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Participant

@Buzzi,
Ton témoignage me parle. Je connais bien la difficulté de rester stoïque devant le désir de se masturber alors qu’on reste sur sa faim après une séance de massage prostatique. Sur ce point @andraneros t’a donné le meilleur conseil qui soit à mon avis : séparer tes séances de plaisirs « habituels » de tes séances de massage prostatique. Les deux peuvent avoir leur propre développement parallèle, et finir par se rejoindre. Mais attention, là non plus il ne faut pas céder à la tentation de les faire se rejoindre trop vite. Le plaisir prostatique est un plaisir très particulier qui nécessite une posture très subtile. C’est subtile pour moi car ma posture naturelle est très différente de celle qu’il faut adopter pour ce type de plaisir. Certain son dans cette posture déjà naturellement, alors ils y parviennent plus rapidement. Mais cette facilité est un leurre à mon avis : On en termine jamais avec ce plaisir. Du coup, ou que tu sois dans ton cheminement tu auras toujours la sensation que tu peux faire plus, gouter à plus, à mieux, plus haut, plus profond. Plus tu t’habitues à cette idée, plus tu te coules dans cette posture adéquate qui consiste à ne rien attendre car quoi qu’il arrive, tout ce que tu vivras sera toujours mieux, mais jamais assez suffisant. Et cette posture va amplifier ta vitesse de progression.
J’aime bien ton image du sauteur en parachute. Je me suis trouvé une fois dans ma vie pour essayer, dans cette situation : assis au bord de l’avion, les jambes dans le vide, à 700 m d’altitude, et l’instructeur me disant GO ! Là, il faut abandonner toutes les résistances, s’abandonner. Pour ma part j’ai tellement du m’abandonner que je ne me rappelle pas de cet instant. C’est comme un trou noir. Au moment où j’ai repris conscience, l’avion s’éloignait, et mon parachute s’ouvrait. C’était un saut en solitaire à ouverture automatique.
Les expériences que tu décris de montée du désir et du plaisir, suivie du sentiment d’un arrêt brusque, sont similaires aux miennes. J’ai pris le parti de ne pas leur prêter d’importance. Le plaisir prostatique procède par vagues. Le reflux d’une vague ne signifie pas l’arrêt de la séance. Il est possible que le plaisir revienne, et que le processus qui conduit à la une vague recommence, durant la même séance. En revanche, si à ce moment-là tu bascule dans la masturbation, alors ce sera une séance de masturbation. Il faut pas mal d’expérience pour toucher à son pénis dans ces moments-là pour relancer un processus de plaisir prostatique sans basculer dans la masturbation. C’est pourquoi il conseillé aux « débutants » de ne pas y toucher, car la masturbation conduit à un plaisir de nature totalement différente de celui du massage prostatique. Le gland est une sorte de bouton : on appui dessus, on le caresse et hop tout un processus se met en marche jusqu’à l’éjaculation. Il est programmé pour ça. La prostate ne fonctionne pas du tout de la même façon : la stimulation de la prostate invite le corps à entrer dans une danse, mais c’est lui qui mène la danse, ce n’est pas toi. Toi tu es partenaire de danse, et il te fait virevolter à droite à gauche, en haut en bas, mais si tu résiste, il ne va pas pouvoir t’emmener bien loin, il va se fatiguer, et revenir dans sa position initiale d’attente, jusqu’à la prochaine invitation. Physiquement, pour ma part, je n’ai rien à faire quasiment sinon trouver la position la plus confortable, la respiration la plus relaxante, et se concentrer sur les sensations, mais dans un esprit d’observation, de dégustation, pas de contrôle.
Je pourrai en parler pendant des heures, mais ce qui compte, c’est ta propre expérience.
Bon cheminement @buzzi