#35908
bzobzo
Participant

dans tous les cas de figure,
la conscience, le moi pensant, doit être comme couché dans sa niche
mais comme il est très indiscipliné, jaloux de ses prérogatives habituelles,
il essaiera régulièrement d’en sortir, parfois avec insistance,
il faut l’obliger à chaque fois avec fermeté à y retourner immédiatement,
il n’a rien à faire dans une séance bien menée où l’on dialogue avec sa chair
si l’on veut que le désir puisse nous entraîner bien loin,
la place qu’elle occupe habituellement,
doit devenir et le rester le plus possible,
un terrain de jeu pour les sensations qui montent de partout

ce n’est pas tout à fait vrai, je m’autorise de temps en temps une petite pensée,
pour noter un point intéressant dans mon calepin mental , par exemple,
voire quelque chose de plus trivial, qu’est-ce que je vais manger ce soir ou regarder comme film
mais c’est très bref, effectué à la sauvette
pour ne pas nuire à l’élan général de l’action,
c’est une petite gymnastique dont j’ai l’habitude maintenant,
des pensées-éclairs

il y a encore beaucoup plus à dire des rapports entre la conscience, le moi pensant
et le flux de l’action, l’élan, ce qui mène celui-ci,
le désir, les instincts, les pulsions, le moi reptilien, que sais-je,
il y a en fait de l’interaction, de la collaboration
mais ce que je décris plus haut, ce sont les bases