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Participant

Bonjour @andraneros
Les interrogations que tu poses sont passionnantes. Tu relèves dans mes écris certains détails qui me posent quelques problèmes. Le désir pose quelques problèmes de compréhension mais que chacun soit rassuré, il en est de même pour moi. Bien que certains peuvent percevoir mes progrès comme considérables, je mesure régulièrement le chemin qui reste à parcourir.

En effet, j’en parle dans mon sujet sur l’énergie sexuelle masculine, j’ai encore de grandes difficultés à maitriser ce désir, cette pulsion, cette énergie, autrement que par l’éjaculation. Pour le dire autrement il arrive un moment ou les effets du désir, ou de l’énergie sexuelle sont tels que seule l’éjaculation permet d’appaiser. Ma pratique double, c’est à dire de massage prostatique, et de massage pénien sans éjaculation font monter en moi une énergie à deux visages :
– l’un d’eux que je placerai sur le versant négatif provoque des effets gênants comme, des troubles du sommeil, des inflammations musculaires de la région cervicale, des vertiges, des palpitations, mais comme je l’ai dit par ailleurs, aucun symptôme médicalement inquiétant.
– L’autre visage est plus positif, et provoque une sensation de désir permanent et ardent, comme si je baignais dans cette énergie sexuelle, qui me donne un sentiment de plaisir continu. En cela le désir est source de plaisir corporel par sensations vibratoires, et psychologique par la sensation d’être en forme. Du coup, je ne perçois pas, probablement comme je le devrai, la fatigue corporelle, physiologique. Car mon corps en demande encore, toujours et encore.

Cela, c’est dans la vie quotidienne, en dehors des sessions de massages sexuels.
Il est difficile de distinguer le désir et l’énergie sexuelle, pourtant ils sont bien différents : l’énergie sexuelle est assez mécanique et provient d’une accumulation d’énergie provoquée par ma pratique, c’est le côté corporel de la sensation vibratoire. Le désir, je dirai que c’est la réponse mentale, psychologique a cette énergie sexuelle. Il s’installe alors entre mon corps et mon mental, un dialogue bouillonnant, une excitation à l’idée de pratiquer ma prochaine séance.
Cet état d’excitation, qui mixe l’énergie sexuelle corporelle et la réponse mentale à cet état corporel, est un palier supplémentaire dans le désir, une nouvelle forme de désir qui se nourri de l’appréciation du dialogue qui s’instaure entre le corps et le mental, comme une sorte de cercle vertueux qui augmente l’excitation, le désir, ET le plaisir.
A ce stade, l’ensemble de mon être est prêt pour la séance, et dans le même temps, l’absence de séance ne pose pas de problème car cet état est déjà une jouissance, un plaisir. Si je m’allonge simplement pour me détendre, à l’abris de tout autre stimulation, ce dialogue devient danse, ronde de vagues de plaisirs. Et si j’insère un aneros, les choses peuvent continuer à s’amplifier, mais pas nécessairement, et conduire à l’orgasme. Si je pratique le massage pénien, les sensations sont de nature différentes, mais tout autant explosives.

Mais les choses ne sont pas linéaires, il y a des jours avec, et des jours sans. Ce qui est certain désormais, c’est que l’énergie sexuelle (masculine ou féminine, chacun la vit comme il l’entend), est une quantité, qui s’amplifie et se conserve dans le corps, ou se réduit avec le massage pénien. Les techniques et processus qui conduisent à la maitrise de cette quantité d’énergie sont encore pour moi à développer et à travailler. Cette énergie est à la base du désir qui en s’accumulant forme une sorte de tremplin vers la jouissance et l’orgasme. D’après ce que j’ai pu comprendre du Tantra, cette énergie ne doit pas être perçue comme un trésor qu’il faudrait garder en soi, mais comme un flux qui nous traverse. Ce n’est pas l’accumulation d’énergie qu’il faut viser pour favoriser cette danse orgasmique, mais l’augmentation de ce flux qui nous traverse : permettre à ce flux énergétique de circuler en grande quantité dans notre corps, pour que vibrent nos cordes orgasmiques.
Le massage pénien conduit à une accumulation rapide d’énergie. Il faut ensuite apprendre à la faire circuler ce qui est loin d’être évident. Le massage prostatique procède d’une autre manière en ouvrant « l’orifice » par lequel passe cette énergie (à ne pas confondre avec l’anus, c’est un orifice énergétique). Mais c’est plus délicat à maitriser car l’énergie circule instantanément, ce qui peut provoquer des réponses réflexes tout aussi instantanées de blocages. Pour ma part il s’agit de spasmes musculaires réflexes qui referment aussitôt l’orifice. Il faut alors recommencer, encore et encore pour apprendre au corps à s’habituer à cette circulation.
Quoi qu’il en soit à l’issue d’une séance, si j’ai pu chevaucher dans les contrées orgasmiques, à mon retour, bien que encore retourné et ébahi par tant de plaisir, cette capacité de dialogue corps mental, nourri par cette énergie sexuelle, est toujours aussi vif, elle est là, présente en moi à chaque instant.

Bon cheminement à tous