#33782
aneveilaneveil
Participant

@Epicture

Qu’entends-tu par « forme plus vaste et plus subtile de sexualité » ? Marcher au soleil, laisser sa peau être caressée par le vent, ou pratiquer tandava ( que d’ailleurs je ne connaît que très peu) n’est -il pas une manière de ressentir des sensations plaisantes (ou plus) autrement que par la sollicitation sexuelle?

J’entends par là une forme de sexualité qui n’est pas forcément en rapport avec une action mécanique sur le sexe ou des zones sexuelles, ou liée à des fantasmes d’excitation, de soulagement éjaculatoire.
Par exemple sentir en soit des énergies supposément opposées s’unir (Matière-esprit, féminin-masculin, soi-les autres) est pour moi une forme de sexualité plus subtile que le Tantra (entre autres) se propose de nous faire découvrir et développer.
Que ce soit par la méditation, la musique, la danse ou d’autres fourmes d’art (nécessitant une présence totale) le plaisir prostatique, ou une sexualité vécue plus profondément, on peut vivre des états de conscience modifiés qui nous permettent de gouter à ces formes d’union (de ce qui paraître) des contraires, il peut en résulter parfois des orgasmes mais surtout de merveilleux états orgasmiques ou extatiques, un sentiment océanique, de joie, d’amour dans laquelle on baigne littéralement.


@bzo

à l’époque, dans ma tête, je me disais que je me connectais à l’univers,
la nature, les branches des arbres, les nuages passant, les oiseaux volant,
devenaient une sorte de carrousel enchanté autour de moi,
je pouvais rester des heures comme cela sans bouger,

Le fait de se connecter à toutes ces choses (si on le vit pleinement) fait que l’on passe d’un être séparé (donc incomplet et frustré) à quelque chose d’unifié, de plein. Passer de la séparation de l’état ordinaire à une expérience fusionnelle d’union est une expérience délicieuse ou on peut avoir l’impression de rencontrer sa vraie nature.
Dans ces états de conscience on peut vivre le monde dans son fourmillement d’énergies sexualisées et dans la nature on peut ressentir cette sexualité qui est partout, car la pulsion de vie est (pour moi) très fortement sexuelle.