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aneveilaneveil
Participant

Bonjour à tous,
Je crois que l’on est nombreux ici (même hétéro) à se sentir parfois envahi et enivré par cette part féminine.
Cela corresponds surementà un besoin d’expression de cette part en nous, qui dans ces moments d’intimité et d’amour et de confiance avec soi même, ose s’ouvrir, se donner, s’épanouir.

@pcommep

Avec Aneros, je suis un homme, jouissant de ma prostate par mon anus. Anero-less, je suis une femme jouissant de tout mon corps par mon vagin. Toujours aussi troublant cette différence.

Que l’on se dise homo, hétéro ou bi, je crois que nos pratiques viennent dissoudre les barrières qui semblent séparer nos sexualités, les cases dans lesquelles on nous a, ou (et) dans lesquelles nous nous sommes assignés. En tant qu' »hétéro » j’ai été (il y a longtemps déjà) frappé de constater ici à quel point je pouvais me reconnaitre dans les description d’un homosexuel ou d’une femme trans.
En A-less ou avec un masseur cette présence féminine, je la connais bien, parfois elle rencontre ma part masculine qui s’invite de plus en plus souvent. Depuis que j’ai un Progasm (le gros, en plus du Jr qui me va si bien) je ressens aussi un plaisir clairement homosexuel, celui d’être un homme qui jouit à être pénétré virilement par un sexe d’homme. Mais j’aime aussi switcher en me sentant femme dans les moments de lâcher prise ou mes sens remplis de désirs, je me cambre, ou je m’ouvre et m’offre dans cette délicieuse attente de la prochaine pénétration…, comme j’aime aussi me sentir cet homme, cette masse musculaire excitée par tant d’impudeur, de désirs et de beauté offerte.

@pcommep

Lorsque je sens les lèvres de mon amant sucer et pincer gentiment mon clitoris, que je sens sa bouche et sa langue déguster ma vulve et son pénis en écarter les lèvres et avancer en moi, c’est tellement vrai.
Je ne me touche pas comme toi, je suis presque immobile. En revanche, lorsque je suis dans mon lit, que l’orgasme arrive, je me cambre à en déchirer les draps. Mes seins pointent. Je relâche le plus possible les muscles au cœur de mon bassin, et le plaisir m’envahit et me submerge, se calme et revient, encore plus fort, plus haut. Je suis femme dans ces moments là, sans aucun doute. Mais quels questionnements cela provoque…

Je crois que tous nos témoignages illustrent bien la puissance des fantasme (qui n’ont aucune barrière morale), leur capacité (cérébrale) à déclencher plaisirs et orgasmes au plus profond de nous.
Ces fantasmes se densifient et semblent devenir réels et nous les sentons clairement dans notre chair. Car le fantasme agit je crois comme une suggestion hypnotique, qui à force d’être répétée finit par conduire à une transe bien corporelle et comme de très bons acteurs nous nous sentons alors pleinement identifiés au rôle que l’on a tant de fois répété.
Quand on s’y abandonne sans tabou aux fantasmes, on se sent libéré et davantage soi même, notre corps exprime sa joie et son plaisir dans une multitude d’orgasmes, car ces besoins jusque là tenus en laisse ou bien carrément niés ou interdits, se trouvent alors reconnus satisfaits et parfois rassasiés.