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Participant

Fort logiquement, de mon point de vue, j’ai bien plus que « quelques difficultés » pour « canaliser » cette forme d’énergie

Canaliser (qui est ma façon de dire et peut-être pas la meilleure) a ici une signification particulière, et correspond à une pratique spécifique : « la grande aspiration ». J’y reviendrai.

même si je ne les ressens pas (encore) systématiquement sous la forme de « vibration énergétique »

La façon de percevoir ces « vibrations énergétiques », et la façon d’en parler ne repose pas sur des critère objectifs. Il est donc très difficile de dire si un tel ou un tel est plus avancé qu’un autre. Je tente de le dire assez régulièrement : Sur un cheminement qui présente les caractéristique d’une ligne infinie, il est difficile de positionner quoi que ce soit sur une échelle, tout au plus pouvons-nous dire comment c’était aujourd’hui par rapport à hier.

Ce qui est de la douleur pour certains sera du plaisir pour d’autres, ce qui est de l’insensibilité pour l’un sera de la jouissance pour l’autre. La capacité qu’à le mental (ou le cerveau) de créer autour des sensations toute une cinémathèque est très impressionnante. Peu importe, du moment qu’on en ressent un certain plaisir.

Il en est de même pour la sensation de libido ou d’excitation sexuelle : elle peut être vécue comme insignifiante, ou explosive dans des conditions qui sont assez proche.

Jusqu’à maintenant je ne me suis jamais senti différent après une période de rétention de 10 jours ou plus. Je m’interroge sur cette absence de perception quand je lis les témoignages assez nombreux sur ce sujet dans les forums spécialisés, et encore plus en lisant ton témoignage particulièrement documenté.

Jusqu’où est-tu allé ? Combien de jours ?

Le taoïsme considère qu’on peut éjaculer :
À 20 ans tous les 4 jours
À 30 ans toutes les 10 jours
À 40 ans tous les 15 jours
À 50 ans tous les 20 jours
À 60 ans jamais

Moi à 49 ans j’étais encore un ado de 16 ans (en terme de fréquence de masturbation). C’est donc surement normal qu’au bout de dix jours de « rétention », je sois surexcité. Mais qui dit rétention ne veut pas dire absence de stimulation. La pratique consiste bien à s’entrainer à ne pas éjaculer, dans la situation d’être sur le point d’éjaculer. Mais le « ne pas éjaculer » n’est pas l’objectif : c’est une conséquence secondaire. Elle sert d’indicateur pour savoir quand on peut passer à l’étape suivante dans la pratique. Cette étape c’est ce que mantak Chia appelle : la grande aspiration, (ou la grande poussée mais c’est pareil). L’énergie qui est susceptible de faire éjaculer, et que l’on ressent assez nettement à ce moment-là, peut-être aspirée par des contractions volontaire du muscle PC (pubo cocygien). Elle traverse alors l’anus, et remonte via le sacrum et colonne vertébrale jusqu’au cerveau. Quand cette énergie à transité vers le cerveau, elle n’est plus là pour faire éjaculer et la sensation d’être « sur le point de » recule. On peut alors recommencer, presque indéfiniment, avec à chaque fois un palier supplémentaire. Il arrive un moment où je sais que mon aspiration ne sera plus assez puissante pour faire remonter l’énergie, c’est là que je m’arrête (quand je n’ai pas de contraintes de temps) car je sais que l’éjaculation me fera perdre mon énergie. Dans ces cas, il vaut mieux être le matin, car je suis bien dynamisé. Être dynamisé juste avant de dormir, c’est mauvais pour le sommeil. Par contre être dynamisé pour commencer sa journée, c’est pas mal du tout. Si en revanche j’éjacule, la journée va être difficile car j’aurai la sensation d’être très fatigué.

Bon cheminement @andraneros