#32736
AvatarCh313
Participant

Merci Bzo pour tes propos qui me touchent. Ton éclairage sur mon expérience m’est très profitable, cela me soutient face à mes difficultés avec ma compagne avec qui tout semble bloqué. Le contact d’une autre peau, d’une autre main me manque. Le partage sensuel semble totalement impossible. Le partage ici de nos expériences me réconforte et m’évite la déprime.

Je ne suis pas souvent présent ici, pas parce que je doute de la qualité de mes écrits, mais plus parce que je ne suis pas très à l’aise avec l’écriture. Il me faut du temps.
Aussi je n’avais pas l’impression de progresser et d’avoir rien de nouveau à raconter.
Mais après la quasi abstinence de ces dernières semaines de vacances, en reprenant mes pratiques je me suis rendu compte des changements.

Je reviens sur la ‘présence’ de ma sphère génitale qui grandit toujours.
Elle grandit en volume, s’étale dans les fesses en me renvoyant des ondes de chaleur.
Elle s’étale dans le temps, les sensations perdurent, elles me ‘titillent’ de plus en plus souvent.
Dès que je n’ai plus d’attention soutenue, que je n’ai pas d’activité prenante, je ressens ces fourmillements. Une simple instant de détente devant la télé et je me laisse surprendre : ma compagne m’interroge ! Moi aussi j’invoque un hoquet soudain pour la rassurer.
Je me demande si mon périnée se développe avec ma pratique quotidienne et qu’il prend plus de place. C’est un muscle que je sollicite très souvent, de plus en plus, même si c’est tout en douceur que je le contracte en long ou en large. C’est un plaisir délicat, délicieux.
Mais je ne sens pas que cela stimule ma prostate. C’est vrai, je suis toujours à la recherche de sensations à partir de ma prostate. Et pourtant les états orgasmiques ne manquent pas, comment me transmet-elle ces puissantes décharges ?
Pourquoi si j’arrive à sentir si précisément ce muscle, je n’arrive pas à sentir ma prostate ?

J’évoque aussi la corrélation des sensations buccales et pubiennes. C’est devenu presque systématique, à chaque sensation d’un côté apparaît des sensations de l’autre. Comme si mes lèvres hautes et basses étaient connectées et se répondent à chaque appel.
Jusqu’à l’extase de ‘m’auto-cunilinguer’ dans un flot débordant. Heureusement que la serviette n’est pas loin.
Mais où est ma prostate ? Quel est son rôle dans cette féminité qui m’envahit ?
Comment cet organe masculin peut-il produire tant de féminin ?
Surtout « à l’insu de mon plein gré » !

Quand j’utilise un masseur, bien qu’il ‘navigue’ au gré des contractions, je ne le sens pas aller et venir dans mon rectum ni masser ma prostate. Et pourtant je suis obligé de le tenir pour qu’il ne soit pas éjecté. Ce qui arrive presque chaque fois. Systématiquement quand je squirte je le sens ressortir sous la pression des contractions.

Nouvelle aussi cette masturbation qui n’a plus rien de solitaire. Et qui dure dans une jouissance indescriptible. Habituellement je ne me sollicite pas manuellement mais là je me suis laissé emporter par Pierrette. C’est pas moi qui me caresse, c’est physiquement mes mains mais ce sont celles d’une autre qui agissent. C’est une autre ‘volonté’ qui agit. C’est grisant, envoûtant, ce dédoublement. Qui fait l’amour à qui ? Chacun s’abandonne à l’autre.
Cela dure longtemps alors que dans une masturbation ‘habituelle’ j’obtiens le plaisir éjaculatoire très rapidement ce qui est généralement le but, le plus souvent pour interrompre une session ou alors parfois pour faire ‘retomber la pression’.
Cette expérience est curieuse, totalement à l’opposé des prescriptions du Traité. Ou alors faut-il la ‘réserver’ à un niveau d’initiation inhabituel ? Suis-je en train d’ouvrir une porte dérobée ?

À plus, de plaisirs, évidemment !