#35755
bzobzo
Participant

par ces temps de fête où l’on célèbre, well, je ne suis pas sûr de ce qu’on célèbre exactement…
il est bon de se rappeler que le vrai sublime se trouve avant tout en nous,
dans notre chair, dans notre âme,
qu’il est approchable d’une certaine manière charnellement aussi,
par le plaisir charnel

la pureté cristalline des sensations par moments, leur sublime clarté vibrante partout en nous,
est sans doute jusqu’ici dans ma vie,
ce que j’ai connu qui se rapproche le plus de quelque chose qu’on pourrait qualifier de divin ici-bas

j’ai déjà connu par le passé, des moments de transe absolument uniques,
des moments de communion, d’exaltation, d’une intensité incomparable,
ce fut grâce à la littérature, à la peinture et à la musique,
je pense principalement à certains passages de la Recherche du Temps Perdu de Proust
ou encore du Zarathoustra de Nietzsche, des tableaux de Rubens aussi, de Van Gogh,
en musique, avec Mozart, avec Richard Strauss

mais la différence essentielle,
même si grâce à quelques auteurs, peintres et musiciens, magnifiques,
quelque chose au fond de moi s’allumait, quelque chose éclairait mes ténèbres,
provoquant une incandescence de tout mon être pendant quelques instants,
il m’était nécessaire pour cela, le support extérieur d’une oeuvre littéraire,
d’un tableau, d’un poème ou d’une musique pour que cela arrive,
pour que cela se déclenche

alors que là, avec ma pratique, tout vient de moi de A à Z, c’est du « home made » à 100%
c’est moi qui est mis au point toute cette technique, j’ai creusé en moi jour après jour,
j’ai atteint des énergies au fond de moi, j’ai appris à les libérer,
j’ai appris à les laisser jouer dans ma chair
et désormais mes décollages m’emportent régulièrement tellement loin,
mais tellement loin,
que je vis comme des moments d’extase sublime, des moments de félicité ineffable
et que oui, cela paraît totalement surnaturel, cela paraît totalement divin,
une petite flamme d’éternité semble s’allumer par instants au fond de moi,
la communion paraît totale,
l’unité perdue,
retrouvée