#34381
bzobzo
Participant

je voudrais commencer à parler de cette extraordinairement grisante sensation de liberté
de vivre sa séance en complète, en totale, androgynie

il y a bien sûr des tas de sensations sexuelles qui naissent de là
mais il y a aussi, avant même le plaisir sexuel, avant le décollage, avant les continents exotiques inconnus,
il y a cette extraordinairement grisante sensation de liberté,
que tout est descellé en soi au niveau de l’identité sexuelle,
que les gestes et les mouvements sont libres, ont tout le spectre,
sont entièrement ceux du désir,
c’est-à-dire, sans sexe, en ayant les deux

cette sensation grisante, je ne la ressens pas comme sexuelle,
c’est juste un souffle indescriptible de liberté
qui règne dans mes veines, dans mes muscles, dans mes os, dans mon cerveau,
il n’y a plus de fondations, plus de règles,
le désir établit les siennes au fur et à mesure

la sensation en même temps d’être mâle et en même temps femelle
et en même temps, plus aucun des deux
car l’union des deux, leur fusion parfaite dans l’instant, c’est comme une impression de sommet,
de sommet escarpé, acéré, comme sur une corde en équilibre
mais la vue est confondante, on a le vertige,
il n’y a plus de distance entre le ciel et nous, on est le ciel,
on est debout à hauteur de soleil, à hauteur d’étoiles,
on est le ciel, on est le soleil, on est les étoiles

l’instant est sous nous, on a grimpé dessus,
on le chevauche, tout est devenu calme, l’union est parfaite
malgré que ce soit un état tellement précaire, tellement instable