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AndranerosAndraneros
Modérateur

Ton expérience @aneveil est particulièrement intéressante :

j’ai pris conscience que ma gêne à demander une sodomie à ma compagne engendrait chez elle (en miroir) de la gène et de la réticence, une sorte de cercle vicieux donc…

Dans ce cas précis comme dans la manière de vivre l’exploration de son plaisir orgasmique ou de sa jouissance, il est fréquent que notre propre gêne contribue à renforcer celle de notre partenaire. Je suis d’accord avec vous @mypleasure quand vous dites :

La clé est de s’autoriser à vivre, à décloisonner ce qui nous semble réducteur.

Un moyen de dépasser cette barrière que notre éducation nous fait automatiquement poser est d’utiliser le jeu des fantasmes à lister sur des petits papiers qu’on s‘échange et que chacun peut lire au calme sans son coin avant d’en discuter plus tard, après réflexion, avec l’autre. Quand ce jeu est bien préparé et réalisé dans un cadre de confiance totale il apporte souvent de grandes ou belles surprises au couple qui le fait et permet de faire des expériences qui « semblaient interdites ».
Vous ajoutez @mypleasure :

Elle est généralement assise et opère assez mécaniquement…

C’est une attitude assez naturelle qui est la conséquence de « l’effort » qu’elle fait pour répondre à votre demande alors qu’elle ne s’est pas encore approprié cette nouvelle manière de vous conduire à l’orgasme. Peu à peu deux évolutions vont se produire :
1) Elle va constater l’intensité du plaisir qu’elle vous donne et du contrôle qu’elle prend sur vous à cette occasion. Ce sentiment de puissance alimentera son désir et la satisfaction qu’elle éprouve à vous faire jouir ainsi.
2) La répétition de cette pratique nouvelle lui permettra peu à peu de mieux contrôler ses gestes en fonction de l’excitation dont vous ferez preuve, de vos réactions corporelles et verbales à ses stimulations, en fonction du « toucher » qu’elle ressentira entre ses mains.

Le cumul de ces expériences lui permettra de vous stimuler de façon de plus en plus naturelle, de plus en plus instinctive. En ce domaine la courbe d’apprentissage est la même que celle que suit n’importe quel masseur dans le domaine médical comme dans celui de l’érotisme.

Pour en revenir à ton expérience @aneveil :

j’avouais aussi mon fantasme persistant à ce qu’elle me pénètre (je n’ai pas dit sodomisé ou enculé…) Elle accepta sans problème et se laissa guider…

Le choix du vocabulaire est très important pour redonner à des pratiques non conventionnelles dans notre culture une place naturelle, pour en refaire une expérience douce et aimante, à l’opposé de la violence pornographique qui découle des interdits séculaires.

elle comprit rapidement que je désirais sentir le va et viens de chaque boule dans mon rectum, c’était délicieux j’étais très excité et je ne pouvais m’empêcher de me masturber, pendant qu’elle me sodomisait sans retenue, je retardais l’éjaculation pour mieux prolonger le plaisir (…)
Elle me semblait satisfaite de m’avoir mis dans cet état et me demandait si la prochaine fois ce ne serait pas mieux si elle me masturbait en même temps…

Depuis deux ans l’évolution de votre relation vous avait déjà préparé à donner du plaisir à l’autre et à accepter d’en recevoir de l’autre sans retenue. Vous en recevez les fruits et c’est une juste récompense.

Bon cheminement @mypleasure et @aneveil.