#34688
bzobzo
Participant

mercredi, jour de congé pour moi,
couper ainsi ses semaines en deux, pas plus de deux jours de travail une bonne part de l’année,
quelle bénédiction,
par contre je n’ai pas de vacances puisque je prends mes congés ainsi
en les répartissant sur les mercredis tout le long de l’année

assis sur mon tabouret à la cuisine, nu, je prends mon petit déjeuner,
je porte à la bouche des morceaux de poivron jaune, de tomate, de fromage, de pain,
pas des victuailles aux goûts aseptisés,
avec le temps j’ai déniché tout cela, un peu plus cher, à gauche et à droite,
mais avec tellement de saveur

un vrai goût de tomate, cela vous explose dans la bouche comme un bouquet,
cela vous irrigue d’or gustatif un instant comme un éblouissement des papilles

je fermais les yeux, je me concentrais sur ces goûts qui nageaient dans ma bouche,
se mêlaient, s’entremêlaient, comme c’est sensuel, je me suis dit,
j’ai eu envie soudainement, irrésistiblement, de me caresser, de sentir du nectar dans mon bassin aussi,
je rapprochais mes cuisses de mes couilles,
je les enserrais et mettais à bouger un peu, les frottant doucement,
je posais aussi une main sur ma peau, bougeant un peu les doigts sur place, changeant juste la pression,
la réaction ne s’est pas fait attendre,
je commençais à sentir depuis mon bassin des petites rigoles de plaisir se répandre dans mon corps

je voulais sentir les saveurs des aliments , tellement sensuelles,
se mêler en moi au nectar qui montait de mon bassin,
je voulais les sentir ensemble, sur la piste de danse de l’instant, emmêlés

je freinais les contractions, c’était trop déséquilibré, je me suis rendu compte,
j’étais trop envahi par les vibrations depuis mon bassin,
je continuais juste avec de gentils et lents mouvements en bas,
amorcés par mes cuisses frottant, pressant, rythmiquement, mes couilles,
avec une contraction de temps à autre,
cherchant la bonne puissance pour permettre l’accord, le contact,
avec les saveurs dans ma bouche

j’y parvins quelques instants, moments de sensualité tellement riche
où la saveur des tomates, des poivrons, du pain, du fromage
se mêlaient aux ondes provenant de mon bassin,
on aurait dit un instant un décor extravaguant, exotique, de comédie musicale des années 30
avec Fred Astaire et Ginger Rogers évoluant au milieu de la piste,
tellement c’était parfait, tellement c’était sensuel