laisser emporter par tous les stimuli qui montent, cela sous-entend aussi la grande oreille, une écoute totale de ce qui se passe,
c’est la principale fonction du fameux « do nothing » (… )
disséquer tout cela, une approche scientifique, en quelque sorte est à l’exact opposé de ma façon de faire, je ne veux pas savoir comme cela se passe à ce niveau,

Pour résumer à l’extrême ce que tu dis, d’une part lâcher prise ne consiste pas à ne rien faire en s’allongeant et attendant, et d’autre part une approche rationnelle, logique ne permet pas d’accéder à cet état d’esprit. C’est une réponse à la question implicite du titre du sujet mais elle n’aide pas ceux qui ont une personnalité cérébrale qui doivent apprendre à ouvrir, oublier ou au moins à contourner cette barrière mentale, cheminement dont témoigne @epicture dans « Mon bonhomme de chemin ». .
Par contre quand tu dis :

quand je fais l’amour avec quelqu’un… je ne réfléch(is) pas , « tiens je viens de bouger ce muscle,tiens il faudrait que je bouge cet autre », je ne cherch(e) pas à identifier quel muscle fait quoi

Tu es au cœur de la question. C’est bien ce à quoi nous devons parvenir pour vivre notre plaisir, au lieu de vivre l’idée que nous nous faisons de notre plaisir. Ce qu’il faut retenir c’est que, quand vivre ce plaisir n’est ni automatique ni naturel cette attitude doit et peut s’apprendre. Pour les « débutants laborieux » cette forme d’automatisme peut s’acquérir par une pratique appliquée, patiente et sereine, sans crispation sur l’objectif.

D’autres fils de discussion nous proposent différentes méthodes pour faciliter et accélérer cet apprentissage de même que les deux derniers forums ouverts par @adam, Hypnose érotique et Tantra.