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AndranerosAndraneros
Modérateur

@aneveil la question que tu poses revient régulièrement et depuis longtemps dans les forums spécialisés et dans nos messages. Elle est importante et pourtant les réponses sont presque toutes négatives. La pression morale ne permet pas encore de discuter « naturellement » d’un sujet non seulement sexuel, domaine qui vient à peine de s’ouvrir à la discussion courante, mais aussi transgressif du fait de la stimulation anale.
J’apporte une première réponse à ta question en citant les forums spécialisés, celui de la marque Aneros et de sa grande sœur plus discrète High Island Health, notre forum ouvert par @adam, les forums de Reddit consacrés à l’Aneros ou au plaisir prostatique. Ouvrir un forum, participer à son animation, y apporter son expérience et même simplement venir y poser des questions sont d’excellents moyens de « répandre la parole » (« spread the word » dans le forum officiel) et de diffuser informations et conseils sans pour autant se mettre en danger d’opprobre.

Bien sûr cette réponse peut paraître partielle puisqu’elle protège notre anonymat et ne conduit pas à la révélation de sa pratique. Mais tant qu’il reste une liberté de navigation sur la grande toile une liberté d’accès à de tels sites cette utilisation de la technologie moderne est le meilleur moyen pour informer le plus grand nombre de personnes.


@adam
nous dira si le milieu libertin connaît « bien » la pratique du massage prostatique et l’intensité des effets qu’il procure. Je ne connais pas non plus le ou les milieux libertins mais je suis tenté d’en douter, savoir que ça existe et pratiquer régulièrement sont deux situations très différentes.
Pour ma part je suis un peu comme toi. Je n’en ai parlé qu’avec 3 personnes.
Tout d’abord ma femme, ensuite mon frère jumeau et pour finir, provisoirement j’espère, le petit ami d’une nièce (ils se sont séparés depuis) à l’occasion d’un grand repas de famille où il avait un peu trop bu ce qui l’avait conduit à se moquer gentiment du « vieil oncle » et de ses capacités sexuelles. Il est resté sans rien dire quand je lui ai répondu que je vivais sans doute plus d’orgasmes chaque jour que lui n’en avait chaque semaine, voire chaque mois. Je lui ai bien sûr expliqué comment j’avais développé mon potentiel de plaisir et même proposé de me recontacter plus tard à ce sujet. Il n’est jamais revenu. La leçon que je tire de cette expérience amusante est que, même si nous en parlons autour de nous, il n’est pas certain que nous soyons entendu par ceux qui ne veulent pas nous entendre.

Je partage ta conclusion @aneveil mais ce n’est pas encore facile d’en parler simplement.