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Participant

Bonjour @fidelio et @andraneros,

Je vais tenter de répondre à tes trois questions :

Edging ? Je ne connaissais pas ce terme anglosaxon. Andraneros a très bien répondu. Les techniques de Mantak Chia visent le rétablissement du mouvement de l’énergie autour de l’orbite microcosmique. Cela semble barbare comme expression, mais on peut le voir comme le rétablissement des connexions nerveuses qui relient toutes les parties de notre corps entre elles. En ce sens elles ont un effet bénéfique pour la vie quotidienne car elles réveillent les sens et donnent à la vie une nouvelle dimension pour ceux qui avaient perdu ces connexions nerveuses. Ainsi donc, le plaisir va bien au-delà de la séance de massage, qui est déjà cependant en elle-même particulièrement jouissive. Cela dit comme le signale @andraneros, il est probable que l' » edging  » produise les mêmes effets car l’absence d’éjaculation a vraiment un effet booster sur le rétablissement de ces connexions. Du moins c’est comme ça que je le vis.

J’ai du mal m’exprimer, ce n’est pas la masturbation qui pose problème dans une relation de couple, mais la répétitivité du cycle qui passe par l’éjaculation. Que ce soit au cours de rapports sexuels à deux ou seuls. Car il semblerait que la répétition régulière de l’éjaculation réduise voire annule les effets du mouvement autour de l’orbite microcosmique. La répétitivité de l’éjaculation est mortelle pour le plaisir et le désir. On ne s’en rend pas compte quand on est jeune parce qu’on est plein de ressources, et on se dit qu’on peut changer de partenaire ce qui renouvelle le désir. Personnellement je crois que l’intégration de jeux autour de la masturbation dans une relation sexuelle à deux ne peut être que bénéfique car elle permet de faire de la pénétration une possibilité parmi d’autres. Par ailleurs, si une masturbation solitaire permet s’éveiller à d’autres plaisirs, ou simplement si elle tient un rôle de régulation de la tension sexuelle, c’est toujours une pratique positive.

Enfin, pour ce qui est de ma formulation sur la satisfaction de l’ego masculin lorsque le ou la partenaire réagit positivement à la virilité masculine, cela n’empêche pas l’amour. C’est justement une bonne occasion de se demander : qu’est-ce que l’amour ? Mais là, il faudrait écrire un livre (ce qui a déjà été fait), ou créer un fil de discussion dédié. En fait, Je faisais référence à l’image relativement consensuelle chez les hommes « lambda » que c’est l’homme qui, par sa puissance (par opposition à l’impuissance) sexuelle donne du plaisir à la femme, et que la femme soumise et reconnaissante aime son homme pour cela. C’est une vision, il me semble, très courte de la relation sexuelle, où il y aurait une place dominante et une place dominée. Et cette façon de voir les choses va assez bien je trouve avec la perpétuation de la répétitivité du cycle sexuel avec éjaculation ou la femme n’est finalement qu’un objet. Intégrer d’autres façons de se faire l’amour, qui ne cherche pas l’éjaculation, c’est respecter un espace commun qui peut être l’occasion d’un échange véritable, et un espace d’amour. Ce qui ne signifie pas bien entendu que ce qu’il faut rechercher est l’absence totale d’éjaculation, mais la rupture du cycle sexuel masculin que je décrivais, et accepter de « rester sur sa faim », car finalement cela fait monter le désir, et chacun adore (autant les femmes que les hommes) se sentir désiré.

PS1 : Attention, Je ne critique absolument pas les pratiques BDSM, où ces positions (dominant-dominé) sont clairement recherchées et assumées par les partenaires ce qui n’a rien à voir avec cette pseudo glorification masculine.

PS2 : lien vers une page qui explique assez bien l’orbite microcosmique

Bon cheminement à tous