#31828
bzobzo
Participant

mes parties touchées, manipulées, par les doigts,
accompagnés par de vigoureuses contractions,
c’est le mâle dominant dans toute sa splendeur qui s’exprime

ce corps dont s’est emparé le féminin, ce corps habité par le féminin,
le bûcheron en nous, immédiatement veut en prendre possession, veut le labourer,
veut imposer son rythme et sa volonté conquérante

si on le laisse faire,
on est rapidement avec les doigts qui ne quittent plus la zone,
toute la séance n’est plus qu’une cavalcade, de la frénésie
certes très agréable au début
mais cela a vite ses limites,
même si on parvient à bien rediriger les ondes sexuelles mâles,
à les amalgamer aux vibrations provenant de la prostate
pour constituer un flux puissant
et que le sexe reste à peu près flasque

c’est avec cette problématique que je me suis débattu ces derniers jours,
j’ai testé pas mal de façons de faire, expérimenter pas mal de voies,
pour finalement trouver la bonne, je crois,
car si on laisse faire les doigts, les laisse pétrir, frotter comme ils veulent dans la zone,
il faut sans cesse engager sa volonté pour arracher un tant soit peu les doigts de ses parties
et qu’ils retournent un peu caresser le reste du corps,
qu’ils laissent un peu les couilles et le pénis aux cuisses,
leur partenaire naturel pour la danse érotique, pour moi

si on doit sans cesse engager sa volonté, y penser
pour maintenir tant bien que mal éloignés de la zone un peu, les doigts,
c’est mal engagé,
l’élan amoureux, la dynamique sensuelle d’une séance telle que je la conçois, pour que cela fonctionne,
veut qu’on laisse la direction des opérations autant que possible au corps
et que notre moi pensant se mette en veilleuse
mais si on doit sans cesse faire un effort conscient pour éloigner les doigts de ses parties,
c’est contre-productif, cela empêche les sensations de vraiment prendre leur envol
et d’atteindre les étages supérieurs d’excitation et de plaisir,
ces états de transe amoureuse si délicieuses, si dépaysantes, si épanouissantes

il faut donc trouver un moyen qui permet au corps facilement de gérer cela,
à la fois de temps à autre descendre les doigts et chipoter toutes ces choses si délicieuses à chipoter
et puis de les garder éloignés aussi sans effort particulier,
avec un minimum d’effort de notre volonté en tout cas,
c’est possible, c’est ce que je suis parvenu à faire
à force de tourner et de retourner le problème dans tous les sens

le secret, c’est qu’il faut alterner et compartimenter

trois façons d’éveiller des sensations dans le bassin,
trois façons produisant des sensations bien distinctes , délicieusement différentes,
chacune avec ses caractéristiques,
la main par derrière, dans l’anus-pussy,
la main par devant, directement en contact avec nos parties
et puis juste avec les cuisses, pour les enlacer, les presser, les frotter

il faut donc bien compartimenter, ne pas laisser l’anarchie s’installer
et que les doigts n’en fassent qu’à leur tête,
un instant soient derrière enfoncés dans le pussy, quelques instants après à presser les couilles, etc
à ce petit jeu, ce sont toujours les manipulations des parties avec les doigts
qui vont gagner
car ce sont les sensations les plus immédiates, les plus explosives dans l’instant
alors que rien avec les cuisses, c’est plus progressif
et puis la main par derrière, chipotant le pussy,c’est un peu entre les deux,
il faut donc laisser une chance à chaque type de sensations de se développer,
de prendre de l’ampleur

donc je compartimente tout en ayant attribué à chacun un rôle qui lui convient,
les doigts touchant la verge, pressant le pubis
avec des contractions plus ou moins vigoureuses, plus ou moins rapides,
c’est le mâle dominant qui laboure, c’est le bûcheron qui avec sa cognée bien rigide
se fait son chemin dans mes entrailles,
c’est le rôle qui lui va et c’est délicieux, irrésistible
quand cela alterne avec tout le reste
pour faire monter progressivement la tension sexuelle

rien qu’avec les cuisses, j’ai déjà écrit en long et en large
à quel point cela éveille un océan de volupté soyeuse

et puis la main par derrière dans le pussy,
c’est encore différent, sensation délicieuse d’être masturbé,
de sentir des doigts dans notre fente,
sensation délicieuse de plis délicats de chair prêts à s’enflammer
avec lesquels jouent les doigts

il ne faut donc pas mélanger anarchiquement ces trois types de façons d’éveiller des sensations dans le bassin,
il faut les alterner, les compartimenter
et ainsi ils font bon ménage et ainsi tout cela prend de l’ampleur,
une divine ampleur en nous

cela ne veut pas dire , bien sûr, qu’on doit être là avec un chronomètre,
ni même qu’il faut rester avec une façon de faire pendant de longues minutes,
non c’est juste ne pas laisser les doigts faire comme ils veulent
c’est vite un désir brouillon qui s’exprime ainsi,
non,
les doigts sur les parties génitales, ce sont des vigoureux coups de rein,
un par-ci, par là ou alors des galops plus ou moins longs
mais il faut alterner cela, bien compartimenter
et laisser de la place aux types de sensations,
c’est leur combinaison ainsi
qui va permettre à notre séance de prendre une ampleur majestueuse,
le délire de s’installer dans notre chair,
donc on force un peu, juste un peu les doigts,
cela ne demande pas un grand effort
et cela permet vraiment d’obtenir cette extraordinaire variété des sensations
qui se marient si divinement ainsi

les doigts vont se discipliner d’eux-même quand le corps se rend compte
à quel point les résultats sont splendides ainsi
et l’effort de la volonté sera minimal,
notre esprit rapidement n’a quasiment plus à intervenir,
le corps gère presque tout seul toute cette technique assez sophistiquée
mais développée de manière à ce qu’il puisse prendre en main tout cela,
de façon à ce que l’esprit puisse être pendant la séance autant que possible
rien d’autre qu’une éponge imbibée de sensations