#33171
bzobzo
Participant

huit heures quart, cela fait maintenant près d’une heure et demie que je suis occupé,
que j’ai mis en route mon petit hors-bord,
mes vieilles couilles poilues joue contre joue avec mes cuisses,
se frottant les unes contre les autres, se pressant les unes contre les autres,
avec les contractions comme un piston,
venant régulièrement fendre ce mille feuille de chairs serrées,
venant régulièrement s’enfoncer comme dans du beurre
dans ce mille feuille de chairs incrustées les unes dans les autres,
dans ce mille feuille de chairs bougeant langoureusement les unes contre les autres,
dans ce mille feuille de chairs sillonnées de connections nerveuses en folie

oui j’ai une addiction à cette sensation de nectar voluptueux coulant partout en moi,
oui j’ai une addiction à cette sensation de pal chaud, de pal dur, remontant en moi,
allumant une fournaise sur son passage dans mes entrailles

tout mon corps ondule, mes mains caressent mon ventre, mes épaules,
mes seins, mes flancs, mes hanches, mes bras,
je suis au milieu de tout cela,
au milieu de toute cette chair enivrée
comme un poisson pris délicieusement dans la nasse, tournant et tournant

de quelque côté que je m’avance, un peu affolé, ce sont des filets voluptueux
qui m’enserrent, qui m’effleurent, qui me frottent, qui me repoussent
j’ai beau me débattre, je suis de plus en plus emmêlé dedans,
les frissons, le nectar, la chaleur bienfaitrice, resourçante, me retiennent prisonnier,
que puis-je faire, comment me libérer?
il faut que cela explose, que je m’échappe,
par le haut, il n’y à rien, il n’y a rien, plus de filet,
juste la divine apesanteur dans le bleu lumineux sans âge du ciel,
un ciel comme un ventre qui m’accueille dans sa chaleur nourricière
que je veux sillonner un instant, libre