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AndranerosAndraneros
Modérateur

Je suis bien d’accord avec @matou8313 sur la difficulté à montrer de l’extérieur avec une caméra ce que nous ressentons essentiellement à l’intérieur, les spasmes corporels n’étant selon mon expérience personnelle que la conséquence de la jouissance et de ses pics orgasmiques que je ressens et qui ne se voient pas. Montrer les conséquences visibles de la réponse nerveuse à la stimulation de la prostate peut paraître commode pour illustrer l’intensité de cette réponse mais n’apporte en réalité aucune preuve de ce qui se passe ni aucune information sur la nature de l’expérience vécue par l’acteur de la vidéo. Il reste bien sûr le spectacle « étonnant » (pour ceux qui ne savent pas) et l’appel à l’éternelle curiosité de nos semblables pour l’étrange, pour l’anormal, pour l’exceptionnel.

Comme @bzo j’apprécie quand les auteurs font l’effort d’insérer des commentaires explicatifs en sous-titres ou quand un texte complète la vidéo en précisant à quel moment de la séquence correspond chaque point. J’apprécie aussi quand la vidéo met en évidence la zone périnéale et le masseur ce qui permet de constater les variations de la fréquence et de l’ampleur des contractions pendant les phases orgasmiques intenses. Cette forme de mise en scène suppose qu’une personne qui sait très bien ce qui se passe contrôle la prise de vue ; une telle présentation exclut vraisemblablement toute intimité.

@matou8313
tu nous dis :

J’admire les partenaires féminines des super-O-philes qui ne se sentent pas menacées par ces jouissances qu’elle ne peuvent pas leur provoquer….

Tu mets le doigt (sans aucun jeu de mots bien sûr!) sur un point très sensible. L’idée que le plaisir de mon partenaire échappe à mon contrôle, implicitement qu’il n’a plus besoin de moi, peut être source d’une forme diffuse de jalousie. Ce peut être pire si sa progression vers la maîtrise du plaisir prostatique est suffisante pour lui permettre de vivre des moments de jouissance visiblement plus intenses que ceux qu’il connaissait « avant » et visiblement plus intenses et gratifiants que ceux que je connais.

Il y a de quoi rompre l’équilibre d’un couple. Un « coming out » prostatique dans ce contexte peut être un moment difficile à vivre pour les deux partenaires. Il me paraît absolument nécessaire de renforcer les liens de confiance avant l’aveu et de les confirmer après.

Les femmes « qui ne se sentent pas menacées » dans cette situation méritent notre admiration. Celles qui se sentent menacées méritent toute notre attention pour les aider à surmonter un moment pénible et tout notre soutien pour les accompagner dans l’effort qu’elles peuvent engager pour développer leur propre potentiel orgasmique et recréer ainsi un nouvel équilibre dans le couple.

Question idiote pour conclure :
Connaissez-vous des cas de femmes faisant le « coming out » prostatique de leur compagnon ? Serait-ce de la délation ou au contraire la promotion d’une nouvelle sexualité ?