#35672
bzobzo
Participant

je suis en train de mettre au point une nouvelle synchronisation
entre mon mode liane lascive,
c’est-à-dire les mouvements du corps, les mains qui se baladent sur ma peau,
le jeu de mes cuisses avec mes bijoux de famille,
et puis mon mode pénétration, toujours le jeu de mes cuisses avec mes bijoux de famille
mais accompagnant la contraction, s’effaçant pour la mettre en valeur,
avec la prostate derrière qui pousse, qui y injecte toute sa puissance

enfin, elle n’est pas tellement nouvelle cette synchronisation,
j’ai déjà écrit dessus
mais là avec cet accès à volonté que j’ai à mes énergies,
mes capacités de les faire monter quand je veux, comme je veux,
cette synchronisation a pris tout son sens et délivre tout son potentiel dans ma chair
et je suis ravi, je suis aux anges

mais je n’ai pas encore écrit dit en quoi elle consistait cette synchronisation,
rien de bien extraordinaire mais bien appliquée, elle semble tout optimiser divinement,
donc une sorte d’alternance entre le mode liane lascive et le mode pénétration,
des enchaînements entre les deux modes, des relais bien huilés,
cela n’a l’air de rien comme cela
mais pourtant c’est fou à quel point cela galvanise toute la machinerie

avant tout c’est une question de focus là où il faut quand il faut
qui s’établit automatiquement,
le mode pénétration place le focus entre mes jambes,
là où il y a comme un sexe mâle et un sexe femelle en moi, en pleine action

quand je passe en mode liane lascive,
mon focus qui était centré quelque part au milieu de mon bassin,
semble soudainement se disperser dans toutes les directions
à la suite des mouvements des hanches, du bassin, des mains qui vont et viennent,
c’est un focus tout à fait différent,
une écoute large qui comme la coupole d’un grand radar cherche à capter
ce qui se murmure à gauche et à droite dans l’insondable univers

alors qu’avec le mode pénétration , où mon attention est rivée sur mon bassin,
sur une zone précise de mon bassin
où le masculin et le féminin semblent donc se rencontrer intimement en moi,
là c’est comme une longue vue braquée sur le lit où l’action se passe
et puis quand la contraction remonte,
c’est comme si elle remontait par cette longue vue, comme un piston,
venant m’exploser au cerveau,
mettant le feu sur son passage partout,
dans mes entrailles d’abord, puis dans ma poitrine le long de la colonne vertébrale
et enfin dans ma tête
qui semble écumer quelques instants comme la gueule d’un volcan
mais avec une lave tellement douce, tellement caressante, tellement soyeuse
se dispersant à toute vitesse dans toutes les directions,
une partie cependant s’attardant derrière mes yeux

oh comme cette chair est emplie de félicité, de volupté,
le bleu du ciel dehors, est de plus en plus bleu,
le vert de l’herbe tendre, de plus en plus vert et de plus en plus tendre
et je me dis que je me sens de mieux en mieux ici-bas,
de plus en accord avec la vie, avec ce que je porte en moi

je sens des forces vives, extraordinaires, en ébullition en moi de plus en plus,
je les sens m’emplir de leur flot joyeux, désordonné,
je les sens exprimer quelque chose de vital, d’essentiel, même si très fugacement
et puis je me sens de plus en plus serein aussi, ainsi, calme, épanoui

je sens les énergies en moi quelque part dans mes profondeurs,
prêtes à m’ouvrir des tas de portes, autres que sexuelles,
par exemple, c’est complètement fou
mais l’autre jour, j’ai eu envie d’aller embrasser un arbre,
mon bassin était en feu tout d’un coup, c’était sexuel et en même temps, pas,
j’i eu envie d’aller courir jusqu’à un arbre et d’aller le serrer,
de fermer les yeux, de me mettre tout contre lui, de me laisser aller le serrant,
de le sentir tout contre moi fortement,
de sentir la vibration de la terre en lui,
de sentir la vibration de la terre monter en lui, venir me parcourir aussi,
se mêler dans ma chair à mes vibrations un instant

instant majeur, instant décisif,
instant dénudé de tout artifice,
brûler comme une torche