#31946
bzobzo
Participant

j’ai beau désormais être entré dans ce que j’appelle un âge d’or de ma pratique en aneroless,
c’est-à-dire des sensations qui étaient déjà très fortes, très variées, très riches, très tout ce que l’on veut
qui tout d’un coup car c’est venu du jour au lendemain,
se sont décuplées dans toutes ces qualités que je viens de citer,
autant dire que c’est ces sensations qui me passent par les tuyaux,
ben elles sont telles que je n’arrive plus à les décrire
tellement tout cela est devenu trop ceci, trop cela

cependant cela ne veut pas dire que j’ai arrêté net d’être en apprentissage,
que je suis désormais installé dans un fauteuil métaphoriquement parlant,
me contentant de gérer ma bonne fortune,
passant d’extase en orgasme, d’orgasme en extase
sans plus aucune curiosité, sans plus aucune hésitation, sans plus aucun questionnement,
sans plus aucune remise en question

une constante curiosité, une constante volonté de progresser,
curieux et avide, curieux et avide de progresser , curieux et avide de me questionner,
curieux et avide de questionner mon corps, de questionner mes abysses,
curieux et avide de me mettre à contribution, curieux et avide de repousser encore et toujours mes limites

une flamme allumée, ma petite flamme allumée,
faire danser la flamme, faire chanter le feu,
mon feu, mon petit feu chéri, ma petite flamme chérie,
cet embrasement de ma chair, de tout mon être,
tellement plein, tellement riche,
cet épanouissement de mon être durant la séance,
cette sensation tellement puissante d’épanouissement dans ma chair,
dans tout mon être

je suis sur les bancs de l’amour, en éternel apprentissage et je m’y sens bien,
je m’embrase, je m’enflamme,
plein d’enthousiasme, je me trompe souvent allègrement
mais désormais que ma pratique a tellement décollé,
si irrésistiblement décollé,
je continue avec une patience d’orfèvre penché sur son ouvrage
à scruter, à étudier, à ciseler, à façonner

il n’y a rien de définitif, tout doit rester en constante évolution,
tel le cours d’un fleuve, le plaisir passe régulièrement en nous,
jamais nous nous baignons dans les mêmes eaux
et pour garder notre pratique vivante,
il faut garder notre curiosité et notre soif de progresser, vivantes